Après Air France et Renault, la SNCF appelle aussi l'Etat à la rescousse

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Jean-Pierre Farandou, le Pdg de la SNCF.
Jean-Pierre Farandou, le Pdg de la SNCF. (Crédits : Reuters)
Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a esquissé samedi la perspective d'un plan d'aides de l'Etat pour soutenir la SNCF, à qui la crise sanitaire a déjà coûté deux milliards d'euros, et envisagé des suppressions de postes.

h[Article mis à jour à 19h02 avec la réaction des syndicats]

"On est à peu près à deux milliards d'euros de chiffre d'affaires qui nous manquent" en raison de l'épidémie. Jean-Pierre Farandou, le Pdg de la SNCF, est revenu sur France Inter, samedi 2 mai, sur le "choc violent" qui frappe l'entreprise, déjà fragilisée par un milliard d'euros de manque à gagner à cause de la grève contre la réforme des retraites.

"Ce sont des chocs importants d'une ampleur qu'on n'avait jamais connue. La maison tient bien, mais nous allons réduire les investissements puisque notre situation financière est plus difficile, nous allons serrer les coûts de fonctionnement, jouer sur le fond de roulement, sur la titrisation de certaines créances", a-t-il précisé.

Lire aussi : Soutien à Air France : les autres compagnies françaises veulent un traitement équitable

Un plan d'aides à la SNCF ? "Cela ne me paraît pas déraisonnable"

Et "je crains toutefois que notre bilan, notre endettement soit trop important (...). La notion d'un plan d'aides à la SNCF ne me paraît pas déraisonnable", a-t-il dit, pour "restaurer complètement la balance de notre entreprise", rappelant que l'Etat était son principal actionnaire et qu'il y a eu des plans d'aides pour Air France et Renault.

"La thématique (de l'emploi) est sur la table", a aussi prévenu Jean-Pierre Farandou. "Si la reprise est lente et si nous produisons moins de trains que par le passé, il ne sera pas anormal ou illogique d'ajuster le niveau d'emploi au volume d'activité", a-t-il dit.

"Ce n'est pas un sujet tabou", a-t-il souligné, ajoutant qu'il serait examiné "le moment venu en toute transparence avec les organisations syndicales". "Il est encore trop tôt pour calibrer exactement les chiffres".

"L'effet sur l'emploi pourrait se jouer essentiellement sur le niveau d'embauches de la SNCF, qui est un des premiers recruteurs de France", a précisé à l'AFP un porte-parole de la compagnie.

Lire aussi : La SNCF veut rassurer pour éviter que la voiture soit la grande gagnante de la peur du Covid-19

Le déconfinement, un gros défi pour la SNCF

Comme les autres opérateurs de transports publics, l'entreprise ferroviaire est aussi confrontée au défi du déconfinement : appliquer de strictes règles de distanciation après le 11 mai, ce qui réduira drastiquement ses capacités au moment où la fréquentation devrait reprendre.

La SNCF va s'attacher à faire "rouler le maximum de trains" de la vie quotidienne (TER, Transiliens), a indiqué M. Farandou: 50 à 60% dès le 11 mai, "75% à la fin du mois de mai et on espère être à 100% tout début juin".

En revanche, dans la lignée des consignes gouvernementales limitant les déplacements à plus de 100 km de son domicile, "peu de TGV" circuleront, avec une place sur deux d'occupée, "pour assurer la reprise de la mobilité professionnelle entre la province et Paris, pour faire en sorte aussi que les Français qui souhaitent aller par exemple aider leurs parents à l'autre bout de la France puissent le faire".

Le PDG de la SNCF a réitéré son appel à prolonger au maximum le télétravail, étaler les heures d'arrivées dans les entreprises pour éviter la saturation. Il a aussi demandé l'aide des pouvoirs publics pour "contrôler l'accès aux gares".

Lire aussi : Malgré le Covid-19, la SNCF signera son entrée le 13 sur le marché espagnol

Les syndicats montent au créneau

Les propos du PDG de la SNCF sur l'emploi du groupe ont fait vivement réagir les syndicats. "Diminuer le niveau d'emploi serait une erreur impardonnable", a estimé dans un communiqué la CFDT, disant s'opposer "à toute logique qui ferait payer la facture aux cheminots".

"C'est l'Etat qui force la SNCF à faire rouler les trains en dessous de leur seuil de rentabilité", a insisté sur RTL Eric Meyer, secrétaire fédéral de Sud Rail, en appelant l'Etat à prendre ses "responsabilités". "En aucun ce n'est aux salariés de payer la facture", a-t-il ajouté.

Ces derniers jours, le gouvernement a semblé ouvert à un soutien, tout en restant vague sur les modalités d'une aide éventuelle. "Il y a (...) un besoin de rephaser la trajectoire financière du groupe public", a déclaré le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. "On va regarder comment on peut assurer que la SNCF garde bien ses moyens d'investissement", a assuré de son côté la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne.

Le déconfinement, fixé au 11 mai, est un soulagement modeste pour la SNCF, qui va devoir réduire drastiquement ses capacités pour faire respecter les mesures de distanciation.

"Quand vous limitez à la fois le nombre" de trains et "le nombre d'usagers qui peuvent être présents, forcément vous réduisez considérablement les recettes de l'entreprise", a insisté samedi Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, en appelant sur BFMTV à une "compensation financière de l'Etat".

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Commentaires
a écrit le 04/05/2020 à 10:52 :
La SNCF un gouffre financier plus de 50 milliards de dette l'année dernière et rebelote l'état refinance à perte ! L'état doit demandé des contre-parties et mettre fin à la gestion calamiteuse de la sncf et de ses bras cassés de cheminots champion mondial des grèves et de la faible productivité et du service calamiteux. Air France, RATP, EDF, CHU... cela suffit de balancer de l'argent à perte. Les administrations et entreprise publiques doivent être gérés comme dans le privé !!!!
a écrit le 04/05/2020 à 9:53 :
La Poste, la RATP, les Chantiers Navals, tous les "losers" de la Republique se bousculent au portillon.. il est temps de faire tomber quelques tetes..
a écrit le 03/05/2020 à 14:03 :
C'est une entreprise qui coute très chère aux contribuables depuis des décennies avec des résultats inefficients à tous les niveaux : des grèves en permanence, aucune ponctualité dans la durée, et donc, le raz le bol des usagers dont on se fout royalement, etc...
Rien a changé fondamentalement et cela va continuer comme d'habitude.
C'est le mal français...à quand un service de train à la japonaise !
Réponse de le 03/05/2020 à 20:09 :
La Syndicratie d'Air Grève et SNCF
se frotte les mains : elle obtiendra par grèves, sa part de Milliards
a écrit le 03/05/2020 à 13:50 :
Rien ne presse , surtout pas les macrqqonneries . La dépression est partie , on a signé pour 10 ans de difficultés considérables . La crise de 29 à été réglée par le réarmement de la seconde guerre mondiale . Même le New deal Roosevelt s 'y est brisé . Le réarmement et la 2eme guerre mondiale nous ont sorti de l 'orniere et ...arrivèrent les 30 glorieuses
Réponse de le 03/05/2020 à 19:38 :
"on a signé pour 10 ans de difficultés considérables ".

L'année du rat métal débute un cycle de 12 ans.
a écrit le 03/05/2020 à 11:28 :
Une aide, pourquoi pas, mais se référant à Air France et Renault pour l'obtenir, je signale qu'Air France a conclu un contrat avec l'Etat.
Personnellement, en tant que contribuable, je verrai d'un bon oeil d'en établir un avec la SNCF, à savoir: Revoir l'exercice du droit de grève, et le calquer sur celui de la Fonction Publique Hospitalière, à savoir: 50% de l'effectif au travail par journée d'action, avec application de l'assignation au travail pour atteindre ce pourcentage.(Je connais, j'y ai exercé 46 ans et 4 mois)
Comme la FPH, la SNCF est une entreprise au service du public.
a écrit le 03/05/2020 à 10:23 :
UNE aide oui mais sous condition de l'abolition des privilèges ;salaire des dirigeants ,privileges retraite ,privileges exemple tous les voyages gratuits à toute la famille,privileges CE , etc etc
Réponse de le 03/05/2020 à 11:21 :
Moi je serait pour que le patron divise sont salaire par au moins 4...
Réponse de le 03/05/2020 à 16:07 :
A ce train là, vous ne trouverez plus personne pour diriger ces mastodontes publics bcp plus complexes à gérer que des boîtes privées avec une quasi cogestion syndicale omniprésente et une mainmise de l'Etat omnipotent ds la gestion et les choix stratégiques.
Ddez à Pepy ce qu'il en pense.
Réponse de le 03/05/2020 à 17:05 :
MATHEO , je ne connais pas votre activité salariée mais je suppose que vous êtes sur le front depuis le début du confinement ...
Quand vous évoquez le terme de "privilèges" , vous vous trompez d'époque (peut-être 1789 ...).
Il y a quelques années encore , les départs à la retraite de nombre de salariés se faisaient aux alentours de 55 ans voire avant (infirmières, enseignants, mineurs,...).Les cheminots étaient de ceux-là mais ce temps là est révolu.
Désormais , pour obtenir une retraite à taux plein , il faut avoir cotisé 42 ans.
Concernant le "train gratuit" , je vous renvoie à de nombreux autres métiers qui ne semblent pas éveiller votre "attention" (le boulanger paie t'il sa baguette quotidienne ? Le boucher paie t'il son bifteck ?) Sachez seulement que lorsque les enfants atteignent leur majorité , s'en est fini de ces facilités de circulation et que nous prenons aujourd'hui le train 2 ou 3 fois par an , le reste du temps la voiture étant de rigueur.
Concernant les "privilèges du CE" , je vous invite à y voir de plus près.Certes , les offres sont , a priori , intéressantes mais liées au quotient familial donc d'un intérêt vite limité.
Ah oui j'oubliais de vous dire : je travaille à la SNCF depuis l'âge de 17 ans.J'en ai 57 aujourd'hui soit 40 ans de carrière.Si je veux prétendre à une retraite à taux plein, il me faudra atteindre 59 ans soit après 42 ans de service révolues.Je pars deux fois par an en vacances (1 semaine en hiver et 2 semaine en été ) soit en formule de particulier à particulier (le "bon coin" le plus souvent) soit avec des prestataires de type "vente privée" faute de disponibilités dans les centres de vacances CE SNCF. En 40 ans , j'ai bénéficié en tout et pour tout de 2 séjours CE à la mer (à la naissance de nos deux enfants).Quant à la partie salariale et si cela peut vous conforter dans votre regard d'un monde "d'après" , sachez que les jeunes embauchés au collège exécution se voient octroyer une indemnité afin d'atteindre ... le SMIC.
Si tous ces éléments ne suffisaient pas à votre compréhension , je vous suggère de déposer votre CV afin d'intégrer la SNCF (vous avez le choix désormais entre 5 sociétés anonymes).
J'ai oublié de vous dire que nombre de cheminots continuent de travailler depuis le début du confinement comme d'autres salariés.Ainsi , près de 60% des trains de FRET roulent jour et nuit afin d'approvisionner les grosses entreprises et la grande distribution donc votre pour quotidien.
J'espère que vous continuez en ce moment à œuvrer pour la bonne marche de la maison FRANCE ...
Réponse de le 04/05/2020 à 8:32 :
@Bioman

"Il y a quelques années encore , les départs à la retraite de nombre de salariés se faisaient aux alentours de 55 ans voire avant (infirmières, enseignants, mineurs,...)"

Tu peux rajouter près de 4 millions de salariés du privé qui sont partis dans les années 90/2000 à 55 ans voir avant en particulier dans les grands groupes dont beaucoup de cadre et du management.Une population plutôt discrète puisque en retraite aujourd'hui ,elle souhaite dans les sondages que les générations suivantes se tapent un âge de départ en retraite à 64 ans.
Réponse de le 04/05/2020 à 8:53 :
"de la chose", je confirme votre propos.Nombre de salariés du privé (et tant mieux pour eux ) sont partis en retraite dans les années 2000 vers l'âge de 50 ans.Pour illustrer mon propos , je garde en mémoire un cadre de GDF-SUEZ qui lors du mariage en 2008 de son entreprise avec le géant Belge ELECTRABEL afin de constituer le numéro de l'énergie Européen (ENEGIE) est parti en préretraite à l'âge de ... 50 ans car il fallait "dégraisser" proprement avant la fusion.C'était en 2008 et le président de l'époque était N.Sarkozy initiateur de plusieurs réformes des retraites (comme bien d'autres).Dans le genre "fais ce que je dis et pas ce que je fais..." on a vu mieux.
J'engage le dénommé Matheo à postuler dans l'une des entreprises publiques (la Poste , SNCF, éducation nationale, ...) où l'herbe semble plus verte qu'ailleurs.On en reparlera à partir du 11 mai où il faudra à ces salariés "privilégiés" faire respecter les règles sanitaires à un public en nombres dans un environnement où le virus sera toujours actif...
a écrit le 03/05/2020 à 9:24 :
Si le confinement est prolongé au delà du 11 Mai c'est toutes les entreprises que l'état devra aider. Vive Macron qui comme Louis XIV aura ruiné la France.
Même Melancon n'y arriverait pas aussi vite.
a écrit le 03/05/2020 à 9:14 :
poursuivons la logique de notre ministre des finances
air France doit céder sur les lignes intérieur face a la sncf
ce qui dans l'immédiat peut se comprendre mais poursuivons cette logique
ou sont les promesses de la sncf du ferroute le transport des camions par la dite sncf
oublie malgré les sommes perçu alors
et investi dans l'immobilier aux états unis cher a l'ex pdg
et combien de personne vont se retrouver sans emploi
pour un caprice d'un ministre
a écrit le 03/05/2020 à 9:11 :
Laissez l'euro naufrager. Pas plus des dettes pour le gouvernement, pas plus de valeur des retraits exhorbitants.
a écrit le 03/05/2020 à 3:15 :
Après cette crise , il faudra passer à la vitesse supérieure : automatiser toutes les lignes , recours systématique au télétravail avec au moins 3 jours par semaine et la possibilité de le faire dans sa résidence secondaire... et le plus important , revoir le management de ce pays avec ses élites consanguines ,sans vision qui appliquent telles des robots des recettes éculées... Leur formation est obsolète , on a beson de Steve jobs en France, pas de technocrates ou de patrons acoquinés avec le pouvoir politique qui détruisent nos fleurons industriels pour toucher leur bonus ...
a écrit le 02/05/2020 à 22:06 :
Les aides aux entreprises doivent faire l'objet de contreparties, notamment écologiques ou d'emploi de travailleurs français.

Cela n'a pas été évoqué dans le cas de Renault, dont les bureaux d'études et la production ont été largement délocalisés à l'étranger.

Trump impose aux constructeurs automobiles américains de relocaliser leur production. En France, on les finance pour produire dans les pays de l'Est ou au Magreb.
a écrit le 02/05/2020 à 19:44 :
On va pouvoir tester le degré d'évolution de Macron.

Normalement, dans le monde d'après, les transports polluants (avion, voiture, camions...) devaient être sévèrement réduits pour assurer à court terme la survie de notre biotope.

Ce qui devrait logiquement se traduire par la réduction des aides au transport aérien et des véhicules non électriques. Le transport de masse devant être assuré par le rail et les véhicules propres (H2, électrique, hippomobile, trotinette...).

On va voir très vite si le gouvernement est capable de rebondir sans foutre en l'air les bénéfices écologiques indéniables liés au confinement, ou s'il causera un rebond des émissions polluantes de tout type (déchets, bruits, gaz, destructions de biotopes) au détriment du vital.
Réponse de le 02/05/2020 à 20:54 :
Ah oui

Les voitures électriques et à hydrogène seraient propre
Révisez vos données
L électrique avec des batteries faites en chine dans les pires conditions humaines et de pollutions
Il faut 10 ans pour amortir là batterie et elle est HS à ce moment là
Quand à l électricité verte qui devrait les recharger c’est de la théorie. Le solaire et le vent ne rechargeront jamais le parc ...

Pour l hydrogène c est encore pire
Toute l hydrogène est faite à partir de combustible fossile avec des rendements inférieur à 50%
L hydrogène est peut-être l’avenir mais il y a tellement de problèmes à régler que c’est de la fiction
Réponse de le 03/05/2020 à 11:33 :
Ni Superman, ni Dieu pourraient éviter un rebond des emission polluantes après deconfinement.
A' la place de Macron vous ne pourriez rien faire non plus. C'est sur le long terme que ça se fait.
a écrit le 02/05/2020 à 19:43 :
Les mauvais élèves déjà avant la crise, sous perfusion étatique pour assurer leur train de vie délirant se voient encore plus dépourvus et se retournent logiquement vers l'état pour pérenniser leur gabegie, le tout sans contrepartie. Alors qu'aucune grande entreprise française du CAC 40 (en dehors de Renault) n'a fait part de son intention de demander le soutien de l'état, mieux Airbus l'a même refusé, préférant se financer sur les marchés.
Réponse de le 03/05/2020 à 7:52 :
Quelle différence entre émettre des obligations rachetées directement par la BCE ou etre refinancé par l'état?Le CAC 40 utilise l'un ou l'autre a l'exception peut etre de Vuitton et L'oréal qui ne vivent pas de la commande publique.
a écrit le 02/05/2020 à 18:36 :
Le Coronavirus est vraiment un allié du gouvernement. Le déficit va devenir insurmontable. Et comme le plan gouvernemental ne tenait pas la voie, le Gvt va bénéficier de ce prétexte pour liquider la SNCF. Explication: la privatisation de certaine portions du réseau était impossible. Des sociétés privées n'auraient jamais voulu de lignes non rentables. Il était hors de question de subventionner, encore plus, les petites lignes (la disparition des recettes des lignes privatisées nécessitait encore plus de subventions pour les lignes restantes).
L'excuse des pertes, liées au Covid 19, va déclencher une vague de fermeture de lignes. Apportant ainsi la preuve que le projet du gouvernement était pipé dès le départ. Un plan "sauvé" par le gong (Covid). Certaines personnes n'auront plus qu'à prendre le car (quand il y en a) ou sa voiture (quand elles en ont) et tant pis pour les transports "verts".
Second scénario: l’État suspend la "mise en concurrence" (en fait la disparition cachée de l'entreprise publique) et amène la preuve -par l'absurde- que le projet de "concurrence" était un prétexte pour privatiser les lignes rentables, subventionner quelques ligne indispensables et fermer toutes les autres.
a écrit le 02/05/2020 à 18:16 :
"Le PDG de la SNCF a réitéré son appel à prolonger au maximum le télétravail, étaler les heures d'arrivées dans les entreprises pour éviter la saturation".

On peut serrer les éclisses à distance ,maintenant ?
a écrit le 02/05/2020 à 16:53 :
Comme toute entreprise, si la SNCF n'a pas de client elle ne gagne pas d'argent. Par contre les charges continuent à courir (entretien des rames, du réseau etc...) Et comme, c'est l'état qui a fixé le nombre de trains circulants pendant le confinement, il est normal que celui compense le manque à gagner. IL y a aussi fort à parier que pour les trains de la banlieue parisienne et les TER, les régions refusent de payer entièrement leur contribution annuelle qui sert à rémunérer le service effectué.
De toute façon, toutes les compagnies de transports vont être touchées. Les compagnies aériennes françaises autres que air France et qui pourtant sont complétement privées demandent à être traitées comme Air France.
Par contre, l'ouverture à la concurrence pour le ferroviaire n'est pas pour demain. Avec un trafic qui sera dégradé pendant des mois, voir pendant une ou deux années on voit mal le privé investir dans le chemin de fer. C'est la que l'on voit que l'état est indispensable dans certains domaines.
Réponse de le 04/05/2020 à 19:13 :
En êtes vous si sur ? La SNCF a acté son début d'activité en Espagne en plein confinement. Deutsche Bahn, ou Renfe pourraient très bien faire de même. Transdev aussi. Peut être qu'il est enfin temps de distinguer l'infrastructure, qui est le bien national, de l'exploitant de ligne. Au même titre que l'aéroport CDG est (et devrait rester) le bien national, mais que la compagnie exploitante est un privé.
a écrit le 02/05/2020 à 14:19 :
Solution : augmentation des tarifs de 10 pour cent et faire disparaître les lignes non rentables, service public ne veut pas dire gouffre financier.
a écrit le 02/05/2020 à 14:12 :
La goutte d'eau qui fait déborder le vase; l'état doit être en charge du réseau, mais pas du transport. Ouverture totale à la concurrence, et que la SNCF dégrossisse ses équipes, et s'alignent sur les performances du privé. Les citoyens n'ont pas à financer les caprices du personnel, qui depuis bien trop longtemps nous fournit un service lacunaire, aléatoire, et de mauvaise grace. Mais que le personnel licencié ne s'inquiète pas: il trouvera certainement à travailler, s'il est qualifié, pour des opérateurs privés jusqu'à la limite légale de travail qui sera portée à 65 ans... Notons que toute perte future (cela fait depuis la fin de la guerre que la SNCF est en pertes..) sera du ressort des privés s'ils ne sont pas capables de gérer correctement leurs équipes, et c'est bien ainsi.
Réponse de le 03/05/2020 à 10:37 :
et en grande bretagne ça c'est bien passé la privatisation du rail?
Réponse de le 04/05/2020 à 19:16 :
Bien d'accord. Une crise est normalement le moment de faire pivoter les organisations pour qu'elles s'adaptent. AF, SNCF, autant de zombies qui cherchent juste à être sauvées par les deniers publics sans concéder aucune réforme. Ils sont où les syndicats si prompts à dénoncer leur hiérarchie ? Ils se cachent bien derrière en espérant que le boss pourra aller sauver les fesses de tout leur petit monde.
a écrit le 02/05/2020 à 14:11 :
fallait s'y attendre qu'après air france la sncf fera ègalement appel à l'état de même que renault, en plus il en reste quelques uns comme la ratp et edf qui sont à l'affût et j'en oublie certainement.Nos économies de citoyens pour ceux qui en ont et leur nombre se réduit
comme peau de chagrin seront mis à rude épreuve dans les années à venir .
a écrit le 02/05/2020 à 14:10 :
Si jamais il faut ENCORE les subventionner Il faudrait d'entrée y mettre une clause d'interdiction de grève à la SNCF. Y en a marre de ces nababs irresponsables.
Réponse de le 02/05/2020 à 17:29 :
." Y en a marre de ces nababs irresponsables".

Effectivement :

Souvenir :

Sur les six premiers mois de 2017, avant de devenir ministre des Armées, Florence Parly a touché 80% de sa rémunération annuelle prévue auprès de son employeur, la SNCF. Ses émoluments la placent au premier rang des ministres les mieux rémunérés.La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic.
a écrit le 02/05/2020 à 14:06 :
Il supprime des postes alors que la situation exige de multiplier les moyens de transport et que l'état subventionne. Comprends pas !!
a écrit le 02/05/2020 à 13:50 :
J'ai utilise la SNCF plusieurs fois entre Grenoble Lyon et Saint Etienne quand j'etais la bas et les services etaient au top.TER et les TGVs sont supers.Sncf tres bonne entreprise jsuis tres content d'eux
a écrit le 02/05/2020 à 13:47 :
Cette crise touche tout le monde, la SNCF aussi. Tout le secteur du transport est impacté.
Faire respecter les règles barrières dans le transport est draconien, voire drastique. Celà frise le casse tête permanent. Crise catastrophique dans le secteur automobile et dans les transports ( train, avion, cargo,etc). L'Etat est un formidable amortisseur à la crise economique. Ne pas compter que sur le pétrole. Penser aussi au futur de l'energie, l'hydrogène et l'electricité.
a écrit le 02/05/2020 à 13:07 :
L'état n'a qu'à payer EUR 50-60MM et tout les problèmes pour la SNCF auront disparus.
a écrit le 02/05/2020 à 13:06 :
Existe-t-il, dans le monde, une entreprise de transport ferroviaire bénéficiaire non suventionnée?
a écrit le 02/05/2020 à 12:40 :
Le contribuable prend déjà une bonne partie de la dette Sncf. Pas question de redonner du fric sans conditions draconiennes.
Réponse de le 02/05/2020 à 13:52 :
Les français semble sciemment ignoré que ce ka sncf... c est l état en fait :
Principal et unique actionnaire ... donc normal qu i l assume son rôle actionnaire
Aucune compagnie ferroviaire de dimension nationale ou de la taille de la SNCF n est rentable ou bénéficiaire dans le monde
Seule la gestion d’une ligne peut m être ... mais au détriment des autres lignes
Le Japon est souvent montré en exemple mais ses compagnies ferroviaire sont 4 fois plus endettées que la SNCF...
Équation pas facile à gérer
Réponse de le 02/05/2020 à 13:54 :
Les français semble n’y sciemment ignorer que la sncf... c est l état en fait :
Principal et unique actionnaire ... donc normal qu i l assume son rôle actionnaire
Aucune compagnie ferroviaire de dimension nationale ou de la taille de la SNCF n est rentable ou bénéficiaire dans le monde
Seule la gestion d’une ligne peut l ´être ... mais au détriment des autres lignes
Le Japon est souvent montré en exemple mais ses compagnies ferroviaire sont 4 fois plus endettées que la SNCF...
Équation pas facile à gérer
Réponse de le 02/05/2020 à 16:05 :
Précisez aussi que la SNCF est née de la fusion de multiples entreprises privés qui étaient tous endetter...
Comique... si on doit privatiser je pense qu'a un moment on va retourner à la formation d'un unique gestionnaire public donc SNCF bis à terme vus que le privée ne fait pas forcément mieux.
a écrit le 02/05/2020 à 12:28 :
Non merci, pas de soutien aux grévistes qui veulent qu'on leur paie leur retraite dérogatoire. La Nation n'a pas à soutenir ceux qui ne participent pas à l'effort commun et gênent tout le monde en plus
Réponse de le 02/05/2020 à 14:03 :
Vous semblez ignorer ou oublier que la retraitée des cheminots est en lien avec le contrat de travail ( c est un alinéa du contrat de travail comme chez certains secteursdu privé pour l’Es cadres :sur- retraites complémentaires , retraites chapeaux etc..).il n t a pas de retraites complémentaire à la SNCF comme chèvre EDF car cela obligerait leur employeur ( donc l état) a sortie légalement quelques millliards de cotisations sociales et retraites supplémentaires ...
On peut toujours modifier les règles du contrat de travail mais ça obligerait l employeur - comme dans le privé - à faire signer un avenant au contrat de travail, que les cheminots - on oeut comprendre- ne signeraient pas bref l impasse ...
Réponse de le 02/05/2020 à 17:39 :
@Brehat : c'est bien ça, quand on se soustrait au droit commun, on ne demande pas le soutien de tous, il faut choisir. Donc SNCF, non merci...
Réponse de le 02/05/2020 à 22:03 :
Réponses Bréhat: on est en état d'urgence. Il suffit d'une ordonnance pour résoudre les problème de contrat de travail SNCF. Il est temps aussi de se poser la question si le transport en commun est encore viable.
a écrit le 02/05/2020 à 12:23 :
Encore de l'argent public pour tous les privés qui ont envahi ce secteur massacré, aussi de ce fait, par les politiciens, qui, si les gens ne l'adoraient pas, aurait disparu depuis belle lurette.

Et on ne devrait pas tarder à entendre la CGT gueuler histoire de bien confirmer cette vaste association de malfaiteurs: propriétaires de capitaux et d'outils de production, politiciens et syndicats.

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