Crash de l'A320 d'Egyptair: "si l'équipage n'a pas envoyé de message d'alerte, c'est que l'événement a été très brutal"

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S'il faut bien entendu rester très prudent sur les raisons du crash de l'Airbus A320 d'EgyptAir, disparu jeudi matin avec 66 personnes à son bord, le fait que les pilotes n'aient pas eu le temps d'envoyer un message d'alerte laisse supposer qu'un incident soudain soit survenu.
"Si l'équipage n'a pas envoyé de message d'alerte, c'est que l'événement a été très, très brutal", a expliqué sur Europe 1 Jean-Paul Troadec, ancien directeur du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) en France.
Alors que des informations contradictoires ont été données en début de matinée au Caire sur l'envoi d'un appel d'urgence par l'équipage, l'armée égyptienne et l'aviation civile grecque ont finalement annoncé que l'équipage de l'Airbus A320 n'a pas envoyé de message de détresse.
Cette disparition intervient un peu plus de six mois après l'explosion, le 31 octobre, d'une bombe à bord d'un Airbus A321 transportant des touristes russes peu après son décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le sud-est de l'Egypte, tuant ses 224 occupants. L'attentat a été revendiqué par la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie en Egypte attentats et attaques, visant principalement les forces de sécurité.
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Le 29 mars, un pirate de l'air "psychologiquement instable" avait détourné vers Chypre un avion EgyptAir qui avait décollé d'Alexandrie et transportait 55 passagers. A l'arrivée à l'aéroport chypriote de Larnaca, l'homme avait libéré une grande partie des passagers, puis s'était rendu sans heurts au bout de six heures de négociations.
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(Avec AFP)
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