Trottinettes et vélos : le suédois Voi passe à l’offensive en France
Nathalie Jourdan
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Voi a levé 540 millions d'euros en six ans, dont 24 millions en novembre dernier.
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Voi a levé 540 millions d'euros en six ans, dont 24 millions en novembre dernier.
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Depuis quelques jours, les trottinettes vert pomme qui circulaient dans les rues du Havre ont disparu, remplacées par des engins rose framboise. Le fruit d'un changement d'opérateur, comme il s'en produit souvent sur le marché très concurrentiel du deux roues en libre-service. Au terme de trois ans de contrat sans nuage avec l'américain Lime, la communauté urbaine lui a préféré le suédois Voi.
Un trophée de choix pour le loueur originaire de Stockholm qui a multiplié les levées de fonds ces dernières années. Avec ses larges avenues héritées de l'après-guerre, ses 180 kilomètres de pistes cyclables et ses multiples pôles commerçants, la ville d'Edouard Philippe est un paradis pour les adeptes de la micro-mobilité, qui le lui rendent bien.
Le taux d'utilisation des trott' partagées y bat des records mondiaux : de 5 à 15 trajets en moyenne par jour et par engin contre moins de 5 à New-York par exemple. « Ces trois dernières années, Le Havre n'a été détrônée qu'une fois par Tel Aviv, et encore sur une courte période », rapporte Augustin Bœuf, l'élu chargé des modes doux à la communauté urbaine.
Pour emporter ce contrat très profitable, le loueur a mis de gros moyens : un millier de trottinettes électriques et 350 vélos déployés, une boutique, un atelier de maintenance, un tarif à la minute inférieur à celui de Lime et la promesse d'une redevance annuelle généreuse pour la collectivité (600.000 euros pour la part fixe). « Voi a emporté la meilleure note sur plusieurs critères », indique Augustin Bœuf.
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La meilleure note, l'opérateur espère aussi l'emporter sur d'autres territoires comme à Saint-Quentin-en-Yvelines récemment. Il ne fait pas mystère de sa volonté de passer à l'offensive dans l'Hexagone. « La France est un gros marché en Europe avec des taux de rotation très forts des véhicules. Aussi avons-nous amélioré notre approche dans l'intention d'étendre nos services dans l'ensemble des métropoles », explique sans détour Thibaut Chevalier, son directeur pour la France.
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Nathalie Jourdan