L'Etat va transférer trois lignes Intercités à la région Grand Est

Les lignes Paris-Belfort, Metz-Hirson et Reims-Dijon s'apprêtent à passer dans le giron de la région Grand Est, sous réserve de l'approbation par le conseil régional, vendredi, de l'accord conclu avec l'Etat.

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Une locomotive stationnée à Gare de l'Est, d'où partent les Intercités Paris-Belfort.
Une locomotive stationnée à Gare de l'Est, d'où partent les Intercités Paris-Belfort. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)

A l'Est, du nouveau pour les Intercités. Trois lignes de trains vont prochainement être transférées à la région Grand Est, après la conclusion d'accords avec l'Etat qui doivent être approuvés vendredi par le conseil régional, a annoncé à l'AFP son président (LR), Philippe Richert. L'accord principal concerne la ligne Paris-Troyes-Belfort, dont le déficit s'élève à 30 millions d'euros. Sont également concernées les lignes Metz-Hirson et Reims-Dijon, dont le déficit cumulé est d'une dizaine de millions d'euros.

De nouvelles dessertes en perspective

Philippe Richert juge "équilibré" l'accord trouvé avec l'Etat, qui financera 19 rames neuves et prendra à sa charge 13 millions d'euros de déficit. Celui-ci sera également compensé à hauteur de trois millions d'euros par les régions Bourgogne-Franche-Comté et Ile-de-France - également traversées par cette ligne.

Lire aussi : SNCF, quel avenir pour les trains Intercités?

"Nous pensons améliorer considérablement la rentabilité de cette ligne (...) en augmentant de façon considérable (sa) fréquentation, en offrant de meilleurs services, en offrant des dessertes mieux conçues en fonction des horaires, et en organisant l'articulation avec les TER sur l'ensemble du trajet", assure le président de Grand Est, qui évoque un gain potentiel d'efficacité "de l'ordre de 10 millions d'euros" en trois ou quatre ans.

Ces nouvelles dessertes seront effectives le 1er janvier 2018, détaille Michel Neugnot, premier vice-président (PS) de Bourgogne-Franche-Comté et président de la commission transports de l'Assemblée des régions de France (ARF) : leur élaboration se fait dans une "logique de maintien de l'ensemble des arrêts sur le parcours, il n'y aura pas de diminution de fréquence".

Le tronçon Paris-Troyes bientôt électrifié

"Le ferroviaire doit évoluer", notamment pour pouvoir concurrencer les autres moyens de transport, insiste-t-il, évoquant également l'importance d'une bonne utilisation du budget de la région : "Quand bien même on aurait de l'argent à foison, on devrait se poser cette question."

Lire aussi : L'Etat refuse de tester la concurrence ferroviaire sur les Intercités de la SNCF

Par ailleurs, dans le cadre des contrats de plan entre l'Etat et les régions Ile-de-France et Grand Est, la ligne Paris-Belfort sera électrifiée entre Paris et Troyes, pour 320 millions d'euros.

(Avec AFP)

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