Corsair : Bruxelles valide les aides d'Etat; Air Caraïbes va-t-elle attaquer en justice?
Fabrice Gliszczynski
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Charles Platiau
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Le sauvetage de Corsair franchit toutes les étapes sans encombre. Une dizaine de jours après la validation du protocole de conciliation par le tribunal de commerce de Créteil, la Commission européenne a approuvé ce vendredi les aides promises par l'Etat français. S'élevant à 136,9 millions d'euros, elles représentent plus de la moitié du plan de financement du transporteur qui accompagne son projet de relance. Un consortium de repreneurs va de son côté injecter 30 millions d'euros, tandis que le groupe TUI, un actionnaire historique de Corsair qui va sortir du capital, va contribuer à hauteur de 126 millions d'euros.
Dans le détail, Bruxelles a validé une aide à la restructuration de 106,7 millions d'euros (21,9 millions de reports d'impôts, 4,8 millions de crédit d'impôt, 18 millions de prêt bonifié et 62 millions de prêt participatif et la seconde), et une aide, d'un montant de 30,2 millions d'euros, "visant à indemniser la compagnie" pour les dommages subis à cause des mesures d'urgence instaurées par les gouvernements face au coronavirus, précise Bruxelles dans son communiqué. Soit 136,9 millions d'euros au total. C'est anecdotique, mais le montant initialement négocié avec l'Etat s'élevait à 141 millions d'euros. Selon un connaisseur du dossier, une partie du concours public ne nécessitait visiblement pas de demander une validation à Bruxelles.
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Pour la Commission, l'aide à la restructuration contribuera à assurer la poursuite ordonnée des services de vol, dans l'intérêt des passagers, et à maintenir la connectivité avec les territoires français d'outre-mer, sans fausser indûment la concurrence dans le marché unique". Pour la seconde aide, qui prend la forme d'un crédit d'impôt de 30,2 millions d'euros, un cabinet d'audit externe indépendant devra vérifier que son montant ne dépasse pas celui "des dommages subis", souligne l'exécutif européen.
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