Limitation du périphérique parisien à 50 km/h : bras de fer entre Clément Beaune et Anne Hidalgo
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« Je pense que ce n'est pas une bonne idée à court terme d'avoir cette limitation de vitesse » a réaffirmé Clément Beaune.
Reuters
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« Je pense que ce n'est pas une bonne idée à court terme d'avoir cette limitation de vitesse » a réaffirmé Clément Beaune.
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(Article publié le jeudi 7 décembre à 11h50, mis à jour à 20h05)
Qui aura le dernier mot entre le gouvernement et la mairie de Paris? Le ministre des Transports, Clément Beaune, a annoncé, ce jeudi que l'Etat « ne validera pas » fin 2024 le projet de limitation de vitesse voulue par la mairie de Paris après les Jeux olympiques.
Si le périphérique « est géré par la Ville de Paris », un changement de la limitation de vitesse nécessite « évidemment une validation de l'État », a-t-il rappelé.
Ni une, ni deux, quelques heures après la sortie du ministre, le premier adjoint à la ville Emmanuel Grégoire a répondu « Je vous confirme que nous baisserons la vitesse », lors d'une conférence de presse. L'adjoint a ensuite souligné qu'un maire « peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police, diminuer la vitesse au motif de la sécurité ou de l'environnement ».
L'adjoint à la mairie de Paris, David Belliard, en charge des transports, en a remis une couche un peu plus tard dans la journée, lors du « Forum Zéro Carbone » organisé par La Tribune à l'hôtel de ville de Paris :
Les Franciliens ne sont donc pas encore tout à fait fixé sur leur sort.
À l'origine, la mairie de Paris a expliqué fin novembre sa volonté de limiter la vitesse sur le périphérique, d'ici un an, en plus de réserver une des voies au covoiturage. Pour rappel, la vitesse maximale autorisée sur cette ceinture routière de 35 kilomètres qui entoure la capitale était déjà passée de 90 à 80 km/h en 1993, puis à 70 km/h en 2014. Depuis 2021, la vitesse a par ailleurs été limitée à 30 km/h dans la plupart des rues de la capitale.
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La mairie justifie son projet par un intérêt écologique. Le périphérique, un des principaux axes urbains d'Europe, est emprunté chaque jour par 1,2 million de véhicules, franciliens en majorité, et circulant à 80% avec pour seul occupant, leur conducteur. Cette mesure a, en plus, de fluidifier le trafic, pour objectif de réduire la pollution et les nuisances sonores, notamment la nuit pour les 500.000 personnes qui vivent à proximité immédiate de cet axe, souvent dans des quartiers populaires, selon la mairie de Paris.
Mais, malgré l'argument environnemental et social, cette proposition a fait l'objet d'une vive polémique politique. Clément Beaune s'était d'ailleurs déjà exprimé sur le sujet. Dimanche 26 novembre, il avait affirmé que la mesure était « trop brutale » et « prématurée ». Faisant valoir que le boulevard périphérique est surtout utilisé par « des Franciliens ou des Français, des artisans, des commerçants qui en ont besoin pour bosser », le ministre avait jugé « aberrant » que la mairie de Paris annonce son intention de limiter à 50 km/heure la vitesse sur cet axe, et ce, « sans avoir consulté les collectivités autour, la Région Ile-de-France, le département de Seine-Saint-Denis ou d'autres, parfois de la même couleur politique que Madame Hidalgo ».
transformer la voie réservée aux secours et aux officiels durant les JO de la Porte de Sèvres à la Porte de Bercy en voie dédiée au covoiturage une fois l'événement terminé, le ministre s'est dit
« ouvert » à l'idée . « Je pense que la voie réservée, c'est une bonne chose », a-t-il noté. Mais si, en même temps, la limite de vitesse passe à 50 km/h, « je pense que là, vous allez rendre les gens fous », a-t-il poursuivi.À lire également
À l'inverse, David Belliard défend à La Tribune : « Si nous voulons faire une voie dédiée au covoiturage et aux transports en commun, le Cerema, qui est un organisme indépendant de la ville de Paris, nous conseille très fortement de passer à 50 km/h pour fluidifier et sécuriser les entrées et les sorties de voies. »
(Avec AFP)
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