"Le nouvel actionnariat va donner à Corsair une force de frappe très importante" (Pascal de Izaguirre, PDG)
Fabrice Gliszczynski
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LA TRIBUNE - L'État, un consortium d'investisseurs essentiellement antillais, et les actionnaires actuels qui cèdent leur participation (TUI et Intro Aviation) ont signé un protocole de conciliation qui s'accompagne d'un plan de financement global de près de 300 millions d'euros. Pouvez-vous le détailler?
PASCAL DE IZAGUIRRE - Le financement global s'élève à près de 300 millions d'euros et nous ne donnons pas de détails sur la répartition de ces montants entre les différentes parties prenantes. La finalisation de l'opération devrait intervenir d'ici la fin de l'année après homologation du Tribunal de commerce de Créteil. Une audience est prévue le 1er décembre et nous irons présenter et défendre cet accord avec confiance. Après huit mois de travail intenses, ce dossier aura été d'une complexité inouïe avec de multiples rebondissements. Et cela a été une bataille âpre et sans relâche pendant 8 mois. Nous sommes évidemment très satisfaits. Avec ce plan de financement, je suis confiant dans l'avenir de Corsair. Il nous apporte les liquidités nécessaires et restaure nos capitaux propres.
Quel a été le rôle de l'État?
L'État a été exemplaire. Il a été coopératif et très efficace et nous a aidé malgré les avis qui le poussaient à ne pas le faire. Mais l'État a été conscient qu'il fallait nous aider, que nous jouons un rôle important et historique pour la desserte des départements d'Outre-mer sur laquelle il était indispensable de maintenir un niveau de concurrence élevé et d'éviter un duopole qui aurait été néfaste pour les consommateurs.
Avec le soutien de l'État, vous attendez-vous à une plainte d'un concurrent pour distorsion de concurrence?
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Tout notre dossier est validé par l'État et a été fait en étroite liaison avec Bruxelles. Je ne vois pas à quel titre notre dossier justifierait un recours alors que toutes les compagnies sont aidées d'autant que de notre côté, les 300 millions ne viennent pas que de l'État. Nous avons d'autres sources de financement.
Fabrice Gliszczynski