Grève et coronavirus ont coûté 4 milliards d'euros à la SNCF, estime Djebbari

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Si l'offre de transport a beaucoup baissé pendant le confinement, la fréquentation s'est effondrée beaucoup plus fortement, ce qui a augmenté les coûts par passager transporté.
Si l'offre de transport a beaucoup baissé pendant le confinement, la fréquentation s'est effondrée beaucoup plus fortement, ce qui a augmenté les coûts par passager transporté. (Crédits : Charles Platiau)
Si le secrétaire d'État aux Transports a affirmé qu'il n'y aurait pas de répercussion sur les prix - "on ne se rattrape pas sur les clients", dit-il -, la SNCF n'exclut pas des suppressions de postes pour faire face à la situation.

La grève contre la réforme des retraites cet hiver et l'épidémie due au coronavirus ont fait perdre "plus de quatre milliards d'euros à la SNCF, a affirmé ce jeudi le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Après la grève qui a coûté un milliard d'euros, des surcoûts liés par exemple à la recherche d'un substitut pour le glyphosate pour désherber les voies et surtout, avec l'épidémie, l'effondrement du nombre de passagers et des mesures sanitaires coûteuses, les pertes pour la SNCF, sont évaluées "au total, à date aujourd'hui, à un peu plus de 4 milliards d'euros", a-t-il déclaré sur franceinfo.

Sollicitée par l'AFP, la SNCF n'a pas fait de commentaire sur ces chiffres.

Un bilan du secteur prévu à la rentrée

"L'ensemble des opérateurs de transports sont dans une phase où ils ont creusé beaucoup de pertes", avec peu de recettes, a-t-il noté.

Pas question pour autant d'augmenter les tarifs selon lui, "on ne se rattrape pas sur les clients".

Les discussions sur la situation financière des opérateurs de transports auront lieu "une fois qu'on sera en mesure de faire le bilan solide, chiffré, des pertes de la SNCF, de la RATP et l'État a dit qu'il sera présent", a-t-il assuré.

"Dès la rentrée nous aurons probablement la capacité de dresser un bilan à peu près objectif", a ajouté M. Djebbari.

Lire aussi : Reprise économique: les transports publics refusent d'être les dindons de la farce

L'État appelé à la rescousse

Les élus chargés des transports publics, réunis au sein du Groupement des autorités organisatrices de transport (Gart), demandent que l'État compense les 4 milliards d'euros de pertes de revenus dues au coronavirus, dont une bonne moitié en Île-de-France.

Si l'offre de transport a beaucoup baissé pendant le confinement, la fréquentation s'est effondrée beaucoup plus fortement, ce qui a augmenté les coûts par passager transporté.

La SNCF n'exclut pas des suppressions de postes. Selon Jean-Baptiste Djebbari, "il y aura une discussion avec les syndicats, pas tant sur les suppressions d'emplois mais sur l'ajustement des recrutements, des non-remplacements. Il y a un devoir d'appréciation de la réalité et de la situation".

Lire aussi : Après Air France et Renault, la SNCF appelle aussi l'Etat à la rescousse

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Commentaires
a écrit le 06/06/2020 à 12:50 :
baisse des salaires demandée aux salariées !!!le monde d' après c' est de savoir à nouveau faire tourner dans le bon sens la planche à billet à chacun puisse avoir un boulot puisse acquérir sa maison avec un peu de jardin pour y planter des salades
a écrit le 06/06/2020 à 12:50 :
baisse des salaires demandée aux salariées !!!le monde d' après c' est de savoir à nouveau faire tourner dans le bon sens la planche à billet à chacun puisse avoir un boulot puisse acquérir sa maison avec un peu de jardin pour y planter des salades
a écrit le 04/06/2020 à 15:07 :
Vraiment c'est le moindre des soucis de la SNCF en effet ces 4 milliards ajoutés aux 36 de déficits cumulés, celà fait déjà 40. Et après est-ce que celà changera quelque chose dans le fonctionnement de ce mastodonte bolchevique qui n'a jamais su ce qu'est le juste coût de son fonctionnement sans aides diverses de l'Etat, donc du contribuable,ni le prix du billet qui représente environ 30% de son coût réel, ni le coût des retraités SNCF au fameux régime dit spécial. D'autant plus spécial qu'ily a plus de retraités que d'actifs sous statut cheminots Comment voulez-vous que les impôts taxes et prélèvements sociaux baissent dans u pays où la grande majorité du secteur public et nationalisé, pléthorique, est en déficits constants depuis plus d'un demi siècle.
a écrit le 04/06/2020 à 15:06 :
Ce serait risible s'il ne fallait pas pleurer. Des années que cette boite meurt doucement, incapable de se remettre en question. Des années que les syndicats nous expliquent que cette boite ne doit surtout pas gagner de l'argent, car c'est antisocial que de faire des bénéfices. Et voila, la cigale est fort dépourvue dès que la bise fut venue. A un moment, il va falloir comprendre dans ce pays que les sociétés qui gagnent de l'argent en France sont le meilleur rempart contre le chômage. Mais dire cela, c'est être un larbin du capitalisme ultralibéral, larbin des nantis, adepte du vol de la classe prolétaire et destructeur de la voie sociale. Ce pays a besoin de trois choses, des politiques qui favorisent la production en France (protectionnisme et simplification), des politiques qui favorisent le travail à l'assistanat (vie décente pour un travailleur), des citoyens qui comprennent que le salariat ne peut pas gagner au détriment des entreprises qui l'emploie.
a écrit le 04/06/2020 à 12:47 :
la sncf est une entreprise d'états et c'est ce même états qui a pris la mauvaise décision
et qui n"a toujours pas de plan de sortie de crise
vous faite comme si cela allez repartir sans remise en cause
2ieme erreur
après avoir paralysé le pays en urgence
vous avez eu 2 mois pour établir un projet de relance
mais rien vous faite comme si demain vous importe peut

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