Uber croit en l'avenir et en son patron : sortie de crise ou méthode Coué ?

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Notamment accusé d'encourager une culture d'entreprise sexiste et toxique, l'impétueux dirigeant, adepte de la confrontation par principe, s'est en effet retrouvé dans une impasse. Avec le risque de conduire l'entreprise qu'il a fondée dans le mur.
Notamment accusé d'encourager une culture d'entreprise sexiste et toxique, l'impétueux dirigeant, adepte de la confrontation par principe, s'est en effet retrouvé dans une impasse. Avec le risque de conduire l'entreprise qu'il a fondée dans le mur. (Crédits : © Danish Siddiqui / Reuters)
Ebranlé par une série de polémiques, le service a réaffirmé sa confiance dans son fondateur Travis Kalanick, et tenté à nouveau de convaincre que l'entreprise était en train de s'amender.

Sortie de crise en vue ? Alors que les polémiques pleuvent et que les départs s'enchaînent à sa direction, Uber tente de redorer son blason. Et surtout celui de son patron et fondateur Travis Kalanick, qui a enchaîné plusieurs faux pas, et fait chuter l'image de sa société.

Notamment accusé d'encourager une culture d'entreprise sexiste et toxique, l'impétueux dirigeant, féru de la confrontation par principe s'est en effet retrouvé dans une impasse. Avec le risque de conduire sa société dans le mur. Et de faire fuir les investisseurs de la multinationale, laquelle flirte tout de même avec une valorisation boursière de quelque 70 milliards de dollars, compromettant ainsi une potentielle entrée en Bourse.

Eviter la chute à tout prix

Il serait donc temps de passer la main - mais ça, Travis Kalanick ne semble pas prêt à le faire - ou d'opérer un véritable changement. Car son style de direction est considéré comme un facteur majeur des déboires actuels d'Uber. C'est pourquoi l'entreprise a récemment lancé la recherche d'un numéro deux pour épauler son numéro un qui a d'ailleurs, pour la première fois, reconnu avoir besoin d'aide au niveau managerial.

Si Arianna Huffington, qui siège au conseil d'administration, a reconnu mardi lors d'une conférence téléphonique que le patron-fondateur d'Uber avait "besoin de réaliser des changements en lui-même et dans la manière dont il dirige", elle a assuré que "tout le monde, à commencer par Travis, [était] enthousiaste à l'idée de faire venir un directeur d'exploitation qui pourra enseigner des choses à toute l'équipe". Elle a ainsi affirmé qu'il n'y avait pas eu de discussions au sein de cette instance sur un éventuel remplacement du directeur général. "Il est clair qu'Uber et tout le secteur de la réservation de voiture avec chauffeur ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui sans Travis", a-t-elle souligné.

Puis Arianna Huffington a expliqué qu'il fallait trouver quelqu'un ayant "une importante expérience opérationnelle", capable de s'adapter à la croissance hyper rapide de l'entreprise, ayant également "la force et l'intelligence pour travailler comme un vrai partenaire aux côtés d'un fondateur" d'entreprise. Une perle rare en somme, pas évidente a trouver a-t-elle concédé, tout en  se disant "impressionnée" par la qualité des candidats ayant émergé jusqu'ici. Sans toutefois dévoiler leur identité.

Pour le numéro deux, plusieurs noms circulent

D'après Bloomberg, qui cite une source proche du dossier, les prétendants potentiels incluraient le patron d'AOL, Tim Armstrong, l'ex-numéro deux de Disney, Thomas Staggs, ainsi qu'un dirigeant de Time Warner, John Martin.

Travis Kalanick ne participait pas à la conférence de presse, car il était, d'après l'entreprise, en train de faire passer un entretien à l'un des candidats, tandis que d'autres dirigeantes féminines de l'entreprise sont venues défendre les efforts faits par Uber pour s'améliorer. Liane Hornsey, en charge des ressources humaines, a notamment dit vouloir mettre fin au "culte de l'individu" au profit du travail d'équipe et promis un premier rapport sur la diversité sociale au sein de l'entreprise d'ici à la fin du mois. Rachel Holt, en charge de la gestion des opérations et des équipes marketing en Amérique du Nord, a ainsi promis "plus d'humanité dans nos relations avec les chauffeurs". Arianna Huffington a assuré pour sa part une "tolérance zéro" à l'avenir "pour tout comportement qui ne serait pas totalement respectable dans un environnement de travail équitable".

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Commentaires
a écrit le 22/03/2017 à 16:34 :
Communication en temps de crise.

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