Dans la capitale, la dynamique des nuitées a perdu un peu de vitesse, note l’Observatoire économique du tourisme. Pour les restaurateurs parisiens, le trou d'air s’est fait sentir en juillet et en août.
La frénésie qui s'était emparée de Paris à l'été 2024 à l'occasion des Olympiades a, un an plus tard, bel et bien disparu. À commencer par la durée des séjours touristiques, qui, du 1er juillet au 17 août, a visiblement marqué le pas. Sur la période, la croissance des nuitées touristiques tous hébergements confondus dans le Grand Paris affiche ainsi un recul de -1 % au global vs 2023 sur cette période, selon le baromètre de l'Observatoire économique du tourisme parisien.
Pas d'effet d'entraînement un an après les JO
Après l'afflux de touristes étrangers pendant les JO (+13 %), marqué par des records spectaculaires (+109 % de Brésiliens, +94 % de Japonais, +65 % de Chinois), et une cérémonie d'ouverture suivie par plus de 5 milliards de téléspectateurs, l'effet d'entraînement n'a pas eu lieu. Un an plus tard, la fréquentation étrangère recule de 2 %.
Pourtant, en avril, l'Observatoire parisien notait « une dynamique en grande partie liée aux Jeux olympiques et Paralympiques, qui ont attiré une nombreuse clientèle internationale ». L'organisme s'attendait aussi à un effet « d'accentuation pour le secteur touristique en 2025 ».
Sur le terrain, la réalité est finalement plus nuancée :
« Les restaurateurs ont subi une baisse importante de la fréquentation. Mais les hôteliers parisiens s'en sont, eux, mieux sortis, sans toutefois atteindre des niveaux de fréquentation satisfaisants », observe Charles Znaty, président du Medef Paris.
Ce que confirme un restaurateur parisien, situé dans le très prisé VIe arrondissement, près du quartier de l'Odéon. « C'est une catastrophe, j'ai dû fermer la salle du haut par manque de clients. Les Français n'ont plus d'argent pour aller au restaurant », estime-t-il, juste après le 15 août.
Côté hôtels, le taux d'occupation dans le Grand Paris a enregistré une hausse de 1,1 point par rapport à juillet 2023 et de 9 points par rapport à 2024, pour atteindre 76,8 %.
Sur le nombre de nuitées, soit le temps passé dans la capitale, la tendance est similaire à l'été 2023, note-t-il encore. « La comparaison de la saison estivale 2025 est principalement faite par rapport à 2023, en fonction des sources disponibles », précise l'Observatoire.
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