SNCF : deuxième jour de grève, les syndicats reçus par le gouvernement

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La direction de la SNCF parle d'amélioration, mais le traffic est encore très perturbé, alors que les syndicats doivent à nouveau être reçus ce matin par le ministre des transports, Frédéric Cuvilier. (Photo : Reuters)
La direction de la SNCF parle d'amélioration, mais le traffic est encore très perturbé, alors que les syndicats doivent à nouveau être reçus ce matin par le ministre des transports, Frédéric Cuvilier. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Les cheminots entament leur deuxième jour de grève. Ils doivent à nouveau rencontrer le gouvernement ce matin afin de se faire présenter une feuille de route.

Les cheminots de la SNCF, qui ont reconduit leur grève pour jeudi, après une journée d'importantes perturbations, sont engagés dans des négociations avec le gouvernement dans l'espoir de modifier le projet de loi sur la réforme ferroviaire contre lequel ils protestent.

Légère amélioration du traffic

Le trafic, quant à lui, s'est "amélioré" jeudi matin avec notamment un TGV sur deux en moyenne sur les axes Nord et Atlantique, a annoncé la direction. "Tout ce qui est programmé part", a-t-elle annoncé. Selon les prévisions, 60% du trafic est assuré sur l'axe Est et un train sur trois va circuler dans le Sud-Est et sur les liaisons province-province.

Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, avait reçu dès mercredi soir les syndicats de cheminots qu'il devait initialement rencontrer dans l'après-midi de mercredi. Il les voit à nouveau jeudi matin "avec un document d'orientation".

Les syndicats "souhaitent obtenir un certain nombre de garanties de la part du gouvernement quant à l'orientation et la position qui sera la sienne" dans le cadre du débat parlementaire sur la réforme ferroviaire. "Ces précisions seront apportées" jeudi, a déclaré le ministre à l'issue des premières rencontres.

"Aucune proposition concrète" selon l'Unsa

La CGT-Cheminots et Sud-Rail, qui ont appelé à la grève, avant d'être rejoints par FO et First, ont été reçus en même temps que l'Unsa, qui ne s'est pas associé au mouvement afin de privilégier le dialogue.

A l'issue de la rencontre avec le ministre, Didier Garrel, secrétaire général de la CGT, a jugé l'"échange constructif". Il a toutefois estimé que le ministre donnait le sentiment d'être "coincé entre les revendications des cheminots et les exigences de Bercy".

"Aucune proposition concrète" n'a été faite, a déploré Marc Baucher, au nom de l'Unsa. Il a souhaité "des engagements écrits à l'issue de la réunion" de jeudi. Si bien que l'Unsa a finalement déposé un préavis de grève pour le 17 juin, dans le cas où les négociations n'aboutiraient pas.

La CFDT soutient le gouvernement

La CFDT, hostile à la grève, a été reçue séparément. Il faut que le ministre "tienne bon vis-à-vis des organisations syndicales qui ne disent pas la vérité, qu'il dise aux cheminots, votre statut je n'y touche pas", a déclaré Didier Aubert, délégué CFDT, avant la rencontre de mercredi soir. Pour le syndicat, ne pas réformer "serait pire que tout".

"Les marges de manoeuvre, elles existent parce que le texte lui-même en appelle, c'est tout l'enjeu du débat parlementaire qui va commencer dans les prochains jours", avait affirmé Frédéric Cuvillier avant la rencontre avec les syndicats.

Stabiliser la dette du secteur ferroviaire

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme contestée par les syndicats prévoit de regrouper la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.

Pour les syndicats, ce projet ne règle pas le problème de l'endettement et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997. La CGT-Cheminots s'oppose aussi à la "libéralisation du rail" qui, "dans tous les pays d'Europe où elle a été mise en place, a généré une baisse de qualité, de sécurité et une explosion des tarifs".

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Commentaires
a écrit le 12/06/2014 à 13:09 :
les apparatchiks font leur petite séance syndicale en vue d' élections juteuses ....
a écrit le 12/06/2014 à 13:01 :
Les syndicats sans cotisants prônent la grève pour faire croire en leur utilité
a écrit le 12/06/2014 à 12:42 :
Cheminots sérieux , les syndicats fossoyeur de la France vous tirent vers le bas vous faites le travail des " tires au culs " la France n'a plus les moyens de payez les avantages d'un système injuste qui pénalise les autres travailleurs
a écrit le 12/06/2014 à 11:01 :
LA TRIBUNE : ne vous étonnez pas si les lecteurs se désintéresse de vous...

Une Presse sans courage est une presse qui disparait.
a écrit le 12/06/2014 à 10:42 :
la France est championne du monde des grèves. Le problème c'est que la moitié des cheminots ne savent pas pourquoi ils la font...ils suivent le mouvement...bravo les syndicats destructeurs!
Réponse de le 12/06/2014 à 12:22 :
pour votre info les syndicats sont sonorises par nos impôts chez nos voisins cites souvent en modelé la grève est interdite a ceux qui sont payes par l'impôt comparons nos résultats avec nos voisins
a écrit le 12/06/2014 à 9:32 :
après avoir demandé à un cheminot pourquoi il faisait grève:
"je ne sait pas trop ça ne m'interresse pas beaucoup, mais si je vais au travail ça sera une journée de folie avec les absents et les mécontents, alors je préfere rester à la maison ."
véridique!
Réponse de le 12/06/2014 à 9:54 :
Aujourd'hui à St Etienne, 12/06/2014, dans une société moderne, les grévistes de la SNCF vont chercher les non-grévistes sur leur lieu de travail et les dissuadent de prendre leur poste. C'est tout simplement illégal !!!
Réponse de le 12/06/2014 à 11:49 :
Le fait est que ceux qui ne font pas grève vont en prendre plein la poire pour les autres, particulièrement les commerciaux et à l'escale. Je comprends que certains ne veulent pas avoir à faire aux clients car ils tombent régulièrement sur des gens irrespectueux avec lesquels il est parfois difficile de garder son calme.
a écrit le 12/06/2014 à 9:19 :
Pourquoi diable avoir une direction à la tête de la SNCF, puisque les structures de l'entreprise sont discutées entre le gouvernement et les syndicats. Chacun doit rester dans son rôle, et la "concertation" chère à FH, ruine la France! Pepy a été lamentable hier à la TV..
a écrit le 12/06/2014 à 8:45 :
Le train est trop cher par rapport a l avion, au covoiturage ou au car. Il faut privatiser ce qui va encore vider les poches des contribuables un peu plus dans les annees a venir. Seul le prive sera capable de limiter les couts. En plus la retraite des cheminots doit etre alignee sur le prive, cette injustice est simplement repugnante pour une democratie.
a écrit le 12/06/2014 à 8:17 :
Cette caste de nababs de cheminots de la sncf font partis avec les 5,5 millions de fonctionnaires et territoriaux de ceux qui ruinent notre pays et accélère son déclin. Dans un contexte de crise économique sans précédent dont des milliers de salariés du privé perdent leurs emplois ces grèves à répétition ne font qu'amplifiées le ras-le-bol de la société civile de payer des entreprises et services publiques inefficaces, médiocres comme l'éducation nationale, à faible productivité comme edf, sans utilités... Bien heureux, au vu de la situation financière du pays un coup de balais s'approche pour en finir une fois pour toute avec ces assistés de l'état pour le bien de l'intérêt général... Et que l'état revienne à des fonctions régaliennes.
Réponse de le 12/06/2014 à 8:26 :
Encore des amalgames et des approximations vantant les mérites de la privatisation (allez donc voir du côté de la perfide albion la manière dont cela s'est passé et les solutions qui en découlent). Je suis cheminot en EIC et agent circulation. Je suis responsable de la sécurité des trains et gère les incidents et les accidents, subit la pression du regul pour les horaires, une simple erreur de ma part peut induire de véritables catastrophes, bosse en 3x8 y compris dimanches et jours fériés, ait suivi une formation difficile et sélective, et gagne... 1500 euros nets primes comprises. Halte à la désinformation svp...
Réponse de le 12/06/2014 à 9:23 :
très heureux d'apprendre qu'il existe encore de personnes consciencieuses à la SNCF, car du côté des équipes de maintenance, les derniers drames ont montré, démontré, que certains techniciens n'avaient toujours pas compris que les boulons devaient êre présents et serrés! une entreprise ne saurait être efficace si les personnes qui ne font pas correctement leurs jobs ne sont pas sanctionnées!
Réponse de le 12/06/2014 à 10:14 :
Complètement d'accord, je ne suis pas favorable à cette grève et serais au boulot aujourd'hui, le rapprochement de la voie, l'Infra circu et RFF est pour moi une bonne chose, de plus, je sais que beaucoup de gens dépendent de gens comme moi pour leurs trajets quotidiens, je réserve donc une éventuelle grève en cas de réel problème. Le problème de la maintenance tient surtout au fait de la diminution des brigades qui doivent gérer des secteurs de plus en plus en grand avec des effectifs de plus en plus restreints, espaçant dans le temps les tournées qui étaient beaucoup plus régulières. Quand on commence à "gratter" sur tout ce qui touche à la sécurité des circulations, il ne faut pas s'étonner que des "oublis" dramatiques apparaissent. Il ne faut pas mettre tous les cheminots dans le même sac, nous possédons un taux d'encadrement dans les bureaux digne d'une armée mexicaine alors que les travailleurs sur les voies sont de moins en moins nombreux, ou les travaux sont parfois confiés à des entreprises privées qui n'ont pas forcément la culture ni la connaissance nécessaire, le tout supervisé par un RPTx de la boîte, certes, mais qui doit gérer plusieurs chantiers à la fois. Continuons comme ça à essayer d'économiser trois euros sur ce qui fait la base du métier et les catastrophes seront inévitablement inversement proportionnelles à la diminution des personnels de terrain.
Réponse de le 12/06/2014 à 12:38 :
Merci de tenir la position
Cette guerre de tranchée contre nous-mêmes sera longue et difficile, il faut continuer à faire sa mission en conscience et de son mieux et ne pas suivre les sons de flûte des professionnels du bobard et des lendemains qui ne chantent que pour eux ...

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