Les autocars ont le vent en poupe

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Selon l'observatoire, le chiffre d'affaires a bondi en conséquence, à 12,2 millions d'euros sur trois mois, contre 9,3 millions au second semestre 2015.
Selon l'observatoire, le chiffre d'affaires a bondi en conséquence, à 12,2 millions d'euros sur trois mois, contre 9,3 millions au second semestre 2015. (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
Les compagnies de transport par autocars ont transporté plus d'un million de passagers et créé près de 250 emplois au premier trimestre, selon un rapport publié lundi par le régulateur du rail et de la route, l'Arafer.

Voilà de quoi réjouir les professionnels du secteur du transport par autocar. "La fréquentation (...) a augmenté de 69% par rapport au trimestre précédent, avec 1.081.300 passagers transportés", indique l'autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dans sa synthèse trimestrielle du secteur libéralisé par la loi Macron.

Près de deux millions de billets vendus

Les voyageurs ont ainsi été plus nombreux de janvier à mars, que lors des cinq mois précédents. L'Arafer a recensé 1,86 million de billets vendus depuis l'ouverture du marché en août 2015.

Selon l'observatoire, le chiffre d'affaires a bondi en conséquence, à 12,2 millions d'euros sur trois mois, contre 9,3 millions au second semestre 2015.

Cette croissance s'est traduite en créations d'emplois, avec "près de 250 ETP (équivalent temps plein, NDLR) supplémentaires sur le trimestre, soit plus de 1.200 emplois créés" en huit mois, souligne l'Arafer.

Un maillage plus dense

Le nombre de lignes est passé de 148 à 191, les plus fréquentées restant celles au départ de Paris, vers Lille, Lyon et Rouen. Dans près d'un cas sur deux, ces trajets sont en concurrence avec un train direct.

Le nombre de villes desservies atteignait 150 fin mars, la capitale servant de point de départ ou de destination à plus de deux-tiers des voyageurs.

Transdev, numéro 1 avec Isilines et Eurolines

Transdev (filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia) ressort comme le leader du secteur, ses marques Eurolines et Isilines cumulant 41% des itinéraires commercialisés, devant l'allemand Flixbus (32%), le groupement de PME françaises Starshipper (13%), la filiale de la SNCF Ouibus (10%) et le britannique Megabus (4%).

Starshipper et Ouibus ont cependant annoncé lundi leur alliance, le premier acceptant d'opérer dès cet été sous la marque du second à travers un contrat de franchise.

Par ailleurs, dans le domaine des liaisons de moins de 100 kilomètres, régulé par l'Arafer, une seule ligne était commercialisée fin mars, les collectivités locales contestant dans de nombreux cas les trajets proposés par les entreprises.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 16/06/2016 à 11:10 :
bon ce qui est gagné par l'un est perdu par la SNCF par contre il est curieux que personne ne parle des désordre de la ligne paris rouen au xix le parcours etait de 57 minutes il y a 10 ans il etait de 1.09.. j'ai freqiuenté cette ligne... les trains etaient bondés a rouen les gens du havre venant travailler a Paris???? sur une centaine de parcours UNE FOIS A L HEURE... des retards parfois de une heure et plus...des incidents... si vous prenez l a 15 des gens du 78 et du 60 sont sur la route a partir de 6.30 le matin?? en compensation de 300 emplois la sncf va se séparer de 5/10 000 bravo macron..
a écrit le 15/06/2016 à 8:22 :
Les gares routières fantômes, les bouchons franciliens ... le train a encore de très beaux jours devant lui, à condition naturellement que les sabotages de la CGT ne viennent pas l'achever !
a écrit le 14/06/2016 à 19:39 :
les fans des aventures de Tintin pourront relire Le sceptre d'Ottokar :-)

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