Comme souvent, British Airways donne le la. Comme souvent, sa décision a de très fortes chances d'être suivie (avec du retard) par ses grands concurrents européens. Les exemples sont nombreux, le plus explicite étant celui de l'introduction en 1999 sur sa flotte long-courrier d'un lit plat et horizontal en classe affaires à bord et d'une quatrième classe entre la classe économique et la classe affaires.
Cette fois, c'est sur le moyen-courrier que British Airways casse les tabous, au moins chez les grandes compagnies traditionnelles. L'initiative ne traduit pas une montée en gamme. Elle l'est assurément sur le plan du produit mais sa monétisation peut lui donner un côté bas de gamme.
En effet, le transporteur britannique a annoncé ce vendredi qu'il allait dorénavant faire payer la nourriture en classe économique sur ses vols court et moyen-courriers, comme le font les compagnies low-cost, ou quelques compagnies classiques comme SAS dans la classe tarifaire la plus basse de la classe économique. Aujourd'hui, un sandwich et une boisson sont compris dans le prix du billet de la compagnie britannique. De quoi conforter les craintes de certains observateurs qui estiment que l'arrivée à la tête de British Airways de l'ancien PDG de Vueling, Alex Cruz, allait « low-costéïser » la compagnie britannique.
British Airways justifie en effet sa décision par une consultation de ses clients, qui lui ont, selon elle, répondu dans l'ensemble préférer une offre de meilleure qualité payante plutôt que des sandwiches gratuits. La compagnie a noué un partenariat avec l'enseigne Marks and Spencer.
En effet, faire payer la nourriture à bord n'est pas synonyme de baisse de qualité. L'exemple de Transavia (ou d'autres low-cost) en témoigne. Les produits de la filiale à bas prix d'Air France sont de bonne qualité.
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"Les nouveaux menus de British Airways, qui vont remplacer les snacks offerts jusqu'à présent, comprendront des offres tirées d'une sélection de M&S Food", sur les vols de moins de cinq heures, a expliqué la compagnie dans un communiqué diffusé jeudi. Le catalogue mettra à disposition des mets et plats à des prix échelonnés de 1 à presque 5 livres (1,15 à 5,80 euros), ainsi que des boissons non alcoolisées et alcoolisées payantes aussi.
Cette décision va dans le sens de l'Histoire. Aujourd'hui, le client veut en effet du sur-mesure et ne veut payer que pour ce qu'il consomme. Cette tendance qui s'est généralisée sur le court et moyen-courrier est en train de toucher le long-courrier.
Le nouveau système entrera en vigueur à partir du 11 janvier pour les vols au départ des deux principaux aéroports de Londres, Heathrow et Gatwick, avant d'être étendu. Les passagers de la classe affaires continueront d'avoir un menu spécial servi sans avoir à payer de supplément.
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