Dette de la SNCF : l'Etat prévoit de prendre 35 milliards d'euros à sa charge (75%)

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Le Premier ministre Edouard Philippe, qui a évoqué au début du mois la reprise d'une partie substantielle de cette dette (on parle d'un allégement de près de 75% de la dette), doit recevoir successivement vendredi les syndicats de cheminots pour leur préciser les modalités retenues pour cette opération.
Le Premier ministre Edouard Philippe, qui a évoqué au début du mois la reprise d'une partie "substantielle" de cette dette (on parle d'un allégement de près de 75% de la dette), doit recevoir successivement vendredi les syndicats de cheminots pour leur préciser les modalités retenues pour cette opération. (Crédits : STEPHANE MAHE)
Alors que le 11e épisode de la grève se déroulera mercredi et jeudi, les syndicats de cheminots voient l'un des motifs essentiels de leur contestation en passe d'être levé. Edouard Philippe doit en effet recevoir vendredi 25 mai les syndicats pour leur préciser les modalités d'un allégement des trois quarts de la dette de l'entreprise ferroviaire, opéraion envisagée en deux étapes (2020 et 2022).

Le gouvernement prévoirait la reprise d'environ 35 milliards des 47 milliards d'euros de dette de SNCF Réseau en deux temps - 2020 puis 2022, selon un article publié lundi sur le site des Echos.

Le Premier ministre Edouard Philippe, qui a évoqué au début du mois la reprise d'une partie "substantielle" de cette dette (on parle d'un allégement de près de 75% de la dette), doit recevoir successivement vendredi les syndicats de cheminots pour leur préciser les modalités retenues pour cette opération.

"La reprise de dette est envisagée à ce stade en deux étapes : 2020, puis 2022", indique le quotidien économique en évoquant "deux sources" non identifiées.

L'évolution du groupe ferroviaire vers le statut de société anonyme imposant à SNCF Réseau de contenir sa dette en deçà de 10 à 12 milliards d'euros, "le projet du gouvernement, poursuivent ces sources, serait donc de délester à terme d'environ 35 milliards la future société", peut-on lire dans cet article.

Retour à l'équilibre prévu d'ici à la fin du quinquennat

Le gouvernement, qui vise un retour du système ferroviaire à l'équilibre financier à la fin du quinquennat, compte atteindre cet objectif "par une diminution de la charge de la dette, des gains de productivité supplémentaires par SNCF Réseau, et une contribution financière accrue de SNCF Mobilités, l'entité chargée de faire rouler les trains", est-il précisé dans Les Echos.

Matignon s'est refusé à tout commentaire et le ministère des Transports n'a pas répondu aux demandes de réaction de Reuters.

Une revendication essentielle des syndicats

La reprise au moins partielle de la dette figurait parmi les principales revendications des syndicats, lesquels mèneront mercredi et jeudi le onzième épisode de la grève en pointillé entamée le 3 avril et programmée jusqu'au 28 juin.

Le Sénat doit entamer cette semaine l'examen du projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" contesté par les cheminots, dans lequel le gouvernement prévoit d'introduire par voie d'amendement certaines concessions faites aux organisations réformistes (CFDT et Unsa) pour tenter de mettre fin au conflit social le plus dur du début du quinquennat.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 25/05/2018 à 11:30 :
Si Mr Philippe s'imagine qu'on ne le voit pas arriver avec ses gros sabots.

A l'évidence le gouvernement pense qu'il peut utiliser la dette comme un moyen de pression et de chantage sur les salariés de la SNCF pour leur extorquer (et non pas négocier) des reculs sur leur droits sociaux.

C'est ridicule. Avec ou sans le statut cheminot, la dette préexiste, elle continue de s'accroitre tous les jours et son montant n'a rien à voir avec le "surcoût" des travailleurs sous statut par rapport aux employés sans statut (Surcoût révisé tous les jours à la baisse, y compris par le gouvernement).

La seule conduite à tenir dans ce cas et d'ignorer le gouvernement. De toutes manières il faudra que cette dette soit payée par le propriétaire de la SNCF, c'est à dire l'état et par conséquence, tous les contribuables (dont les cheminots).
a écrit le 25/05/2018 à 9:20 :
L'Etat avait aussi renfloué la SNCM, mais l'Europe avait dit que c'était illégal , contraire à la libre concurrence, et avait demandé à le SNCM de rembourser l'Etat. Cela avait précipité la faillite de la SNCM. Est-ce que les choses vont se répéter avec la SNCF?
Dans ce cas, on met tout ou presque à la charge des français et on privatise le rail très facilement. C'est la mort du service public! Ce que veut l'Europe, mais pas forcément les français qui n'habitent pas dans les grandes villes desservies par le TGV!
a écrit le 23/05/2018 à 18:39 :
Donc une reprise partielle de la dette totale, qui n'est pas 47 milliards , mais en fait une dizaine de milliards en plus. Par ailleurs il semble que l'Etat ne compte pas sur un possible accroissement de cette dette, qui semble à priori certaine.
Bien sûr c'est les citoyen qui devront payer cette dette.
On comprend mal toujours cette forme de procédure qui remet les charges à plus tard , qui permet aux Gouvernements de " respirer ", mais qui laisse le financement complètement ouvert.
a écrit le 23/05/2018 à 11:01 :
Et ça sera encore à nous de payer pour les cheminots car l’État, ce sont les contribuables, ça commence à bien faire de payer pour tout...
Réponse de le 23/05/2018 à 18:33 :
Totalement d'accord avec Puce67. Mais le précédent président a dit un jour: "çà ne coûte rien, c'est l'état qui paie". Idée hélas bien ancrée chez nos énarques et politiciens
Réponse de le 23/05/2018 à 19:59 :
Vous dites n’importe quoi. L’essentiel de la dette ne vient pas des cheminots mais de la politique de l’Etat et de la pression des collectivités pour avoir le tgv afin de développer les régions.
Si vous regardez l’histoire du train en Europe vous vous rendrez compte qu’en le train n’a jamais été rentable et qu’il est là pour le développement économique.
Maintenant on va privatiser comme pour les autoroutes.
On vous montre les cheminots et vous tombez dans le panneau.
Réponse de le 25/05/2018 à 8:06 :
....." cochons de payants " un jour ....... toujours !
TOUS les gouvernement l'ont bien compris qui ne savent que taxer , imposer et prélecer a tour de bras !
a écrit le 23/05/2018 à 10:36 :
Une question probablement idiote: si l'Etat reprend la majorité de dette de la SNCF, est-ce compatible avec les règles de l'UE ?
En clair, ce processus ne peut t-il pas être considéré comme une subvention à la SNCF ?
Cordialement
a écrit le 23/05/2018 à 10:34 :
Une question probablement idiote: si l'Etat reprend la majorité de dette de la SNCF, est-ce compatible avec les règles de l'UE ?
En clair, ce processus ne peut t-il pas être considéré comme une subvention à la SNCF ?
Cordialement
a écrit le 23/05/2018 à 9:35 :
35 milliards d'euros ?? Les tours de prestidigitation, ça va cinq minutes... Il n'y a même plus de sous pour réparer les routes !
a écrit le 23/05/2018 à 8:54 :
35 milliards,
facile,
abracadabra et les voilà
a écrit le 23/05/2018 à 8:23 :
L'Etat ne reprend qu'une partie de la dette. Mais on ne parle que du chiffrement bas des dettes totales de 47 milliards, alors que la dette totale semble être de l'ordre de 60 milliards. Le reste donc ne disparaît pas de bilans. Par ailleurs jusqu'alors la dette augmentera à moins qu'on augmente pas les prix. Mettre ces sommes dans le budget 2020 et 2022 permet au Gouvernment de temporiser. Et si la conjoncture et sa croissance " espérée " ne le permet pas???
a écrit le 23/05/2018 à 8:01 :
ça va nous coûter 600€ par personne.
Quelle garantie pour l'avenir ?
Dans 10 ans, on recommence ?
Si je paye, je devient actionnaire et j'aimerai participer aux futures décisions.
a écrit le 23/05/2018 à 8:01 :
L'état prend en charge 75% , ah oui et l'état c'est qui ? mais de qui il se fout le grand déglingué ?
a écrit le 22/05/2018 à 22:37 :
Le SNCF c'est l’État, foi de citoyen!
a écrit le 22/05/2018 à 19:41 :
à sa charge ! ...
A NOTRE CHARGE !!!!!!!!!
a écrit le 22/05/2018 à 18:23 :
prendre a sa charge..... quel beau mot qui va payer ???je vois le riche retraité que je suis en prendre plein de vide dans le portefeuille.... qui a laissé cette dette se developper Hollande sarlo.... facile de vivre sur la dette .... surtout lorsque l'on est sur endetté... on se moque de nous mais ca dure depuis des siecles...
a écrit le 22/05/2018 à 17:34 :
Les syndicats vont donc pouvoir continuer à creuser le déficit en poursuivant leur grève, puisque la dette sera reprise par l'état (c'est à dire le contribuable) sans condition.
Reste plus qu'à obtenir les jours de repos entre jours de grève: battre le pavé, et mouliner les pancartes ça vous épuise son camarade cheminot à grande vitesse, plus que d'aller au boulot.
a écrit le 22/05/2018 à 16:50 :
La SNCF peut déjà commencer par vendre toutes les participations à l'étranger, p.ex. Keolis,Westbahn etc. etc. qui n'ont aucun rapport avec le transport en France et qui ne contribue pas à la qualité de service et à la ponctualité en France.
Ceci réduirait déjà pas mal la dette.
a écrit le 22/05/2018 à 14:23 :
Une journée de solidarité permettrait d'effacer la dette SNCF:Je propose le 8 mai
Réponse de le 22/05/2018 à 15:19 :
Je propose le 1er Mai : c'est le jour CGT Communiste, c'est plus harmonieux
Réponse de le 23/05/2018 à 11:06 :
Je suis souvent pris le 1er Mai,je propose le 1er Janvier
a écrit le 22/05/2018 à 13:50 :
"L’intérêt général à la casse: Il paraît que les petites lignes de chemin de fer coûtent trop cher" https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/DUTEURTRE/58542 (article gratuit)

Début: "Il paraît que les petites lignes de chemin de fer coûtent trop cher. Celle que je fréquente le plus régulièrement, entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges, a pourtant subi toutes les économies possibles. Je ne parle pas seulement des trains poubelles (ces vieilles rames rouillées et taguées) qu’on nous avait imposés pendant quelques années, faute de mieux. Ils se sont vus remplacés, depuis, par les navettes Bombardier, qui ont encore le goût du neuf, même si elles font un peu camelote avec leurs éléments plastifiés qui claquent pendant le trajet et leur accoudoir unique à partager entre deux sièges… Mais, pendant ce temps, les baisses de coût ont continué : de nombreux trains ont été supprimés hors des heures de pointe et remplacés par des autocars qui mettent deux heures au lieu d’une pour accomplir le même trajet ; puis les contrôleurs ont disparu dans une partie des rames, si bien qu’on se retrouve abandonné en cas de problème sur la ligne, ce qui est fréquent. Pas de précision, pas d’information. On arrive quand on arrive. Et les attentes sont parfois longues. Autrefois, les services techniques intervenaient immédiatement. Aujourd’hui, pendant que nous patientons en pleine voie, toute décision doit remonter dans les étages de la compagnie et de la région qui finance."
a écrit le 22/05/2018 à 13:06 :
Ce sont les contribuables qui vont encore payer l'incompétence d'un état qui cumul les dettes depuis 30 ans tout en augmentant les impôts.
a écrit le 22/05/2018 à 12:23 :
L' état prend en compte 35 milliards et en perd 9 annuellement depuis 10 ans à entretenir le tonneau des Danaïdes UE.
Rappelons qu’en Allemagne ou la SNCF local a été privatisée et le secteur ouvert à la concurrence les retards ont explosé. 174,63 millions de minutes de retard en 2015, contre 125 millions en 2009, soit un bond de 30 % en six ans. 1 train sur quatre de la Deutsche Bahn est en retard en Allemagne (d’après les chiffres du très patronal journal Le Point). À titre de comparaison, la SNCF réalise de bien meilleures performances, 13 TGV sur 14 sont à l’heure (en 2016) 1 train Intercités sur 9 est en retard et. Les TER sont encore plus fiables avec un retard pour 11 trains.
La compagnie française Transdev qui veut s’implanter en France sévit déjà en Allemagne grâce à l’ouverture à la concurrence. Toujours d’après Le Point, un soutien militant pourtant de l’ouverture à la concurrence, 1 train sur deux de cette compagnie est en retard.

En Grande Bretagne, les résultats de l’ouverture à la concurrence sont également terribles : voici le bilan fait par le pourtant ultra libérale journal La Tribune : Entre avril 2015 et mars 2016, quatre trains sur cinq du réseau Southern Rail, qui permet à 300.000 personnes de se rendre à Londres chaque jour depuis Eastbourne, Brighton & Hove ou encore Crawley, étaient en retard. Pire, le très fréquenté Brighton-Londres de 7 heures 29 n’est pas arrivé une seule fois à l’heure en 2014..

https://www.agoravox.fr/actualites/article/privatiser-la-sncf-augmentation-203010
Réponse de le 23/05/2018 à 8:49 :
1 seul TER sur 11 en retard!!!! Je devais prendre que ceux-là ou alors les autres devaient être purement supprimés alors! 20 ans usagers du TER et 1 fois sur 5 à l'heure, des retards allant jusqu'à 2 heures pour un trajet qui prend habituellement 28 minutes! Des trains supprimés, des horaires modifiés, des rames bondées aux heures de pointe, des compensations ridicules, plusieurs mois après et sous conditions! Des agents qui se terrent au moindre problème laissant les usagers sans aucune info, des pannes à quelques dizaines de mètres de la gare d'arrivée qui laissent les voyageurs dépités, confinés et sans renseignement, des grèves, des "problèmes d'acheminement de l'agent de conduite", ... j'en passe et pas des moindres! Aujourd'hui, je vais travailler à pieds et croyez-moi : 11 fois su 11 je suis à l'heure...
a écrit le 22/05/2018 à 12:08 :
exact........et que le états réfléchissent à de réelles politiques de transport.......pour l instant, hors grandes lignes et TGV, on réforme le bébé aux régions........ nos élites sont gravement défaillantes quant à l organisation du pays
a écrit le 22/05/2018 à 11:53 :
C'est un artifice comptable puisque la dette de la SNCF est garantie par l'Etat. Toutefois, pour un des critères de la ZE: 60% de dettes/PIB, augmenter la dette de € 35 Mlds, cela joue.
Cordialement
a écrit le 22/05/2018 à 11:50 :
La dette est reprise par le contribuable ne pas confondre avec cette maladie de nos politiques de dire l'état car l'état est en fait un machin politique refuse de prendre ses responsabilités et dans cette dette les cheminots ont une part elle est infime par rapport aux dérives des actions du politique et le gouvernement actuel en est le parfait exemple en passant cde dev 100 TGV qu'il fera avaler au conseil d'administration de la SNCF conseil inutile voir les postes occupés par Mme Parly ou Borne Combien coutera en impôts plus cette reprise de la dette?????
a écrit le 22/05/2018 à 11:41 :
Toutes ces journées de galère pour quelle réforme ? Les cheminots gardent leur statut et leurs avantages, toujours pas de prolongation de la durée de cotisation pour partir en retraite, la privatisation repoussée aux calendes grecques, voila les réformes Macron du vent !
a écrit le 22/05/2018 à 11:36 :
pas étonnant que le retour de MR HOLLANDE est a nouveau plébiscité
a écrit le 22/05/2018 à 10:44 :
ailleurs la privatisation est un échec !! l nos politique ne pense qu a leur apanage
a écrit le 22/05/2018 à 10:41 :
C'est vieux comme le monde industriel: privatiser les profits et mutualiser le reste!
a écrit le 22/05/2018 à 10:38 :
L état prend en charges le 35 millards de € c est pas l état c est l imposable ? Une dette énorme la SNCF les caisses des retraites la cpam leS mutuelle de retraites arrco agirc aux passés l argent des contribuables ? Ca n arrête pas macron doit donner un peut mois aux riches et rétablir la paix sociale financière des faites payés leS plus pauvres
Réponse de le 22/05/2018 à 11:44 :
Et en Français, cela donne quoi ?
a écrit le 22/05/2018 à 10:16 :
"Le gouvernement britannique renationalise une ligne de chemin de fer" https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1IH1X9/le-gouvernement-britannique-renationalise-une-ligne-de-chemin-de-fer.html

"C'est la troisième fois depuis 2007 que les autorités britanniques sont contraintes de reprendre l'exploitation de cette liaison de 632 km, confirmant les difficultés pour des opérateurs privés de gérer une concession ferroviaire."

A un moment faut sortir des messes et autres dogmes aliénants hein.

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