SNCF : le gouvernement confirme un "engagement sans précédent" sur la dette

 |   |  225  mots
(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Cette opération se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d'euros en 2020 et de 10 milliards d'euros en 2022, a précisé le Premier ministre lors d'une déclaration prononcée à l'issue de rencontres avec les syndicats du ferroviaire.

Edouard Philippe a confirmé vendredi la promesse de reprendre 35 milliards d'euros de dette de la SNCF d'ici à la fin du quinquennat, "un engagement sans précédent de la nation" qui ne sera pas financé par un impôt spécifique.

Cette opération se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d'euros en 2020 et de 10 milliards d'euros en 2022, a précisé le Premier ministre lors d'une déclaration prononcée à l'issue de rencontres avec les syndicats du ferroviaire.

"Avec cette reprise, la SNCF sera allégée d'une très grande partie du poids de la dette et elle regagnera des marges de manoeuvre financières pour l'avenir", a-t-il ajouté. "Dès 2020, elle pourra se financer sans difficulté comme toutes les entreprises, en 2022 (...), elle sera à l'équilibre."

Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l'exécutif compte introduire une "règle d'or" visant à empêcher de nouveaux déséquilibres dans les comptes de la compagnie.

Avec cette annonce, accompagnée de la promesse d'investissements supplémentaires de l'Etat, le gouvernement espère trouver une issue à la grève qui a débuté le 3 avril à l'appel de la CGT, de l'Unsa, de la CFDT et de Sud.

Une fois qu'elle sera définitivement votée au parlement, la réforme "s'appliquera à tout le monde", a dit Edouard Philippe.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/05/2018 à 0:04 :
Cela veut dire que les impôts ne vont pas diminuer, c'est le contribuable qui va régler une fois de plus une ardoise copieuse pendant des années.
Et dire qu' il en est encore qui souhaitent que la SNCF continue à creuser son sillon mortifère ou son bonhomme de chemin!
Il ne faut pas traiter le contribuable comme une vache à lait.
Les cheminots doivent bien être conscient qu'ils ne sont pas le coeur du problème de la SNCF, le service doit rentrer dans une logique d'entreprise.
Les trains peuvent rouler quel que soit le statut des employés.
a écrit le 26/05/2018 à 20:08 :
Un gouvernement qui s'engage? Mais de qui se moque t on? Il ne font que "passer" et ne sont pas responsable!!
a écrit le 26/05/2018 à 9:33 :
1.L'état reprend 35 milliars de dette .
2. Il n'y a pas de nouvel impot .
3. La cour des comptes donne un carton rouge pour la non baisse de la dépense publique .
En paraphrasant DESPROGES : CHERCHEZ L INTRUS .
a écrit le 25/05/2018 à 23:01 :
Si on prétend imposer aux contribuables de payer la dette de gens qui les maltraitent autant avec leur grève-sabotage, il faut exiger que la contrepartie de cette reprise de la dette soit l'interdiction du droit de grève à la SNCF.
a écrit le 25/05/2018 à 20:26 :
Beau coup de com'mais expliquez-moi une choses. L'Etat s'engage a reprendre la dette d'une entreprise publique... donc dette fondamentalement d'Etat non ? Dette générée par une volonté politique de gestion du territoire (rappelons le, les services de l'état créés des dépenses qui sont recouvrées par l'impot et non par des profits dans lesdits services). Donc quel est cet engagement sans précédent ? Un transfert de la poche A a la poche B, in fine la meme chosepour le contribuable. Une autre explication serait bienvenue.
a écrit le 25/05/2018 à 19:50 :
super, ces paresseux vont pouvoir profiter d'un CE revigoré aux frais des contribuables. En échange, il aurait fallu un statut privè pour tous tout de suite.
a écrit le 25/05/2018 à 16:44 :
2 jours apres la levee de Bruxelles ,,,, que sont devenus nos chantres de la deontologies
a écrit le 25/05/2018 à 15:24 :
Ok les gars génial, éclatez vous bien, par contre quelqu'un peut me dire comment je pourrais récupérer ma carte grise svp ? Merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :