La réduction en vue des vols intérieurs est-elle vraiment catastrophique pour Air France ?

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(Crédits : Charles Platiau)
Parmi les mesures environnementales que demande le gouvernement à Air France en contrepartie de son aide pour passer la crise du Covid-19 figure la suppression de certaines lignes intérieures au profit du train. Avec les critères retenus, le projet du ministre des Finances Bruno Le Maire évite les principaux inconvénients de la proposition (rejetée) de certains députés l'an dernier qui aurait été insoutenable pour Air France. La très grande majorité du réseau intérieur est épargnée par la mesure. Les vols vers Roissy également. Une autre mesure interpelle davantage : l'obligation d'incorporer 2% de biocarburants dans les avions d'ici à 2025. Sans harmonisation au moins à l'échelle européenne, elle créera une distorsion de concurrence. Analyse.

Moins d'un an après le rejet de la proposition de loi d'une quinzaine de députés, dont François Ruffin (LFI) et Delphine Batho (Génération Ecologie), qui demandaient la suppression de vols intérieurs au profit du train, Bruno Le Maire a repris l'idée dans les conditions environnementales imposées à Air France en contrepartie du sauvetage de l'Etat pour passer la crise du Covid-19. Mais, si elle demande à être précisée sur certains points, la proposition du ministre des Finances évite les principaux inconvénients du projet Ruffin qui rendaient celui-ci insoutenable pour le groupe Air France.

Les critères du transfert des lignes au train allégés

Deux critères dans la formule retenue aujourd'hui changent la donne et évitent une catastrophe pour le groupe français. La première se situe dans la définition du curseur à appliquer pour passer de l'avion au train. Alors que François Ruffin proposait d'interdire l'avion sur toutes les routes sur lesquelles le train "permettait un temps de trajet équivalent au temps de trajet de l'avion + 2h30" (soit sur les lignes où la durée du voyage en train va de 3h20 à 4h selon les axes), le gouvernement va nettement moins loin en exigeant de supprimer l'avion "dès lors qu'il y a une alternative ferroviaire d'une durée de 2h30". Cette différence est cruciale : dans la formule de François Ruffin, un très grand nombre de vols domestiques passaient à la trappe, à l'exception de quelques-uns comme Nice, Toulouse ou Biarritz.

Dans celle de Bruno Le Maire, les principales lignes domestiques de point-à-point au départ de Paris-Orly, par exemple, sont préservées : outre Nice, Toulouse ou Biarritz, Mulhouse, Marseille, Toulon, Montpellier, Brest, Clermont-Ferrand, Limoges... qui étaient condamnées dans la proposition de François Ruffin, sont maintenues dans le projet du gouvernement. Seules en fait les lignes vers Lyon, Bordeaux et Nantes seront supprimées, sachant que la fermeture d'Orly-Nantes avait été annoncée avant la crise du Covid.

Dans les deux formules, le réseau transversal (région-région) n'est pas touché. En l'absence de lignes à grande vitesse sur cette partie du réseau, les temps de parcours du train sont en effet très longs. Pour autant, ces vols aériens, en tout cas ceux de HOP, sont appelés à diminuer avec la restructuration à venir du réseau intérieur du groupe Air France pour redresser la situation financière.

La règle des "2h30" ne concerne pas les transferts vers les hubs

La deuxième grosse différence entre le projet de loi rejeté l'an dernier et les mesures du gouvernement aujourd'hui se situe dans la prise en compte du trafic de correspondance. La règle des "2h30" ne s'appliquera pas pour les vols reliant un "hub". Ainsi un vol Lyon-Paris Charles de Gaulle serait maintenu puisqu'il permettrait aux passagers lyonnais souhaitant se rendre en Asie ou aux Etats-Unis de prendre un vol en correspondance à Roissy. Ne pas tenir compte de ce type de trafic aurait pénalisé Air France sans pour autant réduire les émissions de CO2 de l'aviation. En effet sans vol vers Roissy, un Lyonnais voulant se rendre en Asie ou aux Etats-Unis aurait pu prendre un vol de British Airways vers Londres ou de Lufthansa vers Francfort ou Munich pour prendre sa correspondance. De tels vols de pré-post acheminements restent beaucoup plus rapides et moins contraignants en termes de transfert des bagages qu'un acheminement en TGV jusqu'à Roissy.

Des points à clarifier

Néanmoins, il y a des zones floues dans le discours de Bruno Le Maire. La notion de "hub" et de vols en correspondance, beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, devra être clarifiée. En effet, ces "transferts vers un hub" seront-il uniquement réservés à ceux qui pourront justifier un billet long-courrier en correspondance? Ou resteront-ils possibles pour des passagers dits de point-à-point? Sur les lignes reliant Nantes et Rennes à Roissy, ces derniers représentent 20% du trafic.

Autre interrogation : le hub de Lyon d'Air France HOP connectant des vols de courte distance, essentiellement des vols intérieurs, bénéficiera-t-il lui aussi de l'exception à la règle des 2h30 ?

Et Orly ? L'exception des vols en correspondance s'appliquera-t-elle aussi à l'aéroport du sud de Paris d'où part l'essentiel de l'offre vers les Antilles, la Guyane, et la Réunion ? Auquel cas il entraînerait, sur le papier du moins, la possibilité de maintenir une offre aérienne vers Bordeaux et Lyon. Pas certain néanmoins que cela soit dans l'esprit du projet du gouvernement. D'autant plus que la concurrence des hubs européens pour le cas de la desserte des DOM TOM n'existe pas. Et qu'une gare TGV à Orly est en projet, à condition qu'il ne soit remis en cause par la crise.

Enfin, le gouvernement doit préciser si ces nouvelles règles s'appliqueront au groupe Air France seulement ou à toutes les compagnies.

Une première étape

Au final, la mesure annoncée par Bruno Le Maire est loin d'être catastrophique pour Air France. En revanche, il est clair qu'elle acte le principe du transfert de l'avion vers le train sur les liaisons de courte distance. Autrement dit, il s'agit d'une première une étape qui risque d'être étendue à terme sur une partie plus large du territoire. Est-ce pour autant une victoire pour le climat comme l'ont déclaré certains écologistes ? Pas sûr. Même dans le cas d'un scénario extrême où tous les vols intérieurs de point-à-point seraient transférés au transport ferroviaire. Cela permettrait, certes, de baisser les émissions de CO2 liées à l'activité aérienne domestique. Mais pas celles de l'aérien en général. Car tous les vols domestiques supprimés seront remplacés par des vols vers des destinations étrangères. Si Air France réduit la voilure à Orly, les créneaux horaires de décollage et d'atterrissage seront transférés à sa filiale low-cost Transavia pour desservir des destinations étrangères.

Au regard de l'évolution des politiques environnementales, il ne serait peut-être pas inutile pour Air France de ressortir son vieux projet de créer une société ferroviaire pour la desserte du marché français au départ des gares parisiennes. Enterré en 2008 par les conséquences de la crise financière et l'incertitude sur l'ouverture du marché ferroviaire, ce projet de société avec Veolia Transports, à l'époque, aurait tout son sens dans la problématique environnementale actuelle, et dans celle de l'ouverture du marché ferroviaire de la grande vitesse. Problème, ce projet est coûteux. Il était évalué à l'époque à un milliard d'euros.

Encadré : l'obligation d'utiliser des biocarburants interpelle

Une autre mesure du gouvernement interpelle davantage : celle d'obliger tous les vols d'Air France à utiliser 2% de biocarburants à partir de 2025. Sans harmonisation à l'échelle mondiale, ces carburants alternatifs, qui sont deux à cinq fois plus chers que le kérosène, entraîneraient un déficit de compétitivité entre les compagnies basées dans des pays obligeant une telle incorporation et celles basées dans des pays qui n'appliqueront pas une mesure similaire. Et ce, même si la mesure était appliquée à l'ensemble des transporteurs opérant en France. Car Air France serait "taxée" sur une partie beaucoup plus importante de son activité.

Au final, parmi toutes les mesures énumérées par Bruno Le Maire pour qu'Air France réduise de 50% ses émissions de CO2 par passagers kilomètres sur le réseau intérieur par rapport à 2005, c'est le renouvellement de la flotte d'avions qui apportera le plus gros gain. A partir d'octobre 2021, Air France commencera à remplacer la moitié de sa flotte court-courrier composée d'avions de la famille A320 par des A220 extrêmement efficaces sur le plan énergétique.

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Commentaires
a écrit le 04/05/2020 à 10:00 :
L’avion ne coûte pas un centime au contribuable, le train le ruine.
a écrit le 04/05/2020 à 0:30 :
En même temps, la sncf n'est pas d'une fiabilité à toute épreuve non plus...
a écrit le 03/05/2020 à 17:56 :
Le Parisien d'Extrème Gauche Communiste, et son vaste et somptueux appt à Paris-centre, Mélenchon, se déplace toujours vers Marseille en avion.
a écrit le 03/05/2020 à 16:49 :
Suppression des vols de correspondance depuis les provinces ?

Hà la SNCF !

Trains vers Paris : Prix abusifs
Emplacements bagages saturés !!!! et sans !!!!! surveillance : vols fréquents

Arrivée Paris : Pouvoir joindre l'un des deux aéroports à temps
Avec le fardeau !!! des bagages

Les politiques vivent " ailleurs..... " n'y seront jamais confrontés.
Hulot " écolo ", entre-autres, constamment en avion, et ! 1ère classe
Réponse de le 04/05/2020 à 8:52 :
En effet, c'est stupide. Il faut compter les marges que l'on ajoute:
- retard de la SNCF
- panne de RER
- bouchons (taxi)/voire taxi absent a Paris surtout en cas de retard de train :-(
- horaires des trains qui ne coincident pas avec les vols / frequences des trains
- arrivees trop tardives des trains+ces temps additionels pour les vols du matin
- temps de traverser et passer la secu a CDG (c'est grand): les connexions via le Hub sont beaucoup plus rapides.

Bref Roissy c'est pas Montparnasse (ou autre gare - je suis de l'ouest): c'est meme tres loin !!! Pour donner un exemple concret, Rennes est a 1:30 en train de Paris (dans les meilleures conditions), mais pour un vol a Roissy, je prends souvent le train 6 heures a l'avance. Pour un vol 9h a Paris... ben c'est mort, il faut partir la veille et ajouter un nuit d'hotel ! Bref quand il s'agit en plus d'aller en Europe (1-3 heures de vols a partir de Paris), le temps d'acheminement en train est grotesque par rapport au temps reel de vol.

Alors que les services de pre-acheminment AF vers Roissy marchent plutot bien (bien sur ce n'est pas toujours rose: avions complets-tres rentables-, prix souvent demesures, retards mais pas plus que le train et ces retards sont pris en charge par AF au niveau logistique).

Comptez il y a aussi les greves SNCF et RATP: les provinciaux vont devoir les inclure en plus de celles d'AF dans leurs planification de voyage !

Pas contre un CDG express de montparnasse par contre :-)... on va payer ca grace aux ventes de masques ? ah non nous n'avons plus d'argent et nous preferons payer les pilotes AF a rien foutre.

Ca montre le niveau de LFI: populistes qui vendent des vessies pour des lanternes.
a écrit le 03/05/2020 à 15:36 :
Train déjà ! beaucoup plus cher que l'avion
Vol de CORRESPONDANCE vers Orly ou Charles De Gaulle GRATUITS !
LA SNCF en profitera pour augmenter : plus de concurrent

Et des TGV sur de vieux réseaux, qui ne peuvent que rouler qu'à la vitesse d'une auto
sur autoroute.

De Brest-Quimper-Lorient vers Nantes, la 4 voies gratuite : avantage auto.
et de Nantes s'envoler pour Paris : vol international

TRAIN EXCESSIVEMENT CHER
Réponse de le 04/05/2020 à 9:08 :
"Sandrine", c'est clair que le plan routier Breton initié il y a quelques années a été "gratuit" sur décision politique ! Ces axes ont été "juste" payés par tous les contribuables Français ! Je rappelle que l'ECOTAXE devait mettre à contribution les utilisateurs afin de couvrir (financièrement) les dégradations occasionnées.On sait ce qu'est devenu ce principe d'utilisateur/payeur (les bonnets rouges) laissant cette charge aux contribuables Français de continuer à payer ce droit pour d'autres !
Si vous accusez la SNCF d'être chère (ce qui est souvent malheureusement le cas même s'il existe désormais des TGV OUIGO sur Brest/Paris) ) j'attire néanmoins votre attention sur votre intérêt (financier) à emprunter la 2X2 voies Quimper/Lorient/ Nantes également payée ... par le contribuable !
Quant à la multitude d'aéroports insuffisamment rentables en Bretagne et renfloués par l'argent public , j'ai peine à comprendre les stratégies face aux enjeux climatiques sauf à y comprendre le clientélisme vis à vis de quelques mandarins locaux.
En terme d'objectivité , on a vu mieux.
a écrit le 03/05/2020 à 15:21 :
Avec un réseau ferré aussi insuffisant ?
a écrit le 03/05/2020 à 10:41 :
Pas besoin de confier à un nouvel écolodirigisme le choix des dessertes aériennes qu'une Air France renflouée par l'état sera autorisée à assurer. Il suffit de laisser faire le marché, après avoir rétabli des conditions de concurrence équitables. L'aérien est aujourd'hui essentiellement détaxé, ses carburants exemptés de TIPP/TICP et ses billets libres de toute TVA, hors celle, à taux réduit, pour les vols domestiques. Tandis que nombre d'aéroports régionaux ne facturent pas leurs coûts réels, leur déficit étant pris en charge par leurs tutelles.
Remettons de l'ordre dans tout cela: Droit commun en matière de taxes, plus de week-end bobo à Venise ou Grenade subventionné par la Princesse.
Mais tout ceci ne suffira pas si on ne démantèle pas une SNCF gangrenée tant par les énarques que par la CGT pour, là aussi, laisser faire le marché!
a écrit le 02/05/2020 à 10:32 :
S'il n'y a plus d'avion sur les distances moyennes en France, le prix des billets TGV va inévitablement augmenter. Quand on supprime la concurrence, les prix augmentent, il n'y a jamais d'exception. Les autobus ne sont pas un vrai concurrent du TGV ou de l'avion (Paris Bordeaux en 6H ou Toulouse Nice en 10H en bus). Le transport en voiture lui va surement augmenter si les billets de trains sont plus cher. Est-on sûr que le bilan carbone sera celui attendu? Réponse dans quelques années.
a écrit le 02/05/2020 à 10:17 :
Dommage toujours que la classe politique aie passée ces 50 dernières années à dépecer le train.
a écrit le 02/05/2020 à 8:52 :
D'une façon générale lorsque je mets en relation le très faible cout de certaines liaisons aériennes et le montant des subventions déversées pour des aéroports disons secondaires je constate une grande incohérence. La France est-elle capable de mettre à plat ses politiques de transport: route, fer et aérien ?
Réponse de le 03/05/2020 à 17:50 :
Avec bientot, 3000 Milliards d'eur d'endettement, évidemment non,
ce pour au minimum un siècle
a écrit le 02/05/2020 à 8:06 :
Air France réduira ses vols intérieurs. Bonne idée! On pourra enfin avoir des vols internationaux depuis la province! Un vol direct Toulouse-Mexico ou  Nantes-New-York en A321ULR sera beaucoup mieux que de devoir passer  par Paris. Merci Air France!!
a écrit le 02/05/2020 à 2:31 :
Bonjour Monsieur dame
Je suis bloqué en Algérie à cause de Corolla virus avec deux enfants et ma femme
Réponse de le 02/05/2020 à 10:55 :
Faut prendre le TGV
Réponse de le 02/05/2020 à 14:45 :
A mon avis,rexte la-bas avec ta famille..
C'est pas mieux dans les autres pays
Réponse de le 02/05/2020 à 14:49 :
A mon avis,reste la-bas avec ta famille..
C'est pas mieux dans les autres pays
Réponse de le 03/05/2020 à 15:44 :
@Elias, votre situation est normale. Dans le cas d'une pandémie, le meilleur moyen de la juguler c'est d'interrompre tous les flux 'inutiles' (c'est à dire non vitaux). Il est juste dommage qu'on le fasse partiellement et trop tard. Pour rappel, le patient '0' en France est un des militaires français qui a rapatrié certains de nos concitoyens qui se trouvaient à Wuhan ... Les personnes qui ont autorisé ce rapatriement sont : 1 incompétentes, 2 complices de la propagation du virus.
Réponse de le 05/05/2020 à 0:23 :
Le premier cas détecté a posteriori remontant à fin décembre, le patient zéro n’est pas ce fameux militaire. Et je ne serais pas surpris qu’on découvre à terme que ce virus circule depuis bien plus longtemps sous le radar...
a écrit le 01/05/2020 à 23:32 :
Pas très pratique !
a écrit le 01/05/2020 à 22:20 :
Le coût du TGV n'a rien à envier à celui du Concorde ... Le dire n'est pas politiquement correct . Une révision générale de l'activité transport est indispensable . Nous savons faire mais il faut bousculer des lobbies qui infestent la haute administration .
a écrit le 01/05/2020 à 18:53 :
Il est pourtant facile de voir si la fréquentation de roissy et olry par les passagers domestiques, est suivi d'une correspondance aérienne ou d'un taxi !
Il est aussi facile d'établir des règles géographiques, voir d'interdire les lignes aux villes à TGV. En tout cas les aéroports débiles de quimper, lorient,...out. Fini de payer pour ça.
Pour que "après" ne soit pas comme "avant".
Bon d'un autre coté, c'est pas comme si les avions allaient voler demain.
a écrit le 01/05/2020 à 15:00 :
La France a d'énormes atouts en mains mais qu'elle n'exploite pas à cause des querelles de clocher entre les élus des régions et l'état central, d'égocentrisme de certains politiques. Alors que l'état est actionnaire dans les deux acteurs qui sont la SNCF et AIR FRANCE et que nous disposons d'infrastructures et de brillants ingénieurs que beaucoup d'autres pays nous envient, aucun dirigeant de ce pays n'a eu le courage politique de dire : Pour transporter en France un client d'un point A (son domicile) à un point B (le lieu ou il se rend) il y a une solution et une seule qui est efficace en termes de temps perdu pour faire ce déplacement, de facilité d'accès, de pollution, de sécurité, de coût et rentabilité globale au niveau du pays FRANCE. Ensuite établir des règles claires et surtout les mettre en application.
a écrit le 01/05/2020 à 13:36 :
Le PDG de la SNCF parle de catastrophe économique encore pire pour son entreprise si les mesures de restrictions s'appliquent aux trains Bus (Kéolis filiale de la SNCF) ou RER... En effet un TGV commence à être rentable que si le taux de remplissage est a un minimum de 60%...Avec les mesures c'est 25-30% maxi d'une rame donc il perdront encore plus d'argent et il nous prépare donc a remettre des pièces dans la machine... Alors des vols Air France, Transavia ou HOP déjà sous facturés aux clients si nous comptons la nouvelle taxation carbone et pour lutter contre la concurrence déloyale de Ryan Air ou Easy jet dont les holdings sont toutes basées dans ces paradis fiscaux de l'UE en plus ! Ces mesures sont encore une pantalonade de technocrates irresponsables !
Réponse de le 01/05/2020 à 14:43 :
Sauf si les prix de vente sont multipliés en proportion

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