L'allemand Rethmann met la main sur Transdev
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71% de l'activité de Transdev se fait en dehors de la France. L'opérateur a notamment remporté le contrat d'exploitation du tramway de Melbourne, en Australie.
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71% de l'activité de Transdev se fait en dehors de la France. L'opérateur a notamment remporté le contrat d'exploitation du tramway de Melbourne, en Australie.
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Transdev va bientôt passer sous pavillon étranger. Le groupe allemand Rethmann, déjà détenteur de 34% de son capital, va y grimper à hauteur de 66%. Et la Caisse des dépôts (CDC), actuel actionnaire majoritaire, va passer de 66% à 34% à l'issue de l'opération, ont indiqué ce lundi 16 décembre les deux intéressés. Un inversement des forces qui s'apparente à une privation pour le concurrent de la RATP et de Keolis.
Le prix de la transaction n'a, pour l'heure, pas été communiqué. Cette opération doit désormais passer par une procédure d'information et de consultation des instances représentatives du personnel de Transdev. Elle se fait, en outre, sous le contrôle de la Commission des participations et transferts, une autorité indépendante. Elle devrait donc être « réalisée dans le courant de l'année 2025 », d'après le communiqué.
Rethmann s'est engagé à conserver l'équipe de direction actuelle. « Nous poursuivrons le formidable élan initié en 2019 (année où le groupe est entré au capital, NDLR), qui a permis à Transdev de s'imposer comme un champion des mobilités dans le monde, basé en France », a déclaré le président du conseil d'administration de Rethmann France, et administrateur du groupe familial, Ludger Rethmann.
Le groupe allemand détient plusieurs entreprises outre-Rhin, spécialisées dans la gestion de l'eau, le recyclage, la logistique et l'agroalimentaire. Depuis sa création en 1934, son siège social se situe à Selm, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, région allemande située à l'ouest du pays, non loin de la frontière avec les Pays-Bas.
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D'autres candidats avaient montré leur intérêt pour Transdev. Notamment le fonds d'investissement français Meridiam. Ce géant méconnu - 26 milliards de dollars d'actifs sous gestion - conçoit, finance et gère des infrastructures de transports sur les cinq continents. Parmi lesquelles les lignes TGV Tours-Bordeaux ou Nîmes-Montpellier ou le premier réseau de bus électrique africain subsaharien à Dakar, au Sénégal. Mais l'offre française n'a visiblement pas remporté les suffrages face à l'allemande. La CDC a expliqué avoir opté pour Rethmann pour garantir « la continuité actionnariale de Transdev », précise-t-elle dans son communiqué.
Si la CDC souhaite se désengager du transporteur public, ce n'est pas pour des raisons économiques. Transdev, qui emploie plus de 100.000 personnes à travers le monde, a en effet réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires en nette hausse, à 9,3 milliards d'euros. Mais l'établissement public estime ne plus être « le meilleur actionnaire majoritaire », puisque l'activité de Transdev se fait aujourd'hui principalement hors de France (plus de 71% de son activité). L'entreprise est, par exemple, devenue le plus grand opérateur privé de transport public en Amérique du Nord, grâce à l'acquisition de la société américaine First Transit en 2023.
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En vendant ses parts, la CDC s'apprête ainsi à « faire une affaire, disons, intéressante pour nous en tant qu'actionnaire », avait ajouté le dirigeant. Avec la promesse que le repreneur serait connu « avant Noël ». Tenue.
(Avec AFP)
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