Ce mercredi, lors de l'audition de l'intersyndicale par les députés des diverses commissions (Affaires économiques, Affaires sociales et Développement durable) qui a eu lieu dans la foulée de celle du Pdg d'Air France, Frédéric Gagey, et avant celle des représentants de la CFDT et de la CGC-CFE, le président du SNPL Philippe Evain a donné sa vision de ce qu'il faudrait faire à Air France.
Un point que le responsable de la CFE-CGC, Ronald Noirot, a d'ailleurs balayé quelques minutes plus tard. "Frédéric Gagey est présent dans l'entreprise depuis 30 ans. il était à Air Inter. Ce n'est pas un technocrate".
Les exemples pour l'argumentation interpellent néanmoins.
Qu'un représentant syndical de pilotes cite deux compagnies qui mènent ou ont mené la vie très dure aux pilotes surprend. Les pilotes de Lufthansa multiplient en effet les grèves depuis 18 mois tandis que ceux d'Iberia ont été laminés au cours de la restructuration de l'entreprise comme aucune autre compagnie européenne ne l'avait jusqu'ici (suppressions massives de postes, réductions de salaires de 18%...).
Surtout, Iberia est, avec British Airways, l'exemple réussi d'une réduction de voilure de la compagnie qui a permis de retrouver une base de coûts lui permettant aujourd'hui de se développer à nouveau. A tel point qu'Iberia est une compagnie également citée en exemple par Frédéric Gagey quand il évoque le plan B, lequel prévoit, en cas d'échec des négociations avec les syndicats d'ici à début janvier, une réduction de 7% du réseau long-courrier en 2017 qui s'ajouterait à une baisse de 3% en 2016.
Philippe Evain a par ailleurs préconisé d'ouvrir des vols Transavia et des vols long-courriers d'Air France au départ des régions. Si des vols low-cost au départ des aéroports régionaux (un scénario d'ailleurs plusieurs fois évoqué par la direction) permettraient en effet de lutter contre les low-cost étrangères.
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Ce dernier point suscite un débat en France en raison de l'échec de toutes les tentatives (à l'exception d'Emirates) de liaisons régulières non saisonnières qui ont été menées jusqu'ici (American Airlines entre Lyon et New York, dans les années 90 puis Delta/Air France dans les années 2000..).
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Enfin, le président du SNPL a déclaré ne «pas être opposé au développement de l'offre low-cost, pour peu qu'elle ne siphonne pas l'offre d'Air France».
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