SNCF : deuxième jour de grève, les syndicats reçus par le gouvernement

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Les cheminots de la SNCF, qui ont reconduit leur grève pour jeudi, après une journée d'importantes perturbations, sont engagés dans des négociations avec le gouvernement dans l'espoir de modifier le projet de loi sur la réforme ferroviaire contre lequel ils protestent.
Le trafic, quant à lui, s'est "amélioré" jeudi matin avec notamment un TGV sur deux en moyenne sur les axes Nord et Atlantique, a annoncé la direction. "Tout ce qui est programmé part", a-t-elle annoncé. Selon les prévisions, 60% du trafic est assuré sur l'axe Est et un train sur trois va circuler dans le Sud-Est et sur les liaisons province-province.
Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, avait reçu dès mercredi soir les syndicats de cheminots qu'il devait initialement rencontrer dans l'après-midi de mercredi. Il les voit à nouveau jeudi matin "avec un document d'orientation".
Les syndicats "souhaitent obtenir un certain nombre de garanties de la part du gouvernement quant à l'orientation et la position qui sera la sienne" dans le cadre du débat parlementaire sur la réforme ferroviaire. "Ces précisions seront apportées" jeudi, a déclaré le ministre à l'issue des premières rencontres.
La CGT-Cheminots et Sud-Rail, qui ont appelé à la grève, avant d'être rejoints par FO et First, ont été reçus en même temps que l'Unsa, qui ne s'est pas associé au mouvement afin de privilégier le dialogue.
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A l'issue de la rencontre avec le ministre, Didier Garrel, secrétaire général de la CGT, a jugé l'"échange constructif". Il a toutefois estimé que le ministre donnait le sentiment d'être "coincé entre les revendications des cheminots et les exigences de Bercy".
"Aucune proposition concrète" n'a été faite, a déploré Marc Baucher, au nom de l'Unsa. Il a souhaité "des engagements écrits à l'issue de la réunion" de jeudi. Si bien que l'Unsa a finalement déposé un préavis de grève pour le 17 juin, dans le cas où les négociations n'aboutiraient pas.
La CFDT, hostile à la grève, a été reçue séparément. Il faut que le ministre "tienne bon vis-à-vis des organisations syndicales qui ne disent pas la vérité, qu'il dise aux cheminots, votre statut je n'y touche pas", a déclaré Didier Aubert, délégué CFDT, avant la rencontre de mercredi soir. Pour le syndicat, ne pas réformer "serait pire que tout".
Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.
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Pour les syndicats, ce projet ne règle pas le problème de l'endettement et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997. La CGT-Cheminots s'oppose aussi à la "libéralisation du rail" qui, "dans tous les pays d'Europe où elle a été mise en place, a généré une baisse de qualité, de sécurité et une explosion des tarifs".
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