Aérien : IAG convertit son prêt à Globalia en une part de 20% du capital d'Air Europa

En 2019, IAG, maison mère des compagnies aériennes britannique British Airways et espagnole Iberia, avait annoncé un projet de rapprochement avec Air Europa pour un milliard d'euros. Mais la crise sanitaire avait contraint le groupe à y renoncer. Ce mardi, il a finalement annoncé qu'il allait convertir en part de 20% dans Air Europa son prêt au propriétaire de ce transporteur, Globalia.
En 2019, IAG avait annoncé un projet de rapprochement avec Air Europa pour un milliard d'euros.
En 2019, IAG avait annoncé un projet de rapprochement avec Air Europa pour un milliard d'euros. (Crédits : HANNAH MCKAY)

L'accord d'achat trouvé entre IAG et Air Europa va prendre une nouvelle tournure. La maison mère des compagnies aériennes britannique British Airways et espagnole Iberia, va finalement convertir en part de 20% dans Air Europa son prêt au propriétaire de ce transporteur, Globalia. Le groupe aérien britannique « a exercé son option d'échange du prêt de 100 millions d'euros » à Globalia en une part de 20% dans Air Europa, d'après un communiqué publié ce mardi.

IAG est le troisième groupe aérien en Europe derrière Ryanair et Lufthansa quand Air Europa occupe la troisième place dans le classement des compagnies ayant la plus forte présence en Espagne, après IAG et Ryanair.

En mars, IAG avait annoncé ce prêt sur sept ans au groupe espagnol, dans le cadre d'un projet de rapprochement avec Air Europa pour un milliard d'euros, annoncé en 2019. Le Britannique, également propriétaire de la compagnie à bas coûts espagnole Vueling, entend, en effet, se renforcer dans les liaisons vers le continent américain et faire de Madrid l'un des principaux hubs européens.

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En 2019, un accord pour racheter 100% du capital d'Air Europa par IAG avait été trouvé. Mais, en décembre 2021, IAG avait annoncé avoir engagé des « discussions » pour mettre fin à ce projet de rachat, après avoir déjà été contraint de diviser par deux son offre initiale. Comme tout le secteur aérien, le groupe a vu son activité et ses performances économiques lourdement touchées par la pandémie. Il a, en outre, dû affronter les réticences de la Commission européenne à son projet, inquiète d'une réduction de la concurrence sur le marché espagnol.

Des résultats encourageants en 2022

Le groupe britannique avait toutefois précisé vouloir trouver une nouvelle forme de rapprochement. « Nous analyserons la possibilité de reprendre 100% » d'Air Europa après avoir converti le prêt à Globalia, avait indiqué fin juillet Luis Gallego, directeur général du groupe, lors de la présentation des résultats semestriels. Ces derniers ont, d'ailleurs, attesté que le groupe aérien avait renoué avec les bénéfices au deuxième trimestre, et ce, pour la première fois depuis les pertes abyssales de la pandémie.

Tiré par la reprise de la demande, le groupe a affiché un bénéfice net de 133 millions d'euros pour les trois mois achevés fin juin, contre une perte de 981 millions l'an dernier quand le trafic aérien souffrait encore largement des restrictions aux déplacements. Il a divisé sa perte nette par trois, à 654 millions d'euros, sur le premier semestre.

« Au deuxième trimestre, nous avons renoué avec les profits pour la première fois depuis le début de la pandémie, grâce à une forte reprise de la demande sur toutes nos compagnies aériennes », a expliqué Luis Gallego, directeur général du groupe dans un communiqué. IAG se montre d'ailleurs confiant pour le reste de l'année, s'attendant à un bénéfice opérationnel dans le vert pour l'ensemble de 2022. Ceci à condition « qu'aucun autre revers lié au Covid-19 et aux restrictions » sanitaires ou aucun « impact lié au contexte géopolitique » ne vienne perturber les opérations, a-t-il toutefois prévenu.

Difficultés de recrutement

Si le groupe a bénéficié de la forte reprise des voyages internationaux au sortir de la pandémie en particulier vers l'Espagne et l'Amérique latine -les compagnies espagnoles Iberia et Vueling ont ainsi réalisé les meilleures performances du groupe -, cet optimisme se fait moins ressentir du côté des longs courriers, notamment à cause des restrictions sanitaires encore en vigueur dans certains pays d'Asie.

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Sans compter que les compagnies aériennes sont confrontées à d'importantes difficultés à recruter après avoir licencié pendant la crise sanitaire, ce qui les empêchent de répondre pleinement à la demande. Ces facteurs ont, ainsi, conduit IAG à réduire sa prévision de capacité pour l'année complète de 80% à 78% de 2019.

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