Air France : les imprimantes de la discorde

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(Crédits : Christian Hartmann)
La direction reste inflexible sur les salaires en rappelant que ce sera au nouveau PDG de rouvrir les négociations sur le sujet quand il sera nommé. Alors que les syndicats attendaient des réponses à leurs revendications, la direction a proposé des mesures pour améliorer le quotidien, aux antipodes de leurs demandes d'augmentation salariale.

C'est un peu l'art de se créer encore plus de problèmes. Alors que le préavis de grève déposé la semaine dernière par l'intersyndicale pouvait susciter l'incompréhension d'une partie des salariés, dont un grand nombre n'a pas hésité à exprimer leur refus de débrayer sur les réseaux sociaux, l'attitude de la direction d'Air France pourrait redonner de l'élan à la mobilisation.

Pas de mandat pour négocier les salaires

Ce jeudi, la direction d'Air France n'a fait aucune proposition salariale lors du Comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie française. Ce n'est pas une surprise. Depuis la démission du PDG Jean-Marc Janaillac le 15 mai, après l'échec cuisant de sa proposition salariale soumise à référendum (+2% en 2018 et +1,65% par an entre 2019 et 2021, hors avancement automatique lié à l'ancienneté -GVT- évalué par la direction à +5% sur cette période), la direction actuelle n'a pas de mandat du conseil d'administration pour négocier. Ce dernier avait convenu que la tâche en incomberait au successeur de Jean-Marc Janaillac, une fois celui-ci trouvé. Le choix devrait être fait début juillet.

Pour autant, si les négociations salariales n'ont pas repris officiellement, des discussions bilatérales avec les syndicats ont été menées par la présidente non-exécutive par intérim, Anne-Marie Couderc, et la direction d'Air France, Franck Terner, le directeur général, et Gilles Gateau, le directeur des ressources humaines. Ces derniers ont essayé de modifier la proposition en restant dans le cadre de la proposition de Jean-Marc Janaillac qui avait, elle, reçu l'accord du conseil.

Ils ont ainsi testé auprès des syndicats une hausse de salaire de 3,65% en 2018, qui regroupait les 2% de hausse proposée initialement en 2018 et de 1,65% prévue en 2019. Mais en contrepartie, la direction ne voulait pas d'augmentation générale des grilles de salaire en 2019 (à l'exception du GVT). Les syndicats ont refusé et ont proposé une augmentation de 4% en 2018 (hors GVT), accompagnée d'une hausse de salaire en 2019 du niveau de l'inflation, soit, selon les prévisions, entre 1,2% et 1,5%.

"Cela faisait +5,5% sur deux ans, auxquels il faut ajouter le GVT, lequel correspondant à une hausse allant de +1,4 à 2%, on n'était pas très loin de la demande initiale", explique-t-on à la direction. Pour elle, il est impossible d'augmenter la masse salariale du groupe d'une telle ampleur, d'autant plus qu'elle n'a pas le mandat de son conseil pour le faire.

Rien de neuf, en fait, de ce côté-là. Sauf que beaucoup de syndicalistes et de syndicats attendaient à un geste sur la rémunération depuis qu'Anne-Marie Couderc avait promis vendredi d'apporter, lors du CCE du 14 juin, des réponses, non pas sur les salaires comme beaucoup l'ont compris, mais pour améliorer le quotidien des salariés. Cette position était claire dans le courrier d'Anne-Marie Couderc envoyé le 8 juin aux syndicats. Elle évoque en effet un malaise au sein de la compagnie qui est "ancien et va au-delà de la seule question salariale" et que "des réponses doivent être apportées" sur ce point.

La déception et la colère des syndicalistes devant l'absence de geste sur les salaires sont d'autant plus fortes que les mesures proposées par la direction sont jugées ridicules, aux antipodes de leurs revendications. Parmi elles, on trouve la rénovation des locaux de piste à Orly, l'augmentation de la disponibilité des chambres de repos dans les locaux d'Air France pour les navigants, "l'agrandissement de la consigne bagages, le renouvellement des imprimantes ainsi que des places de parking plus proches" pour les agents à Roissy. Mais aussi la mise en place d'une "grande démarche d'expression des salariés et de dialogue".

"Du foutage de gueule", selon un pilote, membre de l'intersyndicale. Pour Christophe Malloggi, de FO, la direction a pris "des orientations complètement décalées des attentes légitimes" du personnel". Les administrateurs sont "à l'image des élites de ce pays : déconnectés des réalités", a-t-il déclaré à l'AFP.

La direction semble effectivement ne pas avoir compris que, aussi incompatibles peuvent-elles être avec la situation d'Air France, la revendication salariale des personnels et la conviction qu'elle est légitime à leurs yeux n'en demeurent pas moins une réalité. Comme dans toutes les entreprises, le personnel d'Air France est agacé par des irritants au quotidien, mais ces irritants passent souvent mieux quand la paie augmente. Assurer, comme le dit Anne-Marie Couderc en poste depuis un mois seulement, que le "malaise va au-delà de la question salariale" n'engage que la direction. L'argument avait été utilisé par l'ancien PDG, Jean-Marc Janaillac, pour expliquer le vote négatif des salariés à sa proposition de hausse salariale. Pas sûr qu'il soit le bon et qu'il n'exprime pas plutôt le point de vue d'une direction qui peine à saisir les attentes des salariés, selon un observateur.

Dans ce contexte, le rôle d'Anne-Marie Courderc interpelle. Elle qui devait occuper le poste de manière transitoire pour gérer les affaires courantes semble être sortie de son rôle en ayant voulu tenter de trouver une solution avec les syndicats, puis en leur faisant des propositions sur des mesures d'amélioration du quotidien. A-t-elle voulu réussir là où tout le monde s'est cassé les dents ? Et si oui, dans quel but ? Etre davantage qu'une Présidente transitoire sans pouvoir?

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Commentaires
a écrit le 17/06/2018 à 15:35 :
désolée mais nous les retraités c'est moins et encore moins !! pas plus plus plus !! f DE CLOSEt avait raison toujours plus ben non
a écrit le 16/06/2018 à 18:25 :
Que ces nantis et fortunés et " courageux ", Mélenchon-Martinez s'occupent plutot avec force, des Vrais Exploités et victimes d'harcèlement moral permanent : employés et " pseudo-chefs de rayon " de la grande distribution. du Zola actualisé.
a écrit le 16/06/2018 à 15:21 :
Bernard Thibault ou Martinez, ou le jeune député PCF-F.I Adrien Quattenens,, ou Christophe Tharot SNPL, au choix pour PDG d'A.F : " on n'est jamais mieux servi que par soi-même ".
a écrit le 16/06/2018 à 13:28 :
Le meilleur PDG pour A.F : BERNARD THIBAULT, ou l'humble et modeste chef du SNPL, ou confirmer PDG l'intérimaire actuelle Mme Couderc.
Réponse de le 16/06/2018 à 14:27 :
Les trolls de votre espèce, cela devient fatigant à la longue....
a écrit le 16/06/2018 à 6:05 :
@leon

Il s'agissait pour Reagan des contrôleurs aériens .
L'accumulation de la bêtise d'intervenants qui ne connaissent rien mais qui bavassent sur ces forums est insupportable
Réponse de le 16/06/2018 à 17:57 :
Certes la comparaison est hors sujet et de plus inapplicable et illégale. Ronald Reagan avait bien agi. Vous prétendez ne lire que des ignorants, et vous, etre savant et toujours avoir raison. Vous " bavassez " avec suffisance et arrogance.
Réponse de le 16/06/2018 à 18:20 :
Je le sais . Rien n'empêche AF de faire de même avec ses personnels
a écrit le 15/06/2018 à 22:44 :
..... Ne pourrait-on pas ignorer ces gens qui revendiquent des conditions inacceptable etvsontven train de détruire une entreprise? il serait temps que les actionnaires prennent leurs responsabilités et restructurent en profondeur cette compagnie.
a écrit le 15/06/2018 à 20:16 :
Puisque les pilotes se prétendent solidaires des autres catégories du personnel, qu'ils proposent IMMEDIATEMENT ce qui est de leur domaine de compétence : une fusion IMMEDIATE du CE des PNT avec les autres CE (PNC, personnel au sol,...)chez AirFrance ... Chiche ?? ah non, la solidarité oui... mais juste dans un seul sens ???
a écrit le 15/06/2018 à 20:12 :
La direction AF n'a pas mandat pour quoique ce soit, en dehors de la gestion des affaires courantes ! Il est donc logique que RIEN ne soit cédé aux syndicats, puisque la direction actuelle n'a aucune légitimité pour décider quoique ce soit, notamment en terme de rémunération ! Les syndicats ont voulu la peau du PDG : ils l'ont eu... maintenant, faut attendre son remplaçant !
La direction, je pense, a (maladroitement peut-être) voulu montrer qu'en dehors des petits tracas du quotidien, elle ne pouvait RIEN lâcher !!!
a écrit le 15/06/2018 à 19:33 :
Autant confirmer Mme Couderc. Je veux bien me sacrifier six mois PDG de çà, mais pas plus face à SNPL et CGT Communiste. Après, Bernard Thibault pourrait m'y succéder, mais sans rencontre, lors du passage de relai.
a écrit le 15/06/2018 à 16:54 :
Pas de smicard à Air France ! peut être chez les sous traitants
Minimum 2000 euros pour un personnel au sol jusqu'à 5000 euros pour un chef de cabine principal. Je ne parle pas des pilotes !
Réponse de le 15/06/2018 à 18:00 :
Vous oubliez qu’AF c’est aussi des contrats précaires des cdd des contrats de qualification des 75% du Smig grâce aux nouveaux contrats Macron. Pour les PNC c’est aussi JooN avec des salaires 40% inférieurs à ceux d’AF. Je crois que vous aviez du louper les derniers Épisodes non ?
Réponse de le 16/06/2018 à 6:48 :
Jaloux ?
Réponse de le 16/06/2018 à 18:15 :
Et celà, SALAIRES, est très insuffisamment publié. Avec leurs drapeaux Léninistes rouge CGT, ils pourraient se pencher sur le barème fiscal, I.R, de Mélenchon qui est derrière eux : sur 5000eur, en net après impot sur le revenu, hé bien……. ils l'ont échappé belle provisoirement : mai 2022. Et les pilotes : Mélenchon F.I-P.C.F-C.G.T fustige ce niveau de salaire à fortement fiscaliser selon lui. Mais pour gagner le pouvoir, mouchoir provisoire sur ses matraques fiscales qui vont etre réchauffées en Mai 2022.
a écrit le 15/06/2018 à 15:36 :
on peut comprendre les smicards d'air France pour une augmentation mais celle des pilotes à 15 000 euros par mois c'est lamentable sachant qu'un avion se pilote sans problème aujourd'hui grâce à la technologie alors qu'il y a 40 ans c'était vraiment du pilotage ils sont comme les cheminots une caste de nababs que les français en majorité désapprouve pour moi le problème est réglé depuis un moment plus d'air France ni sncf vive la concurrence !
Réponse de le 15/06/2018 à 15:51 :
Ce qui est lamentable, c'est votre total manque de connaissance de la compagnie, du fond du problème, de la portée de cette annonce de la direction d'AF et pourtant vous vous permettez de faire votre petite analyse de franchouillard pseudo-économiste. La concurrence, AF la subit de plein fouet depuis des années, souvent bien. Et parfois moins bien car nous n'avons pas les mêmes charges. Et puis arrêtez de vous imaginer qu'AF, ce ne sont que des pilotes. Merci pour les autres personnels. Ras le bol du Air France bashing de la part de gens qui n'y connaissent strictement rien. Tiens, parlons de vous, dites-moi où vous travaillez. Je vous expliquerai à coup sûr ce que j'en pense....
Réponse de le 15/06/2018 à 16:57 :
C’est tellement facile de piloter un avion de nos jours que les compagnies asiatiques , qui se développent à toute vitesse , proposent des salaires trois fois plus élevés qu’en Europe pour avoir des pilotes ne serait-ce qu’un tout petit peu expérimentés en priant pour que leurs avions ne tombent pas .
Et en dépit de ces salaires mirobolants le succès de ces compagnies est total.

Votre commentaire est lamentable en effet.....
Il vous faut surtout faire le tri dans vos sources d’informations....
Réponse de le 15/06/2018 à 20:52 :
15000€ c'est peut-être beaucoup mais combien touche le PDG? de combien s'est-il augmenté l'an dernier ? combien de dividendes versés à des actionnaires qui gagnent de l'argent en dormant ?
a écrit le 15/06/2018 à 15:27 :
Merci pour ce bel article,
Pour avoir travaille a AF pendant quelques annees je soupconne que cet ensemble de mesurettes contre-productives est inspire par F Terner, au management hyper-pragmatique mais ras des pâquerettes, sans capacite a mettre l’entreprise en mouvement. Il ne suffit pas de faire une lettre mensuelle de capitaine d’equipe au ton tres copain pour effacer les 2 frustrations essentielles :
= un middle management old school qui ne developpe pas et ne reconnait pas,
= une trahison de la clause salariale de « retour a bonne fortune » accordee par M Juniac en son temps.
ajoutez un DRH qui vient de l'administration, au discours très lisse et technocrate et qui ne descend jamais sur le terrain. Ajoiutez des reporting idiots, factices, au vert sur le climat social jusqu’en fevrier 2018, vous avez tous les ingredients de la deconnexion de la Direction avec les differentes bases...
Réponse de le 15/06/2018 à 16:10 :
Comme REAGAN : tous dehors et on réembauche ceux qu veulent vraiment travailler . Toute autre solution conduit à polemploi À 57 pour cent du dernier salaire .
a écrit le 15/06/2018 à 15:24 :
L'attitude de la pseudo-intersyndicale d'Air France- manipulée notamment par F.I.- est insensée.
Ses leaders savaient parfaitement que Mme Couderc n'avait aucun mandat pour répondre à leurs exigences salariales.Une malhonnêteté intellectuelle caractérisée !
Conduire au malheur les salariés d'Air France en menaçant implacablement - de l'intérieur - la survie même de la compagnie est honteux .
Ignorer les difficultés d'Air France , confronté à une concurrence sauvage échappant à nos taxes et contraintes fiscales et sociales , est affligeant et contraire à l'esprit même d'un syndicalisme responsable.
a écrit le 15/06/2018 à 14:46 :
Que ce soit la Présidente par intérim ou le précédent ou encore celui à venir, les décisions sont prises au Ministère, et même à l’Elysee depuis l’arrivée de Jupiter.
Aucun compromis ne sera signé tant que le dossier SNCF est ouvert, c’est ça la ligne de gestion des Énarques omnipotents, à la tête de l’état et des entreprises, ainsi que de tous les conseils d’administration...
La grève est inévitable, les syndicats ne peuvent plus faire marche arrière et la Présidence change les imprimantes !! C’est à croire que c’est exprès et que la stratégie est de fermer cette boite de plus de 50000 employés ! Quel désastre économique pour la France !!
a écrit le 15/06/2018 à 13:26 :
5% de hausse généralisée-ancienneté sur 3 ans, et ils en exigent le double !

Que l'intérimaire pédégée soit tout simplement confirmée.
Réponse de le 15/06/2018 à 13:45 :
Le GVT ne constitue pas une augmentation, sinon le départ à la retrait est une baisse de salaire de 100 % ...non prise en compte dans votre raisonnement il me semble.

Bloquer les salaires constitue bel et bien une baisse des salaires du montant de l’inflation sur la période.

Sinon il me semble évident, comme à vous, que les décisions prises ( un peu de peinture et autres actions du même genre ) sont de nature à faire face à la situation.
Réponse de le 15/06/2018 à 15:53 :
Si vous saviez à quel point ce que vous dites est stupide, Anne-Sophie... C'est affligeant tous ces français qui se lâchent sur Air France sans connaître quoi que ce soit.

La PDG confirmée ? Non mais vous avez vu le pédigrée de l'intéressée ? Vous cautionnez ça, vous ?
a écrit le 15/06/2018 à 10:58 :
Encore une occasion ratée d’éteindre l’incendie.
La réponse de la direction d’air france face à un problème réel ( Air France est elle capable de simplement maintenir le niveau de rémunération de ses collaborateurs) semble tellement surprenante que l’on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un calcul.
Jouer avec une entreprise de plus de 47000 emplois , sans compter avec les innnombrables emplois induits, est il responsable ? Mr Lemaire a fait appel au sens des responsabilités des salariés ( élément de langage utilisé dans toutes les situation de crises sociales...) mais, concernant nos élites dirigeantes la surdité ( l’irresponsabilité ?) semble s’imposer.

Pourquoi ?

Pour ne pas avoir à rendre public les réelles raisons du manque de rentabilité d’Air France , qui ne réalise de bénéfices que lors des très bonnes années ?

Dénigrer les employés et les rendre responsables de cette situation économique est tellement plus facile que de prendre ses responsabilités....

Pour mémoire + 125 pc de taxes et redevances spécifiques à l’aérien en 10 ans . 130 milliards d’euros de taxes et redevances reversés par Air France à l’état en 25 ans ( depuis la recapitlisation de 3 milliards en 1993) sans compter les dividendes versés par ADP ( le deux ou troisième aéroport mondial le plus cher , un des derniers en matière de qualité de service et de satisfaction client , société dont la marge bénéficiaire est supérieur à 40 pc ....)

La responsabilité de l’état dans cette situation est prépondérante .
Le mode de gouvernance de cette entreprise apparaît plus que clairement aujourd’hui.

Faire grève pour demander une non-baisse de salaire constitue probablement une erreur , faire pression sur le gouvernent pour qu’il cesse de faire courir Air France avec des «  boulets aux pieds «  pour citer JM Janaillac , semble plus juste et plus porteur d’avenir. Il serait regrettable que cette pression prenne une nouvelle foi la forme d’une grève . On souhaite sortir de ce mode de relations sociale ? On ne fait rien pour.

Mr Lemaire espère que la raison reviendra dans ce dossier ....
On peut légitimement se demander si la raison habite le palais de Bercy....
Réponse de le 15/06/2018 à 14:00 :
Tout à fait d'accord avec cet article et encore plus avec ce commentaire!
a écrit le 15/06/2018 à 9:49 :
Les compétences managériales de la direction d’AF sont étonnantes.
Le paquebot se dirige droit vers l’iceberg, et la PDG propose de repeindre la porte des toilettes des passagers de 3ème classe.
Je suis effaré devant une telle absence de décision.
A moins que tout aille pour le mieux et qu’il n’y ait aucune urgence.....
a écrit le 15/06/2018 à 9:22 :
C'est que c'est important les imprimantes en néolibéralisme ! Ça permet de faire travailler, enfin surtout de faire palper, les plus incompétents représentants de l'oligarchie...

"A l'Assemblée, 6 465 € de salaire pour distribuer les ramettes de papier ?" http://www.midilibre.fr/2018/06/06/a-l-assemblee-6-465-eur-minimum-de-salaire-hors-primes-pour-distribuer-les-ramettes-de-papier,1682256.php

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