Financement d’Île-de-France Mobilités: l'Etat l'accuse de « manquer à ses devoirs »
César Armand
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Benoit Tessier
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La décision d'Île-de-France Mobilités de suspendre ses paiements à la RATP et à la SNCF ne passe pas du tout auprès du ministère des Transports. Contacté par La Tribune, l'entourage du ministre Jean-Baptiste Djebbari estime qu'IDFM « manque à ses devoirs ». Piquée au vif, l'autorité régionale, organisatrice des transports dans la région-capitale, souligne qu'« Île-de-France Mobilités est contrainte de suspendre ses paiements, car dans l'incapacité de payer ».
Le ministère des Transports déclare, lui, « ne pas avoir connaissance d'une impossibilité budgétaire pour IDFM d'honorer ces paiements ». « Nous avons des discussions serrées avec Matignon », rétorque une porte-parole de l'autorité régionale. « Il y a eu reconnaissance du montant du déficit 2021 lié à la crise Covid: 1,5 milliard d'euros ».
L'entourage de Jean-Baptiste Djebbari réplique que l'Etat a déjà « massivement soutenu » Île-de-France Mobilités en débloquant, dès l'automne 2020, 1,45 milliard d'euros d'avances remboursables et 150 millions d'euros de subventions « Madame Pécresse ne nous a toujours pas dit ce qu'elle comptait faire sur la tarification pour l'équilibre à moyen-terme », poursuit cette même source.
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« Sur les tarifs, Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France Mobilités et de la région Île-de-France, a toujours dit que ce n'était pas aux usagers de payer le déficit de la crise Covid, comme dans tous les autres pays », réplique-t-on du côté de l'autorité organisatrice des transports.
César Armand