En dépit des perturbations, Air France-KLM vise les bénéfices en 2022
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Air France-KLM poursuit sa montée en puissance et son retour à la rentabilité, malgré des vents contraires.
Regis Duvignau
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Air France-KLM poursuit sa montée en puissance et son retour à la rentabilité, malgré des vents contraires.
Regis Duvignau
« Air France-KLM a enregistré de très bons résultats, meilleurs qu'attendus avec une reprise plus forte que prévue », s'est félicité Ben Smith à l'occasion des résultats semestriels, le 29 juillet. Et il n'en fallait pas plus au directeur général du groupe pour afficher ses ambitions sur l'année, malgré des perturbations importantes cet été et un fort niveau d'incertitude pour l'automne. Il a confirmé qu'il visait un résultat d'exploitation « nettement positif » pour le troisième trimestre actuellement en cours, et surtout « positif » sur l'ensemble de l'année. Cela constituerait une performance inédite depuis le début de la crise sanitaire. Cela laisse aussi entrevoir un bon niveau de confiance de Ben Smith, lui qui refusait jusqu'ici d'afficher des prévisions au-delà de septembre. Et si le dirigeant se montre confiant, c'est que son groupe a bien tourné depuis le début de l'année. De fait, au premier semestre, ses compagnies ont plus que triplé leur trafic par rapport à l'an dernier et transporté plus de 37 millions de passagers. Et l'augmentation s'est accélérée entre le premier et le deuxième trimestre.
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La reprise du trafic s'est avérée bien plus forte que l'augmentation de capacité, bien que celle-ci ait crû de 75 %. D'où une amélioration des taux de remplissage, qui ont atteint 80 % sur les six premiers mois de l'année. Là aussi, l'amélioration s'est accrue entre avril et juin, où les avions ont été remplis à 85 %, soit un écart de moins de quatre points avec 2019. Cette période a aussi été marquée par la remontée en puissance des classes Première et Affaires. Leur taux d'occupation a dépassé celui de 2019 en mai et en juin, et atteint des niveaux historiques selon Ben Smith, même si cela s'est déroulé avec une capacité encore réduite. Celle-ci se situait à 75 % du niveau de 2019 au premier trimestre et à 82 % au deuxième, en ligne avec les prévisions.