Le gouvernement s'engage à soutenir aussi la SNCF

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(Crédits : POOL New)
Elisabeth Borne a donné un nouveau feu vert à un éventuel plan d'aides, dans le but, a-t-elle expliqué, de maintenir "des offres de train à des prix abordables". Il reste à déterminer les contours de ce "geste financier", notamment avec les entités publiques qui gravitent autour de la compagnie ferroviaire.

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a promis vendredi 19 juin que la SNCF serait soutenue par l'Etat pour l'aider à surmonter la crise du coronavirus.

"La SNCF a aussi subi des grosses difficultés financières du fait de la crise, son trafic est tombé très bas (...) bien évidemment on va aussi aider la SNCF à surmonter cette crise", a indiqué Mme Borne au micro de France Info.

Le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a estimé à 4 milliards d'euros la perte de recettes lié à la crise sanitaire, et en a appelé à l'aide de l'Etat, qui a déjà soutenu Air France par des prêts et des garanties totalisant 7 milliards.

Tandis que l'État est le premier actionnaire de la compagnie ferroviaire, le PDG  avait alors envoyé un message explicite au gouvernement début mai : « Je crains que notre bilan, notre endettement soit trop important (...) La notion d'un plan d'aides à la SNCF ne me paraît pas déraisonnable ». « L'effet sur l'emploi pourrait se jouer essentiellement sur le niveau d'embauches de la SNCF, qui est un des premiers recruteurs de France », insistait un porte-parole.

Lire aussi : Après Air France et Renault, la SNCF appelle aussi l'Etat à la rescousse

Un appel auquel la ministre a répondu aujourd'hui :"Evidemment on veut que la SNCF puisse continuer à pouvoir proposer des offres de train à des prix abordables par tous et qu'on continue la modernisation du réseau qui est indispensable", a poursuivi Mme Borne.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a déjà indiqué lundi que l'Etat ferait un "geste financier" envers la SNCF pour l'aider à faire face à la perte de recettes liée à la crise.

"Il y aura un geste financier de l'Etat, qu'il soit directement auprès de la SNCF ou qu'il soit auprès des institutions qui travaillent avec la SNCF", comme les régions, a précisé M. Darmanin.

Déjà cet hiver, l'entreprise ferroviaire a accusé une perte d'un milliard d'euros à la suite des grèves qui ont duré un mois et demi. Elle a aussi enregistré des surcoûts liés par exemple à la recherche d'un substitut pour le glyphosate pour désherber les voies. Avec l'arrêt de l'activité décidé pour stopper la pandémie, la SNCF a perdu "plus de quatre milliards d'euros à la SNCF, estimait également le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Lire aussi : Malgré le Covid-19, la SNCF signera son entrée le 13 sur le marché espagnol

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Commentaires
a écrit le 22/06/2020 à 21:31 :
Ou la on oublier vite les 6 mois de greve ... Mais pas question d'oublier la réforme des retraites... Les 3500 á 5000 euro par mois pour les cheminots .... Un SMICAR sa resoivent tout juste 800 euros ... Donc tous vas bien.
Scandale tous sa ... Mais bon , îls ne faut pas le dire.
a écrit le 21/06/2020 à 10:37 :
Ce qui rend ce gaspillage d'argent public massif envers le secteur aérien privé encore plus incompréhensible.
a écrit le 21/06/2020 à 9:03 :
Il faut recréer deux entités l’une qui assure l’entretien des voies et bâtiments et publique ou par délégation et ´autre qui s’occupent des trains mais privatisée et soumises à la concurrence
a écrit le 20/06/2020 à 5:03 :
France, tonneaux des Danaides....
a écrit le 19/06/2020 à 20:31 :
La SNCF c' est 15 milliards par an, versé par l' état pour le déficit, les subventions, les retraites, les pertes dues au grêves, les CE millionnaires, etc....soit 1000 euros par an et par foyer fiscal, et donc 2000 euros car la moitié n' en paye pas;
(source FIPECO, Mr Ecalle ancien magistrat à la cours des comptes, chiffres 2018).

Maintenant Imaginez cet argent qui part en fumée mis dans les hôpitaux, pour les soignants, les médicaments, ....chercher l' erreur.
Réponse de le 20/06/2020 à 8:15 :
2017 ;

Sur les six premiers mois de 2017, avant de devenir ministre des Armées, Florence Parly a touché 80% de sa rémunération annuelle prévue auprès de son employeur, la SNCF. Ses émoluments la placent au premier rang des ministres les mieux rémunérés.La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros... et pourrait atteindre les 63 milliards en 2026. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic.
Réponse de le 20/06/2020 à 14:20 :
c' est vrai mais sans cet argent l' équation est simple:
soit c' est les clients qui payent via une augmentation rtes importante des prix des billets , soit c' est le privé qui prend le relais mais qui n' a pas la surface et l' envie financière de prendre en charge le réseau dont l' entretien coûte annuellement déjà 4,7 milliards par an...pour rappel la raison de la création de la Sncf en 1937 : la faillites des compagnies privées qui n' étaient plus capable de faire fasse aux investissements et dépenses opérationnelles...par contre il est scandaleux que de personnes gagnent ces montants de salaire quand une guichetière ou un agent de gare perçoit 1690€ net prime de dimanchejours fériés -heures de nuit( aprés 21h)comprises....
a écrit le 19/06/2020 à 17:31 :
SCANDALEUX !!! 50 milliards et plus de dette récupéré par l'état pour cause gestion catastrophique et d'une productivité lamentable des cheminots dont leur caisse de retraite déficitaire comblée par le privé, 300 millions de perdu pour la dernière grève que les contribuables vont remboursés... Elisabeth Borne ferait mieux de couler la SNCF qui vide les caisses de l'état depuis 65 ans et ouvrir le réseau des chemins de fer à la concurrence en urgence !!! Avec la crise actuelle l'endettement de la France est stratosphérique cela ne suffit pas qu'il faut encore en remettre une couche dans des entreprises publiques déficitaires en permanence à l'exemple d'Air France aux méthodes et à la gestion d'un autre temps.

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