KISED crée un pont entre Séoul et Paris : comment la Corée accélère ses startups en France
ARTICLE PARTENAIRE

Photo d'illustration
Kised
ARTICLE PARTENAIRE

Photo d'illustration
Kised
Longtemps dominée par ses conglomérats historiques (Samsung, Hyundai, LG...), la Corée du Sud a amorcé, depuis une dizaine d'années, un virage stratégique vers l'innovation agile. Le pays mise désormais sur les startups pour diversifier son économie, conquérir de nouveaux marchés et affirmer sa souveraineté technologique dans un monde de plus en plus multipolaire.
« La Corée du Sud possède un écosystème dynamique et très vivant », souligne Jong-Pil Yoo. Cette vitalité est principalement alimentée par une politique publique offensive : le gouvernement considère les startups comme le « deuxième moteur » de la croissance et investit massivement dans leur financement et leur accompagnement. Soutenue par l'une des infrastructures télécoms et TIC les plus avancées au monde, cette stratégie porte déjà ses fruits : en 2024, plus de 1,18 million de nouvelles entreprises ont été créées en Corée, et les investissements annuels en capital-risque atteignent environ 8 milliards d'euros. Associée à un vivier de talents formés dans des universités de deep-tech et à une culture nationale valorisant la prise de risque, la Corée se dote ainsi d'un puissant levier pour rayonner à l'international.
Fer de lance de cette ambition, KISED est l'institution publique de référence en Corée pour le développement des startups et leur expansion à l'international. Première étape : la visibilité médiatique lors de grands salons internationaux (CES Las Vegas, VivaTech Paris, BIBAN Riyad, SWITCH Singapour). Deuxième étape : le Global Partnership Program, qui connecte une cinquantaine de jeunes startups à des géants tels que Google, Nvidia, mais aussi Dassault Systèmes, L'Oréal, Air Liquide et Thales. Vient ensuite la couche deep-tech : l'initiative DIPS, dédiée aux semi-conducteurs, aux biotechnologies et à l'IA. C'est dans ce cadre qu'est née Furiosa AI, fabricant de puces IA aujourd'hui convoité par des investisseurs étrangers. Résultat : un vivier de futures licornes - et une crédibilité croissante auprès des investisseurs européens, séduits par l'ingénierie coréenne et sa discipline dans l'exécution commerciale.
Cette dynamique dépasse le seul domaine technologique. En mai, KISED a réuni à Séoul l'ambassadeur de France, le ministre coréen des PME et quatre grandes entreprises françaises pour établir une coopération élargie. En signe symbolique, l'ambassadeur a remis un badge commémoratif arborant les drapeaux français et coréen au président de KISED - un geste fort illustrant l'approfondissement du partenariat entre les deux pays. Prochaine étape : ComeUp, « le VivaTech coréen », prévu pour la fin de l'année 2025, où KISED compte accueillir une importante délégation française.
Au-delà du business, un pont culturel se dessine : partage d'expertise, de codes esthétiques, et de marchés pour créer des smart cities et des expériences utilisateurs hybrides. À l'heure où l'Europe cherche à accélérer sa souveraineté numérique, l'exemple coréen rappelle que l'innovation rime aussi avec ouverture - un modèle dont les écosystèmes du Vieux Continent pourraient s'inspirer.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

ARTICLE PARTENAIRE