Ecomouv' : la SNCF participera au "sauvetage" des salariés

Le patron de la SNCF a promis dimanche 14 décembre que l'entreprise ferroviaire accomplira son "devoir d'actionnaire". Elle contribuera au sauvetage d'une partie des 200 salariés licenciés par la société qui devait mettre en œuvre l'écotaxe.

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Filiale à 70% de l'italien Atlantia (ex-Autostrade), Ecomouv' appartient à 10% à la SNCF.
Filiale à 70% de l'italien Atlantia (ex-Autostrade), Ecomouv' appartient à 10% à la SNCF. (Crédits : reuters.com)

La SNCF ne s'en lavera pas les mains. Au contraire, l'entreprise ferroviaire française "fera sa part" afin d'assurer le "sauvetage" d'une partie des 200 salariés licenciés d'Ecomouv', société qui était chargée de la mise en œuvre de la taxe sur les poids lourds, a assuré dimanche 14 décembre le président de la SNCF Guillaume Pepy.

Filiale à 70% de l'italien Atlantia (ex-Autostrade), Ecomouv' appartient en effet à 10% à la SNCF. Dans son capital sont aussi présents les français Thales (11%), SFR (6%) et Steria (3%).

"La connaissance des langues, (...) c'est un plus pour ces salariés"

Lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, Guillaume Pepy a promis:

"On va faire notre devoir d'actionnaire, c'est-à-dire qu'on va participer au 'sauvetage' de ces emplois".

Des "efforts" seront fournis à destination de ces salariés là "qui se sont formés pendant deux ans, qui parlent plein de langues, qui connaissent très bien la réglementation", a-t-il  insisté.

La filiale de logistique Geodis pourrait notamment absorber quelques emplois, puisque "la connaissance des langues, des règles douanières, des flux européens c'est un plus pour ces salariés" qu'ils pourraient faire valoir dans cette société à la dimension "mondiale".

200 personnes licenciées

Guillaume Pepy n'a toutefois pas précisé le nombre d'embauches envisagées: "Le sujet n'a même pas encore commencé, donc on va discuter", a-t-il conclu.

Mardi 9 décembre, la direction d'Ecoumouv' a annoncé que la société va disparaître et que ses quelque 200 salariés vont perdre leur emploi, en conséquence de l'abandon par le gouvernement du dispositif d'écotaxe que l'entreprise était chargée d'appliquer. La plupart des salariés - 157 sur 200 - sont basés à Metz, au centre opérationnel d'Ecomouv'.

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