Sauvetage (incroyable) de Corsair : les repreneurs se dévoilent
Fabrice Gliszczynski
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... sur ces axes. Alors que ces investisseurs sont prêts à investir "plusieurs dizaines de millions d'euros, un protocole d'accord doit encore être signé avec l'Etat et les actionnaires actuels. Selon nos informations, l'aide que l'Etat est prêt à faire, sous forme de prêts essentiellement, dépasse les 100 millions d'euros. Des négociations sont en cours avec TUI, actionnaire à 27% de Corsair, pour qu'il contribue également. L'opération pourrait être finalisée d'ici à la fin de l'année.
Les repreneurs sortent du bois, l'Etat sort son chéquier, les actionnaires actuels quittent le navire, et les salariés font des efforts. Ainsi se résume le plan de sauvetage de Corsair que nous révélions dans nos colonnes en juin dernier et qui, sauf coup de théâtre, devrait se finaliser d'ici à la fin de l'année. Un plan incroyable par son scénario et les acteurs concernés puisqu'on y trouve l'Etat au chevet d'une entreprise 100% privée comptant 1.200 salariés, le géant du tourisme allemand, TUI, actionnaire minoritaire de Corsair lequel, lui aussi va remettre la main à la poche, et des candidats à la reprise de la compagnie originaires pour l'essentiel des départements d'Outre-mer (Antilles et Réunion notamment). Environ cinq entrepreneurs privés d'Outre-mer (mais aussi de Métropole) et des acteurs publics également d'Outre-mer, se sont regroupés dans un consortium prêt à mettre "plusieurs dizaines de millions d'euros" pour détenir 100% du capital de Corsair, détenue aujourd'hui par Intro Aviation (53% du capital), TUI (27%%) et les salariés (20%).
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Aujourd'hui, certains de ces investisseurs se dévoilent. Selon des sources concordantes, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu ce jeudi, trois d'entre eux ont présenté le projet de reprise du consortium. Le premier est Eric Kourry, fondateur d'Air Caraïbes, président de K Finance et mais aussi du groupe GAI, qui détient Air Antilles et Air Guyane. Le deuxième est Patrick Vial-Collet, Président de la chaîne hôtelière "Des hôtels et des îles", et président de la Chambre de Commerce et d'industrie (CCI) de la Guadeloupe. L'identité du troisième n'était pas encore confirmée à l'heure où nous mettions en ligne. Leur objectif est clair : disposer une compagnie recentrée sur les DOM pour maintenir un niveau de concurrence suffisant permettant d'éviter une inflation des prix. Une volonté que la crise du transport aérien n'a pas remis en cause. Selon nos informations, les membres du consortium ont signé une lettre engageante qui lance le reste du processus de sauvetage. Celui-ci s'apparente à un véritable puzzle.
Fabrice Gliszczynski