Le monde de l'aérien pousse les gouvernements à accélérer la transition énergétique
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Regis Duvignau
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Voilà un an, Airbus présentait son projet d'avion moyen-courrier zéro émission (ZEROe) avec l'objectif d'une mise en service en 2035. Lors du sommet sur l'exploration de l'aviation durable organisé par l'avionneur européen les 21 et 22 septembre à Toulouse, son président exécutif Guillaume Faury n'a pas tardé à donner le ton alors qu'il était interrogé sur l'évolution de cette ambition depuis douze mois : « Nous sommes de plus en plus confiant sur le fait que cet avion est un objectif réalisable. Mais dans le même temps, nous avons réalisé, en travaillant tous les jours sur les différents aspects, qu'avoir l'avion disponible en 2035 n'est qu'une partie de ce défi. Il ne s'agit pas seulement d'un avion, mais d'avoir les bons carburants, de l'hydrogène, à la bonne place, à la bonne quantité et au bon prix. Ce n'est pas quelque chose que l'aviation peut gérer seule. Au vu du niveau de rupture et de changement que nous apportons, nous devons aussi embarquer les régulateurs. »
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Un point de vue pleinement partagé par les autres intervenants, à commencer par Johan Lundgren. Le directeur général d'Easyjet n'a pas hésité lui non plus à affirmer que les gouvernements avaient un rôle prépondérant à jour dans la décarbonation de l'aérien et a appelé à une coopération renforcée. Parmi les sujets évoqués tour à tour par les différents dirigeants, la disponibilité des nouvelles énergies, la création d'infrastructures adaptées, les coûts, les conditions de concurrence équitable ou l'amélioration de la gestion du trafic aérien sont ainsi revenus régulièrement sur la table.