La scission de Qantas est-elle une usine à gaz?
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
Chaque jour une annonce choc pour Qantas. Après avoir annoncé lundi la suppression de 500 emplois en raison de la fermeture de son site de maintenance de Tullamarine, à Melbourne, la compagnie australienne a annoncé ce mardi sa scission en deux activités, l'une en charge du réseau intérieur, l'autre des vols internationaux. Chacune des deux entités aura son propre directeur général, et publieront chacune leurs résultats de manière distincte à partir de juillet. L'actuel PDG, Alan Joyce, pilotera l'ensemble du groupe. "En séparant officiellement la direction de Qantas international et de Qantas intérieur, nous nous assurons de pouvoir diriger de manière indépendante chaque activité, en fonction de ses priorités et de ses marchés", a t-il déclaré.
La complexité d'avoir des comptes séparés
La séparation de la compagnie en deux compagnies distinctes disposant chacune de ses propres comptes, n'est pas sans poser des problèmes dans un système de vols en correspondance comme le pratique Qantas. Souvent, dans le cas des vols en correspondance entre un vol moyen-courrier et un long-courrier, ce dernier subventionne le trajet permettant au passager de se rendre sur le hub afin de prendre son long-courrier. C'est l'apport au réseau qui prime. Pour Qantas, la comptabilité risque de tourner au casse-tête.
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Sur le premier semestre 2011/12 (juillet-décembre 2011), Qantas a enregistré une chute de 83% de son bénéfice net, à 42 millions de dollars australiens (32,5 millions d'euros), plombé par la flambée des prix du carburant et un conflit social qui lui a coûté des dizaines de millions de dollars.
Fabrice Gliszczynski
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