Le secteur maritime monte au créneau face au RN
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Édouard Louis-Dreyfus, président d’Armateurs de France et de Louis Dreyfus Armateur.
© LTD / Franck Dubray/OUEST FRANCE/MAXPPP
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Édouard Louis-Dreyfus, président d’Armateurs de France et de Louis Dreyfus Armateur.
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Relativement absent du paysage médiatique il y a quelques années encore, le transport maritime a pris une autre dimension en sortie de crise sanitaire, avec des résultats exceptionnels, qualifiés de « superprofits ». D'autant que ces profits ont été relativement peu taxés en raison d'un régime fiscal particulier : la taxe au tonnage, un impôt forfaitaire calculé d'après la capacité de la flotte d'un armateur et non sur ses bénéfices. Pointée du doigt à plusieurs reprises, cette mesure est à nouveau dans le viseur des politiques à l'occasion des élections législatives. Dès lors, la profession tente de protéger ses intérêts, certains n'hésitant pas à parler d'une décision « électoraliste » qui serait « catastrophique ».
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C'est Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), qui a déclenché cette nouvelle séquence en annonçant dans Le Parisien vouloir supprimer cette « niche fiscale ». Cela n'est pour l'instant pas le cas du Nouveau Front populaire, bien qu'il vise la réduction des avantages fiscaux. Selon nos informations, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, serait très peu favorable à une telle mesure. Et ce, même si le député LFI Éric Coquerel exprimait l'an dernier sa crainte « que cette taxation tonnage coûte plus qu'elle ne rapporte à l'État ». Du côté de Renaissance, la tendance a toujours été au maintien du système.