Même pas peur, Ethiopian Airlines va continuer à faire voler ses Boeing 787

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Le B787 d'Ethiopian Airlines qui a pris feu
Le B787 d'Ethiopian Airlines qui a pris feu
La compagnie éthiopienne a annoncé qu'elle continuerait à faire voler ses Boeing 787 au lendemain de l'incendie d'un de ses appareils à l'aéroport londonien d'Heathrow au Royaume-Uni. Les enquêteurs recherchaient samedi la cause de l'incendie survenu la veille à bord du Dreamliner, qui a pris feu.

La compagnie Ethiopian Airlines a annoncé qu'elle continuerait à faire voler les Boeing 787 Dreamliners, samedi, au lendemain de l'incendie d'un de ses appareils à l'aéroport londonien d'Heathrow au Royaume-Uni. "Les Dreamliners d'Ethiopia continueront à voler", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la compagnie, Hailu Teklehaimanot. "L'incident à Heathrow n'est pas considéré comme un incident de vol puisqu'il est survenu au moment où l'appareil se trouvait au sol depuis huit heures", a-t-il fait valoir. L'incendie avait été signalé vendredi après-midi à l'aéroport d'Heathrow sur un 787 Dreamliner vide de passagers, entraînant la fermeture momentanée des pistes pendant une heure et demie.

Aucune explication n'a été donnée sur l'origine du feu. "Les investigations devront permettre de confirmer l'origine de l'incendie", a simplement indiqué Hailu Teklehaimanot. Des images diffusées par les chaînes de télévision britanniques avaient montré cinq camions de pompiers s'activant autour du Boeing, entouré de neige carbonique, sur un parking situé à l'écart des pistes. Le même jour, au Royaume-Uni, un autre problème est survenu sur un 787 qui faisait route vers la Floride et qui a été obligé de revenir se poser à Manchester (nord) peu après son décollage, en raison d'un "incident technique", selon la compagnie aérienne Thomson Airways.

Les enquêteurs à bord du 787 qui a pris feu

Les enquêteurs recherchaient samedi la cause de l'incendie survenu la veille à bord d'un Boeing 787 Dreamliner stationné à Heathrow, un nouvel incident qui a relancé les interrogations sur la fiabilité de cet appareil. Une équipe du Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB) a été envoyée sur place dès vendredi pour établir les causes du sinistre qui s'est déclenché à bord d'un appareil de la compagnie Ethiopian Airlines, heureusement vide à ce moment. Selon Ethiopian Airlines, l'avion était garé à Heathrow depuis huit heures quand le feu s'est déclenché pour une raison encore indéterminée.

"L'avion a été déplacé vers un hangar sûr ce matin et les investigations se poursuivent", a indiqué un porte-parole de l'AAIB. Les autorités américaines de l'aviation ont également envoyé un représentant pour collaborer à l'enquête. Cet incident a obligé Heathrow à fermer ses deux pistes vendredi après-midi pendant 90 minutes et des perturbations étaient toujours signalées samedi matin. Une quarantaine de vols ont encore été annulés et quelques retards "minimes" ont été enregistrés, selon une porte-parole d'Heathrow, premier aéroport londonien et premier dans le monde en terme de trafic international.

Un autre incident à Manchester

Un autre incident s'est produit vendredi au Royaume-Uni sur un 787 qui faisait route vers la Floride, aux Etats-Unis. Le Dreamliner a été obligé de se reposer à Manchester (nord) à la suite d'une "avarie technique", selon la compagnie Thomson Airways, propriétaire de l'appareil. Ces problèmes ont porté un nouveau coup au crédit de cet avion, dernier-né de Boeing, qui avait déjà été interdit de vol pendant plus de trois mois en début d'année en raison d'un problème de surchauffe sur des batteries lithium-ion. L'action du constructeur américain a d'ailleurs terminé en baisse de 4,7% vendredi à la Bourse de New York, à 101,87 dollars, après avoir plongé de plus de 6% à l'annonce de l'incendie.

Le "Dreamliner" est le dernier né de Boeing. L'action du constructeur aéronautique américain Boeing a chuté de plus de 6% vendredi à Wall Street après l'annonce de cet incendie. Les 50 Dreamliners exploités dans le monde avaient tous été cloués au sol à la mi-janvier après deux cas graves de surchauffe de batteries lithium-ion survenus d'abord sur un avion à Boston aux Etats-Unis, puis au Japon. Boeing a modifié depuis la conception de ces batteries, sans avoir toutefois trouvé la cause du problème.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2013 à 22:35 :
Incident il faut l'admettre assez grave .
Cependant si on me propose de monter dans un 787-8 je monterai volontier .
Je pense que le Dreamliner ne va pas salir son image car cet un avion magnifique qui à une longue carrière devant lui .
a écrit le 14/07/2013 à 11:08 :
les micro fissures ne sont dangereuses que sur le long terne.la voilure du 380 est tres solide,lors l incident de quantas elle a resistee a plusieurs tous dont un de 70 cm du a la projection de debries du reacteur rolls royce.
débris ejectees a une fois et demi de la vitesse du son...
a écrit le 14/07/2013 à 6:58 :
Les Américains devraient revoir leur copie au sujet du B787, c'est très inquiétant c'est problème à répétition.
a écrit le 13/07/2013 à 17:31 :
Sauf que des micro-fissures c'est courant sur les nouveaux modèles, les incendies beaucoup moins, et surtout pas rassurant, ça prédestine même une refonte en profondeur d'une partie de la conception...
Réponse de le 16/07/2013 à 3:27 :
Comparons ce qui est comparable, entre un avion où un feu " risque " de ce produire, et un où c'est comfirmé que les ailes comportent des défauts .... Je sais pas dans lequel il faut hésiter de monter ...
a écrit le 13/07/2013 à 15:36 :
Moi si on met sur un vol 787, je préfère perdre l'argent du ticket que ma vie. je prendrai un autre vol qui n a pas de 787, je comprends la peur qui monte au Japon.
Réponse de le 16/07/2013 à 21:55 :
Votre discourt aurait fait plaisir aux familles des dizaines de victimes d'un vol en DC10 ( ou tout du moins un avion avec réacteur à l'arrière) qui s'est écrasé à la suite de micro fissures dans un des éléments du moteur. Mais vu que c'est normal pour vous ...

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