Reprise d'Aigle Azur : beaucoup ont regardé, combien feront une offre ?

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(Crédits : Jean-Paul Pelissier)
Les candidats à la reprise de tout ou partie de la compagnie ont jusqu'à ce lundi midi pour déposer leurs offres. Air France, Easyjet, Vueling, Volotea, le Groupe Dubreuil, un transporteur de marchandises, deux anciens d'Air France..., ont regardé le dossier. Reste à voir qui déposera réellement une offre.

Trois jour après l'arrêt de vols d'Aigle Azur, les 1.150 salariés de la compagnie française en redressement judiciaire depuis la semaine dernière sauront ce lundi s'il y a des repreneurs.

Les candidats à la reprise de tout ou partie de la compagnie ont jusqu'à ce lundi midi pour déposer leurs offres. L'administratrice judiciaire devrait les présenter dans la foulée au comité d'entreprise. Puis, à l'occasion d'une audience au tribunal de commerce de Créteil, elle devrait demander, selon des connaisseurs du dossier, la mise en liquidation judiciaire d'Aigle Azur. La décision du juge concernant la liquidation et le choix des repreneurs dans le cadre d'un plan de cession devrait être mise en délibéré d'ici à la semaine prochaine.

Créneaux horaires à Orly

Qui va déposer une offre? Craignant de voir des concurrents rafler une partie des 10.000 créneaux horaires d'Aigle Azur, le groupe Air France travaillait sur le dépôt d'une offre pour reprendre tout ou partie de l'activité moyen-courrier. Ce faisant, Air France mettrait également la main sur des droits de trafic vers certaines destinations en Algérie qu'elle n'a pas.

Les concurrents low-cost ne manquent pas. Selon des proches du dossier, les low-cost Easyjet, Vueling et Volotea ont regardé le dossier. Une société de transport de petites marchandises a également montré un intérêt. Certains évoquent le nom de... Chronopost. Pour le long-courrier, le groupe Dubreuil, propriétaire d'Air Caraïbes et de French Bee, étudiait également le dossier.

Les deux anciens du groupe Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, maintiennent leur proposition. Leur projet initial de bâtir un plan de retournement d'Aigle Azur pendant la phase de redressement judiciaire a été mis à mal par le chamboulement du calendrier, lié à la réalité de la trésorerie. Vendredi, ils préconisaient de reconstituer la trésorerie par l'injection par exemple de 30 à 40 millions d'euros de la part de l'Etat sous forme de prêt pour permettre à la compagnie de reprendre son activité et finaliser dans les trois mois le plan de reprise, avec des fonds d'investissement, aujourd'hui impossible dans les délais demandés.

Quant à Gérard Houa, l'actionnaire minoritaire (20%) d'Aigle Azur qui a cherché à prendre le contrôle de la compagnie fin août, aucune décision concernant une offre de reprise n'est prise, indiquait-on hier dans son entourage.

Reste à voir, parmi tous ces candidats potentiels, lesquels déposent réellement une offre.

La CFDT d'Aigle Azur a clairement déclaré sa préférence pour Air France. Le SNPL diffère en proposant un schéma de reprise d'Aigle Azur par Air France, d'autres investisseurs et les salariés, le tout piloté par Lionel Guérin.

Lire ici notre article sur le détail des offres déposées

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