Air France : la restructuration jusqu'où ?

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Air France vise un retour aux bénéfices en 2014
Air France vise un retour aux bénéfices en 2014 (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La direction présente au comité d'entreprise des mesures supplémentaires pour redresser les activités moyen-courrier et cargo. La baisse de capacités pour Air France et le développement de la filiale low-cost... vont entraîner un sureffectif de plus de 2.500 personnes qui sera traité par un plan de départs volontaires. Ce plan sera-t-il suffisant ? Décryptage

 Nouveau tour de vis pour les salariés d'Air France. Ce mercredi matin devant le Comité central d'entreprise (CCE), la direction va présenter les mesures supplémentaires de son plan de restructuration Transform 2015 qui, lancé en 2012, ambitionne à l'échelle d'Air France-KLM de réduire la dette du groupe de deux milliards d'euros d'ici à 2015 (à 4,5 milliards d'euros) via une génération de cash flow de deux milliards d'euros (hors investissements). Pour Air France, ces nouvelles mesures doivent lui permettre de revenir dans le vert en 2014 après six années de pertes consécutives (et plus de 2 milliards d'euros de pertes d'exploitation cumulées).

Le moyen-courrier et le cargo à la peine

Après avoir signé en 2012 des nouveaux accords collectifs permettant d'augmenter l'efficacité économique de l'entreprise de 20%, les mesures supplémentaires vont essentiellement concerner les deux points noirs de la compagnie : le court et moyen-courrier (en particulier les vols dit de point-à-point) et le cargo. Dans ces deux activités, Air France va présenter un plan de réduction des capacités et préciser les conséquences de ces mesures sur l'emploi. Notamment l'ordre de grandeur du sureffectif (2800 personnes) généré par ces nouvelles mesures, et le type d'emplois concernés.

Le 4 octobre, à l'occasion d'un nouveau CCE, le chiffre sera affiné et des propositions seront faites aux salariés pour qu'ils quittent l'entreprise sur la base d'un plan de départs volontaires (PDV), le deuxième en un an et le troisième en trois ans. Comme les précédents, il n'y aura pas de licenciements. En 2012, Alexandre de Juniac, à l'époque PDG d'Air France et aujourd'hui PDG d'Air France-KLM s'est engagé à ne pas procéder à des départs contraints jusqu'à la fin 2014.

Proximité des plans de départs volontaires

 En 2010, le plan lancé en 2009 avait touché 1900 personnes. En 2013, celui lancé par Alexandre de Juniac en 2012 concernent 2.800 personnels au sol 700 navigants. En ajoutant les départs naturels, Air France compte réduire les effectifs de 5.122 personnes d'ici à fin 2013 par rapport à 2012. Il y en aura donc 2800 de plus en 2014, si le PDV fait le plein. Certains en doutent en raison de la proximité de ce PDV avec le précédent (tous les volontaires n'ont d'ailleurs pas encore quitté l'entreprise).

« Pourquoi les gens qui ne sont pas partis il y a quelques mois, le feraient-ils aujourd'hui », s'interrogent plusieurs cadres et syndicalistes de la compagnie. Alexandre de Juniac, lui est convaincu du contraire. «Il est absolument certain que cela fonctionnera », explique l'un de ses proches. Ce PDV devrait être plus ciblé que les précédents sur le personnel travaillant dans le cargo et les escales (personnels de pistes, personnels qui traitent le chargement des avions et ceux qui sont au contact du client en charge de l'enregistrement et de l'embarquement), notamment dans les aéroports régionaux.

Le réseau court et moyen-courrier a perdu 700 millions d'euros en 2012

Les escales ont en effet très peu contribué aux précédents PDV. «Lors des derniers plans, les salariés qui ont profité du PDV ne sont pas forcément ceux que la direction souhaitait voir partir», constate un observateur. Un problème pour réduire les coûts. Car, l'un des handicaps d'Air France sur le réseau court et moyen-courrier (700 millions d'euros de pertes en 2012) provient justement des coûts des escales, en particulier en régions.

Malgré les économies enclenchées depuis deux ans, ils restent supérieurs au marché en raison des sureffectifs (au moins 25% en province dit-on en interne), et d'une productivité moindre que les concurrents (en raison d'une mauvaise organisation du travail), le tout pour des salaires plus élevés. En face, les low-cost sous-traitent ces opérations à un prix moindre. Pour le personnel dit "commercial" au contact du client dans les aérogares, le sureffectif d'Air France se gonfle au rythme de l'utilisation des nouvelles technologies, notamment celles permettant de s'enregistrer soi-même.

Visiblement Frédéric Gagey, le nouveau PDG d'Air France compte bien s'attaquer au dossier des escales. Explosif sur le plan social (il y a près de 4.000 salariés sur les escales régionales), ce dossier est crucial pour l'avenir du court et du moyen-courrier d'Air France. Il est directement connecté aux mesures industrielles annoncées ce matin.

La filiale Transavia a recours à des sous-traitants

Car, l'idée d'Air France est de réduire les capacités sur les vols domestiques et d'augmenter la production de sa filiale à bas coûts Transavia (de 11 avions aujourd'hui à une trentaine à l'horizon 2018) sur les destinations européennes. Ce schéma, qui ne concerne qu'Orly dans un premier temps, pose en effet la question du traitement des avions et des passagers en escale. Transavia ayant recours à des sous-traitants, l'utilisation d'une assistance au sol Air France alourdirait ses coûts. Parallèlement la baisse des capacités d'Air France va entraîner une perte de charge de travail pour le personnel en escales et accroître le sureffectif.

Réduction de voilure sur les bases

La direction doit également évoquer en CCE le dossier des bases de province. Sur les trois bases de Marseille, Nice et Toulouse, de nouvelles mesures vont  être annoncées. Celles introduites en avril pour redresser la barre après une première année 2012 difficile auraient certes permis de diviser par deux les pertes d'exploitation sur la période avril-juillet, elles n'en demeurent pas moins insuffisantes.

Air France va donc réduire une nouvelle fois ses capacités pour baisser ses coûts et introduire de nouvelles mesures de gain de productivité. Hop, qui regroupe les trois filiales régionales (Regional, Britair, Airlinair) se verra également proposer moins de vols en affrètement pour le compte d'Air France. Côté cargo, la direction entend réduire la flotte tout cargo à la portion congrue (deux avions seulement d'ici 3 ou 4 ans) pour se concentrer sur le remplissage des soutes des avions passagers. La gare de fret d'Orly devrait être fermée.

 En outre, la direction cherche à négocier un accord sur la flexibilité du travail pour mieux répartir les bras en fonction de la saisonnalité du transport aérien. Un chantier très compliqué qui nécessite de réviser les accords collectifs, à peine signés.

La crainte d'une riposte d'Easyjet et de Vueling

Cela sera-t-il suffisant ? Nombreux sont ceux en interne et chez les analystes financiers qui pensent que les mesures pour muscler Transavia et réduire les coûts du cargo ne vont pas assez loin. Beaucoup tablaient en effet sur un développement de la filiale low-cost à soixante avions et une fermeture pure et simple de la flotte tout cargo.

«30 avions pour Transavia, c'est peu par rapport à IAG (British Airways et Iberia) qui dispose non seulement d'Iberia Express (40 avions en 2016) et d'une filiale low-cost, Vueling (70 appareils) et de Lufthansa qui transfère toute son activité court courrier à sa filiale à bas coûts Germanwings (hors lignes vers Francfort et Munich) », explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

Autre crainte :'Easyjet et Vueling pourraient profiter de la lenteur de la montée en puissance de Transavia pour une riposte en règle, ligne par ligne, afin de tuer dans l'œuf le projet Transavia. « Ils ont le temps de se préparer. C'est ce qu'a fait Easyjet sur les bases de province », rappelle un bon connaisseur du transport aérien.

La manière forte ou douce?

Un point de vue qui ne fait pas l'unanimité. « Ils ne se rendent pas compte. Aujourd'hui la flotte court et moyen-courrier d'Air France c'est 140 avions, dont une centaine à Roissy et une quarantaine à Orly (et quelques autres dans les bases de province). Doter de 30 appareils Transavia, ce n'est pas rien. C'est même très ambitieux », explique-t-on en interne.

Derrière se pose la question du rythme de la restructuration. « Y aller trop fort et trop vite c'est prendre le risque de mouvements sociaux qui plomberaient en peu de temps les économies initialement escomptées », explique un syndicaliste. A l'inverse, la méthode progressive fait prendre le risque de se laisser distancer par Lufthansa set IAG (British Airways et Iberia), qui, disposant déjà d'un avantage en termes de compétitivité et de flexibilité, ne restent pas les bras croisés et réduisent fortement leurs coûts.

Les risques d'une reprise 

 Aussi, certains estiment qu'il ne serait pas souhaitable pour Air France que l'activité reprenne à court terme. «S'il y a une amélioration de la conjoncture qui se traduit par une hausse du trafic et des prix, il sera très compliqué pour la direction de demander des efforts supplémentaires au moment où les concurrents pourraient être amenés à faire partager les fruits de la restructuration en augmentant les salaires ou en octroyant des bonus », fait valoir Yan Derocles. Par ailleurs, pour lui, la restructuration de la compagnie doit lui permettre de se  renforcer ses alliances  à l'international.

Des mesures d'économies qui en appellent d'autres

 In fine, les mesures supplémentaires en appelleront d'autres au cours des prochaines années dont l'ampleur dépendra de la conjoncture. En avril, lors de l'assemblée générale d'Air France-KLM, l'ancien PDG du groupe, Jean-Cyril Spinetta, avait en effet prévenu que le processus de réductions de l'écart de coûts entre les compagnies classiques et low-cost serait  plus long en Europe qu'aux Etats-Unis.

Le sens de l'histoire des transporteurs historiques est en effet connu. Exploiter leur réseau court et moyen- courrier par des opérateurs low-cost, soit en propre, soit en ayant recours à des partenariats. A cette profonde mutation s'en ajoute une autre : maintenir ses positions sur le long-courrier. Ce qui n'est pas une mince affaire non plus.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 18/09/2013 à 20:20 :
Il faut baisser TOUS les salaires au dessus de 1700 euros de 20 %...
Réponse de le 19/09/2013 à 9:03 :
oui oui....et puis baissez tous les loyers de 20% et les prix de l' essence de 20% etc....comme ça on sera a peu prés au niveau de Taiwan
Réponse de le 21/09/2013 à 13:09 :
Taïwan est un pays riche et développé ! Ce n'est pas le Tiers-Monde.
a écrit le 18/09/2013 à 18:48 :
En prenant des dirigeant énarques au lieu de prendre des gens qualifiés venant de l entreprise air France vas couler comme toutes les autres entreprises dirigées par ces énarques ...tiens en Allemagne pas d énarques ,et ça marche ,très bien chez lufthanza .!!
a écrit le 18/09/2013 à 16:55 :
Il faut absolument rétablir l'esclavage, le travail des enfants et supprimer les syndicats. Je suis sûr que Barroso serait d'accord avec moi. Un bon salaire c'est un salaire qui n'est pas versé un bol de riz suffit.
a écrit le 18/09/2013 à 14:25 :
L'essentiel est résumé par cette phrase dans l'article: "Les coûts restent supérieurs au marché en raison des sureffectifs, d'une productivité moindre que les concurrents, le tout pour des salaires plus élevés". AF peine depuis des années à évoluer dans un environnement toujours plus concurrentiel, les rigidités internes (direction et syndicats?) sont apparemment un obstacle de plus. L'entreprise doit s'adapter à cette nouvelle donne: une concurrence globale, plus le temps de tergiverser. Sauf au sein d'Air France?
Réponse de le 18/09/2013 à 17:05 :
C'est toujours la même chose : trop peu, trop tard..... la questions des bases de province est une vraie question s'y attaquer soulève de multiples interventions politiques, en fait Air France n'a jamais été réellement maître de son destin et ce pour de multiples raisons. Il faut se souvenir du rachat par UTA et de la fusion avec IT...

a écrit le 18/09/2013 à 12:15 :
Et grâce à la taxe Chirac qui doit augmenter de 12,5% en 2014 grâce aux idiots qui sont au gouvernement, Air France va couler !!! Enfin, surtout devra revoir ses actions mises en place qui ne seront plus suffisantes pour réduire leurs dettes...
a écrit le 18/09/2013 à 11:48 :
Article bien fait; qui éclaire certaines interrogations. Qui confirme ce que Spinetta déclare depuis une décennie. Avec, comme d'hab' des posts délirants (Hop, réunion de plusieurs compagnies, chacune avec sa logique de flotte: "ben, "yaka" en faire une entité monotype"... alors que les listes d'attente chez les avionneurs se comptent en années...). Mais, bon sur ce site, on y est habitué; même si certains semblent être un rien calmés...
Réponse de le 18/09/2013 à 13:05 :
Mais mon pauvre pm!! toujours centré sur le 2F et orly ouest? et comment font les autres? les listes d'attentes chez les avionneurs ne sont pas valables pour les autres compagnies? en plus comme d'habitude vous êtes à coté de la plaque, y a des créneaux de livraisons a foison chez Embraer (vous savez ces avions assemblés par des mécanos lusophones) et HOP! est déja Embraer à fond les ballons, donc il ne s'agit pas de "yakafokon" mais d'un peu de réactivité comme IAG ou Easy, mais ça c'est trop demander au gang des potes en costards de chez TEX
Réponse de le 18/09/2013 à 14:51 :
Ah, on le retrouve, là, le TAMbrasil... Si il y a plein d'invendus chez Embraer, on a le droit de se poser des questions. Quant à vos IAG et Easyjet, vous avez lu où qu'ils allaient au supermarché pour acheter des avions... bientôt un "drive", aussi, tant que vous y êtes.. LOL; Quant à adapter une flotte, c'est fastoche: on vire tout le monde (pas qualifiés), et on rembauche à tours de bras des pilotes, mécanos, etc possesseurs des qualifs qui vont bien. Ben voyons. Vous dites avoir rigolé en lisant l'article; il est probable que les professionnels dans les entreprises de transport, s'ils lisaient vos articles (mais, on se rassure, ils n'ont pas de temps à perdre) se taperaient une bonne pinte de rire, aussi...
PS le 2F ? j'avais cru comprendre que CDG2 avait quelque peu évolué depuis; peut être votre connaissance de l'environnement date t elle ?
Réponse de le 19/09/2013 à 9:14 :
Si je fais rire tant mieux! comme ça on est 2 à faire rire avec les communiqués de AF et le plan Transform. De toutes façons on ne sera jamais d'accord, vous défendez le passé et les attitudes qui amènent Air Chance là ou elle est aujourdhui. Quand AAmerican, Air Canada ou US Air commandent de but en blanc des Embraer, ils ont rechigné à faire de la formation? non! les avions étaient dispos rapidement, bons prix, on achète et on forme! vous ne m' apprenez rien pour les qualifs, FP, licences et divers....c'est une question de volonté et de négociations avec les personnels...à mais j' oubliai ici c'est la France, il faut réfléchir 10 ans d'abord et faire un "Plan"...France pays du "plan quinquennal", les énarques ayant été formés comme ça.....mettez vous au gout du jour vous même: le 2F est passé récemment complétement dans les mains de AF et est 100%šSchengen, vous êtes tombé dans le piège.
a écrit le 18/09/2013 à 11:23 :
Ce n'est vraiment pas le moment de racheter des actions Air France. C'est vraiment la compagnie des loosers pour encore un bon bout de temps.
Vive la France !
Réponse de le 18/09/2013 à 11:39 :
vous avez déjà ouvert un dictionnaire d'anglais ?
Réponse de le 18/09/2013 à 13:08 :
@pm: en plus de corriger le français vous corrigez l' Anglais? vous êtes tellement savant....c'est admirable, on vous imagine bien cadre de "haut niveau" chez AF, vous avez déja la mentalité
a écrit le 18/09/2013 à 10:17 :
Tellement de critiques non fondées dans ces posts?une jalousie certaine, c'est évident.
Réponse de le 18/09/2013 à 13:11 :
le vieux disque rayé.....s'imaginer que tout le monde rève de distribuer des plateaux repas sur un 77W à 10 pax de front en éco.....ça montre le niveau
a écrit le 18/09/2013 à 9:36 :
Fermeture des lignes non rentables. Rationalisation de HOP! avec une flotte composée d'un seul modèle d'avion (une des clés du low-cost c'est d'avoir une flotte composée du même avion: moins de coûts de formation, d'entretien....). Et surtout encore des efforts de la part des salariés d'Air France (travailler plus pour le même salaire) et de ses dirigeants (baisse de rémunération). Cette boite est en train de couler. Ou elle se bouge pour se redresser ou elle met la clé sous la porte dans 5 ans....
a écrit le 18/09/2013 à 9:33 :
air France doit changer de logo et s'orienter vers l Afrique et les pays de l'est bas de gamme
cette compagnie sera a l'image des politiques menées depuis 30 ans.
pourquoi pas air frankistan
Réponse de le 18/09/2013 à 10:06 :
Je n´y ai pas pense, mais c´est tres bien vu! Le commerce d´avenir est sur ces destinations! Super les popov de l´Elysée.
a écrit le 18/09/2013 à 9:30 :
Merci pour cet article hilarant (comme d'habitude lorsqu'on donne la parole a des "sources internes" AF). Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities estime qu' AF est en train de se faire pieger par IAG et Easy qui les guettent et les prennent de vitesse face à leur lenteur dans le developpement de Transavia seule voie de sortie, ce que je dis et redis sans arrêt sur mes posts. En face, chez les nombrilo-centrés pré-retraités jamais-sortis-d'orly-ouest, la réponse est: "vous vous rendez pas compte mais 30 avions pour Transavia en 2015 c'est enooorme".....mais mes pauvres amis!!! on n 'est pas sortis de l'auberge!! Enfin j' ai bien rigolé
a écrit le 18/09/2013 à 8:46 :
Pour avoir testé les services AF, Hop et Transavia, le rapport qualité-prix me parait en faveur de Transavia. Pour moi, il est impératif à terme d'unifier les services Hop et Transavia sous une même bannière (Hop comme nom ayant ma préférence). Pour les lignes business, ils se contenteraient de vendre des places "Hop business" avec services complémentaires (bagages, repas ou collation, ...) La difficulté en France étant de pouvoir faire comprendre que c'est la SEULE solution pour être compétitif et donc conserver des emplois : j'appelle les syndicats de cette Belle entreprise à ne pas être jusqu'au boutiste... il leur faut chercher à maintenir l'emploi par un développement de lignes contre une nette amélioration en terme de productivité. J'appelle la direction a donner une perspective aux salariés, par un redéploiement sur de nouvelles lignes, peut être par le développement d'une filiale sur un marché à contretemps par rapport à l'Europe, par exemple l'Asie ou l'Amérique du sud ... bien évidemment, les salariés doivent comprendre que le temps ou les pauses repas sont considérés comme du temps de travail a vécu !
Réponse de le 18/09/2013 à 9:33 :
trés bon post! je suis d'accord avec vous "HOP! "est autrement dynamique et Français que le vieux jeu Transavia hérité des Pays bas. Si AF était réactif et faisait preuve de jujote (bon là c'est mort déja), ils se passerait ce que vous décrivez, et rapidement, au lieu de faire trainer pendant 10 ans
Réponse de le 18/09/2013 à 9:55 :
Je pense que d'ici peu, on va annoncer que TOUT le réseau court-moyen courrier passera sous la bannière Hop à l'exception des vols alimentant le hub de CDG.

Airfrance sera dédiée au long-courrier et aux lignes alimentant CDG depuis l'Europe. Car le long courrier fonctionne, est rentable et va continuer à se développer avec la montée en gamme.

Hop fera tout le reste, qui plus est avec une marque dynamique et moins "premium" et pourra éventuellement être détachée du groupe AF par une mise en bourse ou l'entrée à son capital d'un investisseur.
a écrit le 18/09/2013 à 8:21 :
Mais enfin! La reprise est la. On pourra recaser tout le sureffectif, et si cela ne marche pas , pas de probleme non plus , le chomage est la pour cela!
a écrit le 18/09/2013 à 8:17 :
Jusqu'a la destructuration globale !!!
a écrit le 18/09/2013 à 8:14 :
La vrai réalité de la mondialisation est là.La seule solution pour Af est de s'adosser à une compagnie du golfe, qui pratique une certaine forme de dumping grâce au coût du kérosène extrêmement bas. Mais en France beaucoup pensent que nous sommes dans les années 70 et n'acceptent aucun changement chez AF ,comme dans beaucoup de secteurs publiques ou semi publiques...ils partiront tranquillement en retraite, et après eux le déluge...ce que je crains c'est que la France qui croit encore au prestige , renflouera AF et nos impôts continueront à augmenter. Nos pauvres enfants continueront à supporter l'inconséquence de nos gouvernants, passés , actuels...et malheureusement futurs...
a écrit le 18/09/2013 à 8:10 :
a la longue de tirer sur la corde voila le résultat ...merci aux syndicats il se sont bien moques des usagers ..cela a fait le bonheur des concurents ...fini les beaux salaires... voyages gratuits.. le CE ..
Réponse de le 18/09/2013 à 8:38 :
OUF...nous autres a l'EDF, on a pas de concurrent....
Réponse de le 18/09/2013 à 8:47 :
air france est le miroir du pays et de sa clientele .une longue glissade vers le bas.le resultat se voit sur le long terme
Réponse de le 18/09/2013 à 16:38 :
@pafini: ça sent la jalousie à plein nez. Cela m'étonnerait fort que les salaires, hormis ceux des dirigeants (parce que ce sont des postes politiques) soient mirobolants. D'autre part, le personnel ne voyage pas gratos et ne monte à bord que dans la mesure des places disponibles...qui se font de plus en plus rares en raison de la gestion plus pointue des vols. Et pour ta gouverne, le système existe dans toutes les compagnies. Ce n'est donc pas le coeur du problème d'AF :-)
Réponse de le 18/09/2013 à 17:08 :
L'action des syndicats on la connaît bien ..... il suffit de voir ce qu'ils ont fait du CE qui est au tribunal....
Réponse de le 27/09/2013 à 15:43 :
et aller globulus parle de ce qu il ne connait pas

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