Le passager aérien français est une jeune femme de la classe moyenne
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Le profil des passagers de l’aviation évolue, mais reste marqué par des disparités sociales.
© Jean-Paul Pelissier / Reuters
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Le profil des passagers de l’aviation évolue, mais reste marqué par des disparités sociales.
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Derrière ce titre volontairement réducteur se cache l'affrontement entre les acteurs du transport aérien, déterminés à prouver que la démocratisation de l'avion est une réalité, et les partisans de la réduction du trafic, qui arguent qu'il est réservé aux populations les plus aisées. Les premiers, représentés par la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam) et l'Union des aéroports français (UAF), viennent de présenter une étude sur la sociologie du passager aérien, ce mardi, avec la volonté affichée de mettre fin à certains clichés.
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Pour Thomas Juin, président de l'UAF et de l'aéroport de La Rochelle, le principal enseignement de cette étude - qui s'appuie sur un sondage Ifop et une étude sociologique du cabinet SIA Partners - est la poursuite de la démocratisation du transport aérien. Il en veut pour preuve que deux tiers des Français prennent l'avion et un tiers d'entre eux le fait au moins une fois par an. S'il admet des disparités, avec notamment une surreprésentation des Français de l'Outre-Mer en raison des spécificités liées à la géographie de ces territoires, il affirme qu'il n'y a pas pour autant une sous-représentation des populations rurales. Ainsi, selon l'étude, ils sont 60 % à déclarer avoir pris l'avion. S'appuyant sur l'enquête nationale auprès des passagers aériens 2024 de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), Pascal de Izaguirre, président de la Fnam et PDG de la compagnie Corsair, salue aussi le fait que les femmes sont désormais majoritaires à bord, avec une part de 53 %.