Air France-KLM : le directeur financier de Veolia en pole position pour être le futur Pdg

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(Crédits : Christian Hartmann)
Selon nos informations, Philippe Capron, le directeur financier de Veolia, tient la corde pour être proposé au conseil d'administration d'Air France-KLM qui se réunira le 25 et le 26 juin.

La nomination d'un nouveau Pdg à la tête d'Air France-KLM pour remplacer Jean-Marc Janaillac entre dans sa dernière ligne droite. Alors que la présidente non exécutive par intérim du groupe Anne-Marie Courderc, également présidente du comité de nomination, a indiqué la semaine dernière aux Échos qu'elle espérait être en mesure d'annoncer le nom du futur Pdg d'ici au 15 juillet, l'annonce pourrait se faire beaucoup plus tôt fin juin-début juillet.

Le comité de nomination sera-t-il suivi?

Selon nos informations, un nom sort du lot pour le comité de nomination : celui de Philippe Capron (60 ans), le directeur financier de Veolia. Son nom devrait être proposé aux administrateurs du groupe la semaine prochaine à l'occasion d'un séminaire stratégique qui se déroulera mardi et mercredi. Selon quatre sources, le choix est acté par le comité de nomination.

Pour autant, la route est longue avant la validation du conseil. Et la partie est loin d'être jouée.

En tout cas, même si la très forte personnalité de Philippe Capron est reconnue, son profil ne correspond pas à celui espéré par Bruno Le Maire, le ministre des l'Économie et des Finances, lequel a clairement indiqué qu'il souhaitait un bon connaisseur du secteur. Selon certaines sources, l'Etat français (14% du capital), mais aussi les partenaires industriels comme KLM bien sûr mais aussi la compagnie américaine Delta, actionnaire à hauteur de 10% d'Air France-KLM, ne verraient pas d'un bon oeil le choix d'une personne étrangère au secteur.

D'ailleurs, Bercy a montré son agacement en soulignant que rien n'était encore tranché.

"Pour l'instant le comité de nomination poursuit ses travaux, il n'a pas du tout terminé son processus de recrutement et donc le conseil d'administration n'a pas été saisi pour examiner les candidatures", a expliqué à Reuters une source à Bercy.  "A notre connaissance, le comité de nomination est toujours en train de travailler sur ce recrutement et il n'a absolument pas terminé les étapes préalables à la convocation du conseil d'administration pour en faire état", a poursuivi cette source.

Factuellement, Bercy a raison. La réunion des administrateurs la semaine prochaine n'est pas juridiquement un conseil d'administration mais un séminaire stratégique. Et le point de la gouvernance n'était pas à l'ordre du jour. Pour autant, comme le soulignait un proche du conseil, le sujet allait évidemment être abordé et il était possible de changer en claquement de doigts le statut de ce séminaire en conseil.

Le futur PDG entrera enfin au conseil de KLM

Le choix de Philippe Capron risque par ailleurs de provoquer une bronca de la part des salariés qui eux-aussi demandent la nomination d'un connaisseur du transport aérien.

Parmi les acteurs du secteur, le nom de Marc Rochet est le plus souvent cité. Celui de Bruno Matheu (ancien directeur général délégué d'Air France, parti ensuite chez Etihad de 2015 à 2017) revient également de plus en plus.

Quoi qu'il arrive, le futur patron reprendra les fonctions de Jean-Marc Janaillac, à savoir Pdg d'Air France-KLM et président d'Air France. Évoquée, l'idée de séparer les fonctions de président et de directeur général a été repoussée à plus tard. Le nouveau Pdg devrait par ailleurs faire son entrée au conseil de KLM, qui jusqu'à présent s'opposait à cela. Il y aura en revanche des contreparties, avec une implication plus grande de KLM dans le management du groupe.

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Commentaires
a écrit le 24/06/2018 à 11:24 :
Si ce choix est confirmé on commence par le CV de ce monsieur ENA + IEP pour les deux nous pouvons mettre en parallèle la dette et le chômage puisque ces deux entités qui fabriquent notre administration et surtout notre monde politique a un palmarès qui ne donne pas une France compétitive dans le monde économique, les réformettes d'aujourd'hui sont de grands titres pour des actions à minima. Je note également que ce monsieur est aujourd'hui dans une entreprise qui ne vit que de marchés publics, que l'on peut considérer pour une grande part de marchés d'amis là se retrouve les bons amis fonctionnaires dont certains ont fréquenté les mêmes bancs. Y aurait il une main de l'Elysée pour encore et encore vouloir tout gérer, car jamais un exécutif n' a été autant porté sur la main mise de certaines entreprises au détriment du contribuable. Même la SNCF a droit à un numéro deux de la même promo que le Président. Oui le dernier mot d'ENA (adminitration) est le symbole de ce quinquennat.
a écrit le 23/06/2018 à 23:37 :
Il doit certainement y avoir une erreur de casting....
a écrit le 23/06/2018 à 22:17 :
Vol paris à Bamako
a écrit le 23/06/2018 à 9:50 :
Cette pieuvre de quelque 2700 filiales dont une centaine en "offshore", possède forcément une solution, de la gestion de la boite au nettoyage des cabines...Pas beau la mondialisation? Sans doute la gestion idéale pour une privatisation.
a écrit le 22/06/2018 à 20:56 :
Une personne qui connaît le secteur présenterait l'avantage d'être plus rapidement opérationnelle. Cependant ar le passé Christian Blanc n'était pas du secteur et s'en était plus que bien sorti. Il serait souhaitable de prévoir un plan de succession. Ce qui ne s'est jamais fait jusqu'à présent.
a écrit le 22/06/2018 à 16:21 :
On prends les meme et on recommence.....
a écrit le 22/06/2018 à 14:56 :
L'acceptation du PDG d'A.F à avoir lui-même pour Souverain et Patron les SNPL et CGT, çà ne peut que se négocier très cher : le prix de l'humiliation, le prix de grèves et menaces de grève, se soumettre à leurs exigences. Un manager et passionné du transport aérien y serait dégouté, aucun intéret. Idéal pour fin de carrière, compléter un C.V pour un DRH, Dir Financier, Dir Commercial, acquérir le " label " PDG, proposer un beau plan cohérent, et face aux inévitables surenchères CGT et SNPL, convoquer conférence de presse et démissionner. Le plus cohérent serait de nommer Bernard Thibault (CGT) ou Christophe Tharot (SNPL) . On n'est jamais mieux servi que par soi-même.
a écrit le 22/06/2018 à 14:49 :
Encore un haut fonctionnaire à la tête d'une entreprise qui a besoin de s'envoler. N'importe quel pilote de ligne serait plus qualifié.
Réponse de le 22/06/2018 à 17:25 :
On peut être d'accord avec vous quant au profil des hauts fonctionnaires. Par contre pour les "capacités" des pilotes, vous démontrez ne pas connaître grand chose au transport aérien. Un pilote ça manipule des ordinateurs qui font évoluer UNE machine; leur vision est très limitée depuis leur cockpit. Un manager (accessoirement pilote, il y en a... eu), c'est autrement plus complexe comme environnement à gérer. Des expériences abondent toutes dans ce sens... Désolé pour vos illusions; et leur ego.
Réponse de le 22/06/2018 à 20:29 :
Voilà une bonne idée.
Un pilote aux commandes et on sera plus rapidement au tapis ! Au moins pourrais je disposer d'un plan de départ favorable.

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