Commandes Airbus, stands israéliens interdits... Ce qu'il faut retenir de la première journée du Salon du Bourget
Raphaël Melka

Deux avions AviLease
Jeanne Accorsini/Pool/ABACAPRESS.COM
Raphaël Melka

Deux avions AviLease
Jeanne Accorsini/Pool/ABACAPRESS.COM
Le gouvernement français a ordonné de condamner l'accès aux stands de cinq industriels israéliens de l'armement exposant des « armes offensives », susceptibles d'être utilisés dans la guerre entre Israël et le Hamas. Rafael, Elbit et IAI produisent notamment des bombes guidées et des missiles, Uvision et Aeronautics des drones. Quatre autres stands israéliens ainsi que celui du ministère israélien de la Défense demeuraient quant à eux ouverts.
« La France a tenu à manifester que les armements offensifs ne devaient pas être présents », a déclaré à la presse le Premier ministre François Bayrou pour expliquer cette décision. « Depuis le début, nous avons donné un cadre clair, qui a été partagé aux Israéliens, à savoir : l'interdiction d'exposer des armes offensives au Salon du Bourget. L'ambassade d'Israël à Paris a donné son accord en ce sens », a détaillé auprès de l'AFP le Quai d'Orsay.
Le ministère israélien de la Défense a, de son côté, vivement condamné, dans un communiqué, une décision créant, selon lui, une « ségrégation » à l'encontre des exposants israéliens.
Le carnet de commandes de l'avionneur européen s'est rempli en ce premier jour du salon. Parmi ses nouveaux clients, AviLease et Riyadh Air, deux sociétés saoudiennes, qui ont sorti le chéquier pour s'offrir 30 A320 NEO, 10 A350F pour la première et 25 A350 pour la seconde.
La compagnie polonaise LOT, jusqu'alors seule compagnie européenne à se passer d'avion Airbus a, elle, commandé 40 A220, le plus petit avion du constructeur.
👉Notre article sur le sujet : Au Salon du Bourget, LOT et Airbus surfent sur le rapprochement franco-polonais
La compagnie japonaise ANA s'est, de son côté, engagée à acheter 27 avions de la classe A320 NEO dont 24 A321 NEO et 3 A321 XLR.
Au total, Airbus a enregistré 105 commandes fermes pour l'ouverture du Salon.
Le constructeur américain n'a, lui, rien annoncé aujourd'hui, si ce n'est qu'il allait se « concentrer sur le soutien à [ses] clients, plutôt que des annonces de commandes lors de ce salon » (AFP). Le patron de Boeing Kelly Ortberg n'a d'ailleurs pas fait le déplacement vers Paris, dans le contexte du crash du 787 en Inde qui a fait au moins 279 morts jeudi 12 juin.
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De son côté, l'Inde dispose, pour la première fois cette année, d'un pavillon au Salon du Bourget, signe de son poids grandissant dans le secteur aéronautique. Même si la présence du pays reste plus modeste que celle des nations historiques comme la France (un millier d'exposants) ou de l'Italie (une centaine de sociétés représentées), une quinzaine d'entreprises ont fait le déplacement. Endeuillées par le crash d'Air India, elles devraient malgré tout renforcer leurs liens avec la filière européenne.
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