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Crash d'un Airbus A320 dans les Alpes : 150 morts, les causes du drame inconnues

latribune.fr avec Reuters

Publié le 24 mars 2015 à 17:50 - Mis à jour le 25 mars 2015 à 16:30

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Un appareil Airbus de la compagnie allemande Germanwings (vol 4U9525 entre Barcelone et Düsseldorf) s'est écrasé dans les Alpes avec 150 personnes à bord. L'enquête est en cours pour déterminer les causes de ce drame, historique depuis le crash du Concorde en 2000.

Un Airbus A320 de la compagnie allemande low-cost Germanwings s'est écrasé mardi, vers 11 heures, dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord, toutes décédées selon les autorités françaises, une catastrophe qui reste pour l'instant inexpliquée.

"A ce stade, nous considérons qu'il s'agit d'un accident et tout autre chose relèverait de la speculation", a déclaré Heike Birlenbach, vice-présidente de la compagnie Lufthansa pour les ventes et services en Europe, lors d'une conférence de presse à Barcelone, rapporte l'AFP.

>> La chronologie de l'événement

L'avion, qui effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf (vol 4U9525), s'est écrasé dans les montagnes près de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), à environ 2.000 mètres d'altitude, dans une zone en pente très abrupte et difficile d'accès, où même les hélicoptères ne peuvent se poser.

L'avion a "littéralement explosé"

"On a un avion qui a littéralement explosé, les corps sont très abîmés", a déclaré le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, qui a ouvert une enquête pour homicide involontaire après avoir survolé le site.

Les débris de l'avion sont éparpillés sur une zone d'environ un hectare, a expliqué le lieutenant-colonel Jean-Paul Bloy, de la gendarmerie de Hyères (Var).

"Cela va être extrêmement compliqué pour relever les éléments sur place. Cela prendra des jours pour dégager d'abord les victimes, puis les débris", a-t-il dit en soulignant qu'il n'y avait "aucun rescapé". Concernant les causes de la catastrophe, il n'y a "aucune hypothèse pour l'instant", a-t-il ajouté.

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Pas d'hélitreuillage des corps avant mercredi

Le général David Galtier, commandant de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), a annoncé mardi en fin d'après-midi que des gendarmes resteraient en altitude pendant la nuit mais que, pour l'essentiel, ils figeraient la scène de l'accident. "On est toujours dans une phase de recherches, il ne devrait pas y avoir d'hélitreuillage des corps avant mercredi", a-t-il dit à Reuters.

Une première boîte noire a été retrouvée mardi et ses éléments seront examinés, a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, présent sur les lieux où les secours s'organisent, dans la vallée située en contrebas.

François Hollande, qui se rendra mercredi sur les lieux de la catastrophe avec la chancelière Angela Merkel, a confirmé qu'il y avait 150 victimes espagnoles, allemandes et turques, notamment, mais "a priori" pas de Français.

67 Allemands dont 2 bébés

Le patron de GermanWings, Thomas Winkelmann, a déclaré lors d'une conférence de presse à Cologne qu'il y avait 67 Allemands à bord, dont deux bébés. Selon des officiels de la ville allemande de Haltern, une classe de 16 élèves et leurs deux enseignants faisaient aussi partie du vol. Un porte-parole du gouvernement espagnol a précisé que 45 personnes à bord avaient des noms espagnols.

Selon Thomas Winkelmann, l'avion avait à 10h35 (09h35 GMT) atteint l'altitude de 38.000 pieds, "mais au bout d'une minute il a décroché et a commencé à perdre de l'altitude". "Cela a duré pendant huit minutes", a-t-il ajouté en précisant que le contact avec les radars français avait été perdu à 10h53 (09h53 GMT), l'avion se trouvant alors à une hauteur de 6.000 pieds environ. Il s'est ensuite écrasé. Cette durée suggère une descente rapide mais pas une chute libre, estiment des experts de l'aviation.

L'A320 de Germanwings, filiale low-cost de Lufthansa, était un appareil âgé de 24 ans, qui avait subi une révision en profondeur à l'été 2013 et était piloté par un aviateur qui avait plus de dix ans d'expérience au sein de Lufthansa et Germanwings, a ajouté le patron de la compagnie.

600 hommes sur place

Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la conjonction de la perte de contact radio et de la mise en descente a conduit le contrôleur aérien à déclencher la phase de détresse. La DGAC avait d'abord dit que l'appareil s'était déclaré en état de détresse à 10h47 (09h47 GMT) alors qu'il était en descente au niveau de vol FL380 à 5.000 pieds.

Les secours ont installé leur camp à Seyne-les-Alpes, dans la vallée au pied des montagnes, où seront rapatriés les corps des victimes une fois qu'elles auront pu être retirées des décombres. Dix hélicoptères de la gendarmerie, de l'armée de l'air et de la protection civile, un avion, ainsi que 600 hommes environ, tous corps confondus, travaillent sur place.

La météo a rendu les opérations délicates, les lieux de l'accident étant noyés dans des nuages de mauvais temps, mais le ciel devrait s'éclaircir mercredi. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile ainsi que son homologue allemand devaient se rendre mercredi sur les lieux de l'accident. Les experts de la Lufthansa, de Germanwings et d'Airbus sont également attendus.

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Il s'agit du premier accident d'un avion de ligne sur le sol français depuis celui du Concorde à Gonesse, près de Roissy, en juillet 2000. Les moyen-courriers A320 sont les plus vendus au monde avec les B737 de Boeing. Sur son site Internet, Airbus signale qu'un appareil de cette famille d'avions décolle ou atterrit toutes les 2,5 secondes chaque jour.

latribune.fr avec Reuters

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