C'est un nouvel épisode dans le bras de fer opposant la ville de Paris et la région Île-de-France. Six ans et demi après s'être mises autour de la table avec l'Etat, la métropole du Grand Paris et des départements franciliens pour lancer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, du boulevard périphérique et des voies rapides, Anne Hidalgo et Valérie Pécresse s'opposent désormais sur l'abaissement, au 1er octobre, de la vitesse à 50 km/h sur la rocade autour de la capitale. « Cela relève de ma décision », a déclaré, ce lundi matin, l'édile socialiste sur RTL.
Au-delà du débat sur la pérennisation, ou non, de la « voie olympique » aux athlètes, aux institutionnels et aux services de secours le temps des Jeux olympiques de Paris 2024, Valérie Pécresse considère que le périphérique a « un rôle névralgique pour le fonctionnement économique de notre région pour plus d'un million de Franciliens qui l'empruntent au quotidien, notamment pour travailler ».
Sauf que, pendant la campagne des élections municipales 2020, la maire-candidate Anne Hidalgo avait pris de court le conseil régional en promettant la transformation durable de l'infrastructure en un boulevard urbain et végétal. Une annonce confirmée en mai 2022 par son adjoint (EELV) chargé de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie : David Belliard.