L'Etat va financer l'achat de 22 trains pour la ligne Bordeaux-Marseille
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Avec l'aide de l'Etat, SNCF Voyageurs va acheter 22 rames « Oxygène » au constructeur espagnol CAF (Photo d'illustration).
BENOIT TESSIER
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Avec l'aide de l'Etat, SNCF Voyageurs va acheter 22 rames « Oxygène » au constructeur espagnol CAF (Photo d'illustration).
BENOIT TESSIER
[Article publié le vendredi 20 décembre 2024 à 18h48, mis à jour à 19h41] SNCF Voyageurs va acheter 22 rames « Oxygène » au constructeur espagnol CAF, pour équiper la ligne Bordeaux-Toulouse-Marseille. Une opération intégralement financée par l'Etat qui subventionne ce « train d'équilibre du territoire » (TET), a annoncé ce vendredi 20 décembre le ministère du Partenariat avec les territoires.
Cette opération, qui comprend « la construction d'installations de maintenance adaptées à ce nouveau matériel roulant », va coûter 650 millions d'euros, a précisé le ministère. Pour rappel, celui-ci avait déjà commandé 28 rames de ce train spécialisé sur la moyenne et longue distance en 2019, pour les lignes Paris-Toulouse et Paris-Clermont.
Les trains commandés pour le Bordeaux-Toulouse-Marseille seront mis « en circulation à partir de 2028, et remplaceront les trains Corail et leurs locomotives sur la Transversale Sud », l'autre nom de la ligne, précise le communiqué du ministère. Le financement de l'investissement se fera par l'intermédiaire de l'Agence de financement des infrastructures de transports (Afit France). En outre, les 22 rames seront fabriquées sur le site CAF de Reichshoffen (Bas-Rhin), une ancienne usine Alstom.
La ligne entre Bordeaux et Marseille, longue de 680 km, est la ligne TET la plus fréquentée avec 3,9 millions de passagers en 2023, en forte croissance depuis 2019 (+47%). Il existe 14 lignes TET en France, comme le Bordeaux-Nantes, le Nantes-Lyon, ou les trains de nuit.
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Effectuant des liaisons non rentables pour SNCF Voyageurs, ces trains bénéficient de subventions publiques au nom de l'aménagement du territoire. Tout comme les Trains express régionaux (TER). Le dernier en date, lancé le 15 décembre dernier, relie Nancy à Lyon. Cette commande ferme de 22 rames vient lever une partie de l'option sur 75 rames, qui existait dans le contrat passé avec CAF, pour l'achat des 28 trains pour Paris-Clermont et Paris-Limoges-Toulouse. Enfin, cette commande a pour but d'améliorer la fiabilité de ces deux lignes, connues pour leurs retards à répétition, régulièrement dénoncés par les usagers.
Mais les rames Oxygène, qui devaient initialement être mises en service au deuxième semestre 2025, ne le seront pas avant 2027 en raison de retards du constructeur. D'après le constructeur espagnol, ces trains sont « conçus pour la moyenne et longue distance sur les lignes dites ''classiques'' du réseau ferré national ». Donc pas la grande vitesse. Ils peuvent accueillir jusqu'à dix vélos.
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Le train a la cote en France
La fréquentation des trains a augmenté de 5% en 2023 par rapport à 2022, confirmant l'appétit grandissant des Français pour ce moyen de transport, malgré une ponctualité qui se dégrade et des prix qui augmentent, selon un rapport de l'Autorité des transports (ART) publié mercredi. « Le train est le seul mode de transport ayant dépassé dès 2023 son niveau de fréquentation d'avant-crise (du Covid-19) en France », affirme l'ART, précisant que la part de voyages réalisés en train augmente (10,4%) au détriment de la voiture et de l'avion sur les liaisons domestiques.
Par rapport à 2019, la fréquentations des trains régionaux (TER) a même bondi de 21% alors que celle des TGV s'est appréciée de 6%. Il y a pourtant moins de trains qu'il y a cinq ans puisque la SNCF s'est délestée de près de 40 TGV entre-temps, même si les trains actuels offrent plus de places que les anciens.
(Avec AFP)
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