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Publié le 20 avril 2010 à 12:07

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Selon le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, 30% des vols nationaux et internationaux seront assurés ce mardi au départ des aéroports parisiens de Roissy et d'Orly dont trois quart de vols long courrier. En Grande-Bretagne en revanche, le trafic aérien reste bloqué par le nuage de cendres provenant du volcan islandais.

La pagaille rencontrée dans le ciel européen depuis l'éruption volcanique en Islande et le nuage de cendres qui en a résulté pourrait commencer à se dissiper. Réunis lundi après-midi à Matignon autour du Premier ministre, les ministres concernés notamment Jean-Louis Borloo (Ecologie) et Roselyne Bachelot (Santé) ainsi que les autorités aériennes, ont décidé de mettre en place des "corridors aériens" entre Paris et les aéroports du sud à partir de mardi 8H00. Ils ont également décidé d'une "réouverture partielle" des aéroports situés au nord d'une ligne Nantes-Nice.

Sur RMC, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau parlait pour sa part de 30% des vols nationaux et internationaux assurés au total mardi au départ des aéroports parisiens de Roissy et d'Orly. 564 vols partiront de Roissy-Charles de Gaulle, contre 1.500 en temps normal et 272 d'Orly, contre 700 d'ordinaire, a indiqué le ministre sur la base de chiffres communiqués par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Sur ces 30%, les trois-quarts seront des vols longs courriers qui reprendront progressivement dans la journée, a-t-il précisé pour expliquer les prévisions avancées par Jean-Louis Borloo. Invité à 7h50 sur RTL, le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer a en efeft assuré que les trois quarts des vols long courrier et 25% des vols intérieurs seront assurés ce mardi dans les aéroports français. Il invite cependant "les personnes qui n'ont pas un besoin absolu de voyager" de reporter leur voyage. "Les 18 compagnies françaises ont garanti le maintien les droits d'utilisation des tickets à ceux qui y renoncent" assure Jean-Louis Borloo.

De son côté, la SNCF a décidé d'augmenter sa capacité entre Paris et Londres. "Entre Paris et Londres, on va avoir 80.000 places supplémentaires cette semaine et en plus, on va faire un effort tarifaire à 89 livres", a expliqué Guillaume Pepy sur Europe 1. Le président de la SNCF a par ailleurs assuré que les voyageurs bloqués à l'étranger et rapatriés par Air France dans un aéroport de substitution bénéficieront d'un tarif symbolique de 50 euros pour regagner leur ville de départ.

Air France a indiqué lundi soir que ses vols long-courrier au départ de Roissy et d'Orly reprendraient mardi "une exploitation normale". Les vols long-courrier partis lundi des principales escales de la compagnie aérienne française arriveront mardi à l'aéroport de Roissy, mais "les horaires des vols pourront être décalés".

Dans l'Hexagone, la compagnie française prévoit un trafic normal depuis Orly pour les vols estampillés à destination de Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse et de la Corse. Au départ de Roissy, seuls les vols intérieurs fonctionneront normalement, tandis que ceux vers les destinations européennes ne seront rétablis qu'à partir de midi.

Plus de flexibilité va donc être introduite dans les restrictions de vols, conformément à l'accord trouvé entre les ministres européens des Transports. Selon un communiqué de l'autorité de l'aviation civile irlandaise, l'accord européen va "assouplir les restrictions et faciliter la reprise limitée du trafic" à partir de mardi matin. Il est notamment prévu de réduire les zones actuelles d'interdiction de vol, en autorisant les compagnies à opérer dans les zones faiblement contaminées par les cendres crachées par le volcan islandais. Eurocontrol, l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, prévoit un retour à la normale jeudi.

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En attendant, la sous-préfecture de Roissy indiquait lundi avoir réquisitionné deux gymnases au Bourget et à Dugny, villes de Seine-Saint-Denis proches de l'aéroport de Roissy pour héberger les voyageurs bloqués.  Quelques 200 personnes peuvent être accueillies dans ces deux structures. La prise en charge est assurée par la Croix-Rouge. Des lits et des collations sont proposés au voyageurs. Ceux-ci sont invités à monter dans des navettes aéroport de Paris au niveau des terminaux, qui les dirigent vers les gymnases.

Mais les voyageurs privés d'avion ont également recours aux autocars, trains, ferries, voitures de location et covoiturage comme moyen de transport de substitution.

En Allemagne, la fermeture de l'espace aérien allemand a été prolongée jusqu'à mardi 2H00 du matin (minuit GMT), a annoncé lundi l'agence fédérale de sécurité aérienne (DFS).

Au Royaume-Uni, les perturbations restent importantes. Si le  trafic aérien a repris marginalement mardi en Ecosse et dans le nord de l'Angleterre, la fermeture de l'espace aérien a été maintenue dans le reste du Royaume-Uni jusqu'à mercredi matin en raison de la direction du nuage de cendres. L'espace aérien britannique pourra cependant être traversé jusqu'à mercredi 00H00 GMTpar des avions volant à une altitude supérieure à 20.000 pieds (6.100 mètres), sans possibilité d'atterrir ou de décoller.

Des moyens de transports alternatifs, trains et ferries notamment, sont privilégiés. "Au vu du grand nombre de personnes concernées, il faudra plusieurs semaines pour rapatrier tout le monde", a cependant prévenu le Foreign Office sur son site internet.

Moindre panache de cendres pour le volcan Eyjafjöll

Plus calme depuis lundi, l'éruption du volcan islandais semble ne s'est pas intensifiée, affirment des scientifiques isalndais ce mardi. Il ne devrait pas envoyer de nouvelles cendres volcaniques au-dessus de la France, sauf éventuellement l'extrême nord du pays, estimait mardi le centre d'observation des cendres volcaniques (VAAC) de Toulouse. Pour l'heure, les poussières volcaniques n'affectent plus en France que les basses couches de l'atmosphère au-dessus desquelles les avions pourraient donc voler a indiqué à l'AFP un ingénieur de Météo France.

Critiques à l'égard de la gestion de la crise

Le directeur de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a vivement critiqué lundi la gestion par l'Union européenne de la crise dans le transport aérien. "C'est un embarras pour l'Europe et c'est une pagaille européenne", s'est emporté Giovanni Bisignani, interrogé sur la BBC radio Four. "Il a fallu cinq jours pour organiser une conférence téléphonique avec les ministres des transports" de l'Union européenne, a-t-il dénoncé. "La décision (de fermer les espaces aériens) doit être basée sur des faits et soutenue par une étude du risque", a-t-il ajouté. "Nous devons remplacer cette approche générale par une approche pratique."

Les compagnies aériennes jugent les restrictions de vols imposées en Europe excessives après plus de quatre jours de paralysie du trafic. Plusieurs compagnies ont mené dimanche avec succès des vols d'essais.

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"Plusieurs options sont étudiées et l'une d'elle est le modèle américain", a déclaré Matthias Ruete, directeur général des Transports, au cours d'un point de presse. Si les normes américaines étaient appliquées en Europe aujourd'hui avec le nuage de cendres volcaniques, la décision de voler serait prise par les opérateurs plutôt que par les Etats et serait de la responsabilité des compagnies et des pilotes", a-t-il expliqué."Je dois dire que le modèle américain ne signifie pas moins de sécurité", a-t-il affirmé. "Il fonctionne sans grands problèmes de sécurité aux Etats-Unis", a-t-il estimé.

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