Privatisation de Transdev : Meridiam et Rethmann dans les starting-blocks
César Armand
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Transdev s'apprête à vivre un bouleversement majeur dans les prochaines semaines. Et pour cause, l'opérateur de transports (9 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2023) va changer d'actionnaire. Cela va s'apparenter à une privatisation pour le concurrent de la RATP et de Keolis, aussi bien implanté en France que dans 18 autres pays (plus de 71 % de son activité).
Détentrice de 66% du capital, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) souhaite, en effet, en céder une partie, comme elle avait pu le faire par le passé avec sa filiale d'ingénierie Egis. Contacté par La Tribune, le bras financier de l'État confirme que « plusieurs candidats » sont sur les rangs pour racheter sa participation, sans en dire davantage. Signal faible, mais potentiellement annonciateur de ce bouleversement, Transdev a annoncé, début novembre, la nomination d'une nouvelle directrice de la communication.
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En première ligne, l'allemand Rethmann, déjà détenteur de 34% du capital, vient de confirmer, au Monde, son intention de faire une offre. Le groupe d'outre-Rhin, qui propose des services aux collectivités, dans l'eau et le recyclage notamment, mais aussi des activités logistiques, assure que la société issue de la fusion en 2011 des activités transports de Veolia et de la CDC « restera française ». La Caisse souhaiterait d'ailleurs conserver 30% du capital.
César Armand