La SNCF se déclare prête à reprendre les salariés de SeaFrance

 |  | 334 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Guillaume Pepy a déclaré que les 880 salariés de SeaFrance pourraient retrouver une place à la SNCF, en cas d'échec du projet de Scop. De son côté, le ministre des Transports, Thierry Mariani, s'entretiendra ce jeudi matin avec les représentants de la Scop et ceux de la SNCF, après le rejet la veille par les salariés des propositions du gouvernement.

La SNCF pourrait reprendre la totalité des emplois menacés chez SeaFrance. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a déclaré que les 880 salariés de SeaFrance menacés de perdre leur emploi pourraient retrouver une place à la SNCF "sans une journée de chômage", même si seul "un petit nombre" de salariés pourrait retrouver un emploi "sur place". Les emplois proposés ne seraient en outre "pas dans les mêmes métiers", a-t-il précisé.

De son côté, le ministre des Transports va tenter de sauver le projet de Scop pour SeaFrance. Thierry Mariani recevra ce jeudi matin à 10 heures les représentants du projet de coopérative ouvrière (Scop) pour SeaFrance et ceux de la SNCF pour une réunion de travail après le rejet par les salariés des propositions du gouvernement.

Dans une lettre adressée mercredi en réponse à Nicolas Sarkozy, les leaders de la CFDT de SeaFrance, dont le projet de Scop est le seul en lice pour sauver la compagnie en liquidation judiciaire, jugent irréalisables les propositions avancées deux jours auparavant par le président de la république. Ce dernier avait demandé lundi à la SNCF d'apporter son aide à la Scop par le versement d'indemnités exceptionnelles aux salariés --qui pourraient s'élèver à 50 ou 60.000 euros-- pour leur permettre de les réinjecter dans la coopérative.

"La solution esquissée" par le président Sarkozy "ne peut être envisagée en raison de l'insécurité juridique qu'elle engendre", ont écrit les leaders de la CFDT qui portent ce projet, listant toute une série d'obstacles juridiques, commerciaux et techniques. "On ne refuse pas l'offre de Sarkozy, mais on dit que ce n'est techniquement pas faisable", a déclaré mercredi à l'AFP Didier Cappelle, un des porteurs de la Scop.

Le dossier de la Scop, pour laquelle il manque 50 millions d'euros, doit être rendu vendredi soir. Avant une audience lundi devant le tribunal de commerce de Paris.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/01/2012 à 13:02 :
les syndicats en disent quoi? c'est pas tous les jours qu'on voit ça..curieuse de savoir quelle réponse négative ils feront à cette proposition.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :