Aérien : les géants européens dans le bras de fer de la consolidation
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TAP Air Portugal est dans le viseur d'Air France-KLM et Lufthansa.
RAFAEL MARCHANTE
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TAP Air Portugal est dans le viseur d'Air France-KLM et Lufthansa.
RAFAEL MARCHANTE
Avec le rachat - minoritaire pour le moment - de SAS par Air France-KLM, le ciel européen vient de franchir une étape de plus dans son mouvement de consolidation. D'autant qu'il arrive juste après la conclusion d'une autre opération d'ampleur, à savoir l'intégration d'ITA Airways dans le groupe Lufthansa. Après les rapprochements majeurs des années 2000-2010, c'est donc une nouvelle vague qui se concrétise et qui doit, en tout état de cause, s'achever avec la privatisation de TAP Air Portugal. Et le mouvement aurait pu aller encore plus loin sans les réticences de Bruxelles à laisser IAG, le troisième grand groupe de transport aérien européen, avaler Air Europa. Sans arriver au niveau des Etats-Unis en la matière, le Vieux Continent atteint ainsi un niveau de concentration inédit.
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« Nous sommes sur une tendance de longue date, amorcée il y a une vingtaine d'années par Air France-KLM », explique Didier Bréchemier, responsable global des activités Transport, logistique, travel et tourisme chez Roland Berger. Il estime que la crise sanitaire a un temps gelé les choses en raison des contraintes financières et réglementaires qui pesaient sur les groupes européens - la Commission européenne ayant donné obligation aux compagnies de rembourser leurs aides d'Etat avant toute opération capitalistique d'envergure - mais il assure que cela répond à « la même logique ». C'est-à-dire bâtir des ensembles plus puissants, capables de négocier plus fortement les achats d'avions et de carburant, de réaliser des synergies sur la maintenance et l'assistance en escale.