Une usine collaborative dédiée au développement des mobilités décarbonées : telle est la mission de XMobility Factories, qui s’implantera à proximité du célèbre circuit des 24 Heures du Mans, dans la Sarthe. Ce projet ambitieux, s’étendant sur 4 200 mètres carrés, a récemment obtenu son feu vert administratif, marquant une étape clé vers sa réalisation.Biocarburants, véhicules totalement ou partiellement électriques alimentés par batteries et/ou hydrogène, véhicules légers intermédiaires... La mobilité décarbonée est un axe prioritaire du gouvernement pour assurer la transition énergétique nationale dans les transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, à l'horizon 2040. Une trajectoire à laquelle s'associent trois acteurs dans les Pays de la Loire : l'Automobile Club de l'Ouest, organisateur des 24 Heures du Mans, le groupe IDEC Invest Innovation, qui soutient des start-up dans le domaine des énergies vertes, et le groupe de transport manceau ED-Trans.
Inventer les mobilités de demain
Les trois associés fondateurs et actionnaires de la holding XMobility Le Mans s'apprêtent à lancer les travaux d'aménagement d'une nouvelle vitrine dédiée à toutes les mobilités décarbonées (automobile, train, moto...) pour « encourager le transfert de technologies », indique sa directrice Magali Alix-Toupé. Ce futur centre d'innovations, qui va mobiliser environ 400.000 euros d'aménagement, va ainsi prendre place dans l'ancien bâtiment de Philips, en face du mythique circuit des 24 Heures du Mans et de l'aéroport.
Pas vraiment une pépinière d'entreprises, ni un espace de travail partagé ou encore un pôle de compétitivité... La directrice générale préfère parler d'« un catalyseur ». Lequel aura pour vocation à réunir les entreprises qui inventent les mobilités de demain et les technologies qui vont avec, sur un spectre assez large : nouveaux véhicules et motorisations, infrastructures dédiées, volet "énergie". Autant de solutions qui pourraient intéresser des équipementiers, des constructeurs ou encore des acteurs de l'énergie, d'après elle. « Le but est de rassembler l'écosystème autour des mobilités décarbonées, de développer des résidences d'entreprises, notamment des start-up industrielles que nous aiderons à passer du prototype à la pré-industrialisation. Ce sera aussi un terrain d'atterrissage pour des acteurs internationaux ayant des ambitions en Europe », poursuit-elle. Le premier programme d'accélération sera dédié aux solutions complémentaires dans le domaine de l'hydrogène liquide.