Menace de grève SNCF à Noël : « On y travaille », assure Farandou

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF.
Reuters

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF.
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« J'ai une pensée pour les quelques Français qui n'ont pas eu leur train ce matin pour aller travailler, ça m'embête », a pointé Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, au micro de RTL, ce jeudi. Les syndicats ont appelé à un mouvement social aujourd'hui, qui se révèle très peu suivi. « Des annulations peuvent aussi être liées à la météo », a complété le patron de l'entreprise ferroviaire, alors que la métropole s'apprête à faire face à un épisode venteux et neigeux.
L'inquiétude des usagers des transports porte surtout sur la possible reconduction de la grève du 11 décembre. De quoi venir gâcher les fêtes de fin d'année ? Sur ce point, Jean-Pierre Farandou a joué la carte de l'honnêteté : « On y travaille », afin qu'il y ait des trains à Noël. Mais « ce n'est pas le président de la SNCF qui tient les grèves », s'est-il défendu. « Cette grève à Noël, les Français n'en veulent pas et on les comprend », a-t-il ajouté. D'autant qu'une journée de grève suivie coûte à la SNCF 20 millions d'euros, selon lui.
Le patron s'est toutefois montré optimiste : « Quand on regarde de manière rationnelle, les sujets de fond sont traités ». Pour rappel, deux enjeux pourraient inciter les cheminots à faire grève en cette période de fin d'année. Le premier concerne les salaires. Cette menace devrait, a priori, être écartée. Le groupe ferroviaire a proposé des augmentations mercredi soir.
Les salaires doivent augmenter de 2,2%, en moyenne en 2025. « C'est 0,7% de plus que l'inflation », précise le PDG. Ce serait la quatrième année consécutive que la SNCF rémunère au-dessus de l'inflation. La question des bas salaires a aussi été mise sur la table des négociations pour maintenir un écart de 10% supérieur au Smic. Ce dernier ayant été revalorisé en novembre. Le texte doit encore être signé par les quatre syndicats représentatifs. Ils ont jusqu'au 29 novembre.
Autre épine dans le pied de la direction de la SNCF - et qui est à l'origine de la grève de ce jeudi -, le fret. Fret SNCF doit être démantelée dès janvier prochain, pour être remplacée par Hexafret pour le transport de marchandises et Technis pour la maintenance des locomotives. 500 postes doivent ainsi être supprimés.
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Concernant la question d'un moratoire sur le sujet, demandé par les syndicats, il s'est montré très clair : « Je crois que la question a été réglée, un ministre a déclaré récemment qu'il n'y aura pas de moratoire ».
Une table ronde est prévue le 27 novembre « pour discuter des conditions sociales dans lesquelles les cheminots passeront de Fret SNCF aux nouvelles sociétés », a-t-il indiqué. Mais il l'a assuré : « Aucun cheminot ne sera laissé au bord de la route, nous allons retrouver un emploi dans le groupe à tous ».
D'après lui, déjà deux tiers des cheminots concernés ont retrouvé un emploi, les conducteurs de trains de fret sont ainsi employés à conduire désormais des TER en régions. Par ailleurs, « il n'y aura jamais de privatisation d'Hexafret ou de Technis », assure Jean-Pierre Farandou. « Une ouverture du capital peut être possible, voire demandée par la Commission mais nous avons le temps d'ici 2026 », a-t-il souligné. Date à laquelle il est prévu une ouverture du capital à de Rail Logistics, d'après l'accord signé avec la Commission européenne.
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Enfin concernant de potentielles augmentations du prix des billets de train, le PDG s'est montré évasif. « Nous ne savons pas encore. Il est possible que les prix augmentent car les coûts augmentent », déclare-t-il. « Mais si nous augmentons ce sera d'un chiffre, rassurez-vous », complète-t-il.
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