Avec une offre de services comparable à l’aérien, l’opérateur transalpin veut prendre sa place sur le marché ferroviaire tricolore.Ce dimanche, l'ouverture à la concurrence sur le marché ferroviaire français devient un peu plus concrète : désormais, c'est Transdev qui exploite la ligne TER Marseille-Toulon-Nice jusqu'alors assurée par la SNCF. Mais, depuis quinze jours, c'est Trenitalia qui a conforté sa présence sur le marché tricolore en lançant une liaison Paris-Marseille, quatre ans après sa première incursion en France avec la ligne Paris-Milan, suivie par Paris-Lyon.
Marco Caposciutti, président de la branche française de la compagnie ferroviaire italienne, le confirme, « ce sont des liaisons stratégiques » pour la filiale du groupe Ferrovie dello Stato Italiane, l'opérateur national italien qui a ouvert la voie en étant le premier acteur alternatif à la SNCF à venir titiller le marché français en 2021.
Le choix de destinations situées au sud du pays n'est évidemment pas un hasard : « le positionnement stratégique de Trenitalia France est l'axe sud et l'Italie », souligne Marco Caposciutti qui va même plus loin en estimant que « le Sud est une région laboratoire pour la concurrence ferroviaire », précisément par la présence à la fois de Transdev et de la SNCF.
Car l'ambition affichée de Trenitalia n'est pas de grignoter les parts de marché des autres compagnies mais plutôt de jouer l'effet synergie avec elles. « Notre objectif est de compléter l'offre de l'opérateur historique et d'attirer davantage de voyageurs vers le train, de rendre le train plus attractif. Nous voulons élargir le marché ferroviaire. En Italie, lorsque la concurrence a été ouverte, il y a treize ans, il y a eu plus de trains, plus de choix pour le voyageur, plus possibilités de voyages, plus d'innovation de service. »