Le gouvernement souhaite consacrer l'ensemble des moyens financiers disponibles à la maintenance du réseau. C'est pourquoi il a décidé de différer les projets ferroviaires nouveaux, a annoncé mercredi à l'Assemblée nationale le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies. Interrogé par la députée PS des Côtes-d'Armor, Viviane Le Dissez, le ministre a déclaré:
"Le gouvernement fait un choix. Il l'annonce: c'est celui de la priorité à la maintenance, c'est celui de la priorité aux trains du quotidien", a-t-il expliqué, estimant que "c'est le défaut de maintenance qui explique les incidents du quotidien".
Et le ministre de renchérir:
Alain Vidalies a déploré "les choix qui ont été faits ces dernières années notamment de lancer quatre LGV (lignes à grande vitesse) nouvelles en même temps, (qui) se sont faits au détriment (...) de l'entretien des infrastructures existantes, et aujourd'hui (de) la fiabilité du réseau, en partie".
Le ministre a ainsi appelé "à la responsabilité de chacun, à la responsabilité des élus, dont certains ont déjà été informés, à la responsabilité aussi de la SNCF, à qui (il a) donné des instructions très précises".
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La création d'un "comité de suivi de la sécurité ferroviaire" avait été annoncée par le secrétaire d'Etat au mois de septembre, suite aux conclusions d'un "audit stratégique" diligenté par l'Etat après l'accident de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en juillet 2013. Ce comité doit se réunir mercredi soir pour la première fois, sous la présidence de Vidalies lui-même, et se tiendra tous les six mois. Il est chargé du suivi et de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Bureau Enquêtes Accidents suite à l'accident de Brétigny-sur-Orge et de la mise en oeuvre d'un plan d'actions pour la sécurité ferroviaire.
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