Air Caraïbes et French Bee demandent l'aide de l'Etat
Fabrice Gliszczynski
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Photo d'illustration
Air Caraïbes – Harold Asencio
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Air Caraïbes – Harold Asencio
... enir le feu vert de Bruxelles à sa recapitalisation.
LA TRIBUNE - Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, comment vont Air Caraïbes et French Bee ?
MARC ROCHET - Air Caraïbes et French Bee ont été touchées sévèrement par l'impact des trois confinements, mais elles sont toujours debout. Des mesures de réductions de coûts ont été prises, et nous avons bénéficié l'an dernier d'un prêt garanti par l'Etat (PGE) obtenu par le Groupe Dubreuil. Nous allons prochainement arrêter nos comptes de l'année 2020, mais il est clair que nous avons laissé plusieurs années de bénéfices.
L'Etat a sauvé Air France, Corsair, Air Austral... Demandez-vous le soutien de l'Etat ?
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L'aviation est l'un des secteurs les touchés par la crise. Nous aussi, nous nous tournons vers l'Etat, mais notre démarche est un peu différente de celle de certaines compagnies. Nous demandons à l'Etat d'être aidés parce que nous avons subi quelque chose d'exceptionnel et parce que nous subissons les conséquences de mesures qu'il a prises, comme la fermeture de l'aéroport d'Orly l'an dernier, ou l'obligation aujourd'hui pour les passagers de justifier d'un motif impérieux pour voyager. Nous demandons surtout deux choses : de l'équité, tout d'abord, car nous constatons qu'il n'y a pas de règle commune dans les aides accordées à Air France, Corsair et Air Austral. Cela a été fait dans d'autres secteurs, comme celui des remontées mécaniques par exemple, où l'Etat a aidé tous les acteurs, qu'ils soient publics ou privés, en appliquant une règle simple en fonction de plusieurs critères comme le chiffre d'affaires, l'évaluation des frais fixes ou encore la durée de la fermeture... Je regrette qu'il n'y ait pas eu une mesure similaire dans le transport aérien. Cela aurait permis d'attribuer des aides en fonction de critères valables pour tous. La deuxième chose que nous demandons, c'est le respect fondamental des règles de concurrence loyale. Les sommes colossales données à Air France doivent permettent de les respecter.
Fabrice Gliszczynski