Trouver des locaux adaptés à la logistique du dernier kilomètre est de plus en plus difficile dans la métropole rennaise. Le foncier et les friches industrielles se font rares. La situation s’est même dégradée en 2022. L’an passé, le marché de l’immobilier d’entreprise rennais a confirmé son attractivité, mais il a du mal à répondre à la forte demande et à combler 100% des attentes des entreprises.« Sur Rennes Métropole, il n'y a plus de foncier disponible pour des activités traditionnelles, qu'elles soient logistiques ou industrielles ». A l'occasion de la parution de son Panorama 2022 de l'immobilier d'entreprise en Ille-et-Vilaine, la Fnaim 35 rappelle que depuis 2015, elle n'a cessé de tirer la sonnette d'alarme sur une offre qui se dégrade.
«On éloigne l'offre foncière de la métropole. Les communautés de communes n'ont jamais été autant sollicitées», indique-t-elle.
En 2022, la demande placée en entrepôts s'est limitée à 34.000 mètres carrés, contre 92.000 mètres carrés en 2021, année record. Quant à l'évolution de l'offre, elle a montré l'an passé qu'il n'y avait pas d'entrepôt disponible en installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) pour des projets représentant environ 85.000 mètres carrés à deux ans et à plus de 30 kilomètres de Rennes.
Une demande en forte hausse
« La crise sanitaire a été un accélérateur indéniable sur le développement du e-commerce et sur le besoin en entrepôts logistiques. La demande ne cesse d'augmenter », constate la fédération professionnelle de l'immobilier qui réunit sept acteurs locaux dont Cushman & Wakefield, Kermarrec, BNP Paribas Real Estate, Blot et Giboire.
«Compte tenu de la pénurie de terrains adaptés, conjugués à l'augmentation des coûts de construction et à la hausse des taux d'intérêt, le bilan fait état de valeurs locatives en augmentation de plus de 20%», ajoute son président, Stéphane Dauphin.