En Espagne, Ryanair accumule retards et annulations avec la grève des salariés
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Six vols de la compagnie Ryanair ont été annulés ce lundi matin en Espagne.
ALBERT GEA
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Six vols de la compagnie Ryanair ont été annulés ce lundi matin en Espagne.
ALBERT GEA
Les grèves n'en finissent plus chez Ryanair. Début juin, la compagnie a dû faire face à une série de mouvements de grèves en Italie, en France, en Belgique mais aussi en Espagne, en faveur d'une revalorisation salariale. Des mouvements de protestation mal accueillis par le PDG du groupe, Michael O'Leary, qui avait taxé des syndicats grévistes de « Mickey ». Cette fois, c'est à nouveau en Espagne que des mouvements de grève sont menés au sein de la compagnie irlandaise depuis le 8 août. Il s'agit du troisième cycle de grèves lancé depuis le début de l'été par les employés espagnols, mais il est beaucoup plus étendu, puisqu'il doit se poursuivre jusqu'au 7 janvier 2023, à raison de quatre jours par semaine (du lundi au jeudi).
Les grévistes réclament notamment une amélioration de leurs conditions de travail et la signature d'une convention collective. Selon les syndicats, Ryanair est la seule compagnie internationale à ne pas disposer de convention collective en Espagne. Ryanair a récemment trouvé un accord avec le syndicat CCOO (Commissions ouvrières), minoritaire au sein du personnel navigant, mais cet accord a été rejeté par l'USO et le SITCPLA, qui l'estiment insuffisant et demandent, en outre, la réintégration de 11 salariés grévistes licenciés le mois dernier.
Si la grève n'a eu, jusqu'à présent, qu'un impact limité se traduisant surtout par des retards - 28 vols, tous intérieurs ce lundi matin -, certains ont dû être annulés. Ils étaient au nombre de six, ce matin, selon l'un des syndicats à l'origine du mouvement. Quatre des six vols de Ryanair, qui offre plus de 650 liaisons avec l'Espagne, annulés à 09H00 devaient partir de Barcelone ou y atterrir, les deux autres ayant pour départ ou destination l'aéroport de Palma de Majorque, dans l'archipel des Baléares, selon l'Union syndicale ouvrière (USO), qui a organisé cette grève avec le Syndicat indépendant du personnel navigant aérien (SITCPLA).
Ryanair n'est pas la seule compagnie à faire face à des mouvements sociaux. Les pilotes d'Easyjet, autre compagnie à bas coût, observent depuis le 12 août des grèves hebdomadaires d'une durée de trois jours dans les aéroports de Barcelone, Málaga (sud) et dans les îles de Palma de Majorque et Minorque. La prochaine est prévue du samedi 27 au lundi 29 août. En outre, le personnel de cabine d'Iberia Express - filiale à bas coût de la compagnie espagnole Iberia - sera en grève du 28 août au 6 septembre à l'appel du syndicat USO.
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Les salariés du secteur aérien tentent, en effet, depuis plusieurs mois de faire accepter leurs revendications salariales, dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail. La forte reprise de l'activité a, en effet, surpris l'aérien, notamment les compagnies, qui manquent de personnel. Certaines, dans l'impossibilité de répondre à la forte demande, ont même été contraintes cet été d'annuler des vols. D'autant que l'inflation durablement installée en France et en Europe grève le pouvoir d'achat des salariés, alimentant les revendications concernant la rémunération.
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(Avec AFP)
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