Périphérique parisien : la vitesse limitée à 50 km/h à partir du 1er octobre
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La vitesse sera limitée à 50 km/h sur le périphérique parisien à partir du 1er octobre.
Reuters
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La vitesse sera limitée à 50 km/h sur le périphérique parisien à partir du 1er octobre.
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[Article publié le lundi 09 septembre 2024 à 10h01 et mis à jour à 11h38] Les automobilistes parisiens sont prévenus : à partir du 1er octobre, la vitesse sur le périphérique parisien sera limitée à 50 km/h.
Le ministère des Transports, démissionnaire, n'a pas souhaité commenter les déclarations de l'édile. Il a toutefois rappelé lundi à l'AFP que si le périphérique était une voie de la Ville de Paris, l'Etat avait son mot à dire à plusieurs titres. Sa vitesse maximale est en effet régie par le code de la route et ne peut être modifiée que par décret pris par le gouvernement. Si la Mairie souhaite abaisser la vitesse pour des raisons de sécurité ou de protection de l'environnement, elle doit le faire sous contrôle de l'Etat, a tenu à redire le ministère des Transports.
Par ailleurs, un tronçon du boulevard périphérique, du fait de sa proximité avec les bâtiments du ministère des Armées, est une compétence exclusive de l'Etat, a relevé le ministère.
Dans un post sur X lundi, le groupe des Républicains, Centristes et Indépendants au Conseil de Paris fustige « le passage du périphérique à 50km/h, décidé unilatéralement par Anne Hidalgo, (qui) ne respecte aucune des préconisations préalables du rapport de la mission d'information sur le périphérique de 2019 auquel elle se réfère ! ».
Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS) a lui dit « soutenir cette démarche » : « Nous n'avons pas d'autre solution que de réduire le trafic automobile dans les grandes métropoles (...), réduire la vitesse pour réduire la pollution ».
La préfecture de police, qui n'a pas réagi dans l'immédiat, devrait elle aussi avoir son mot à dire.
La mairie dirigée par Anne Hidalgo (PS) avait dit fin novembre sa volonté de limiter la vitesse sur le périphérique à 50 km/h après les Jeux olympiques et Paralympiques, qui se sont achevés dimanche. Au lendemain des Jeux, « je signerai l'arrêté réduisant la vitesse à 50 km/h », avait ensuite réaffirmé Anne Hidalgo début janvier.
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Le ministre des Transports alors en poste, Clément Beaune, avait affirmé que l'Etat « ne validera(it) pas » cette mesure alors que la ministre de la Transition énergétique de l'époque, Agnès Pannier-Runacher, avait dénoncé une mesure « antisociale » et susceptible de générer davantage de bouchons et donc d'émissions de CO2. En mai, le ministre démissionnaire des Transports Patrice Vergriete avait indiqué ne pas être « favorable au débat en l'état ».
L'adjoint écologiste à la voirie de la capitale David Belliard avait lui défendu la mesure d'abaissement de la vitesse, en avançant « une mesure de bien commun qui a un intérêt collectif ». En 2014, la vitesse avait été réduite de 10 km/h, pour passer de 80 km/h à 70 km/h sur l'anneau de 35 km qui ceint la capitale.
Depuis, les quelque 550.000 riverains de l'autoroute urbaine ont connu une « réduction des nuisances sonores, notamment la nuit : un peu plus d'un décibel en moins la nuit, et 0,5 décibel le jour », avait fait valoir en janvier David Belliard.
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« Si le gain environnemental d'un passage de 130 à 110 km/h est démontré, celui de 90 à 70 est déjà très discutable tant en matière de pollution au NO2 qu'en matière de bruit », avaient en revanche rétorqué cinq élus parisiens de droite dans une tribune. « Aucune des études publiées n'a jamais démontré l'intérêt d'un passage de 70 à 50 km/h », ont-ils aussi fait valoir.
(Avec AFP)
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